PAIN_BLE_NOIR_005 Fermez les yeux: imaginez un gros pain gonflé et doré, tout juste sorti du four, et qui crépite en refroidissant sur une grille... imaginez une puissante odeur de pain chaud, de farine torréfiée, de blé noir cuit...  imaginez une large tranche de pain encore tiède et croustillant et une belle couche de (au choix): beurre salé, pâté de campagne, tomme du Kleuzic...

Et pourquoi ne pas essayer la version vegan avec des pâtés végétaux: caviar d'aubergine, hoummous, bombe à l'ail, tapenade, mais aussi crème de coco de Paimpol ou d'artichaut de Roscoff? On en reparlera...

De quoi se mettre en phase avec le "Festival de l'arbre qui marche" qui se déroule à Botmeur.Fly_A5_recto_e1370639365850

Cet arbre qui marche est bien loin des Ents de la Terre du Milieu... Celui-ci est bien plus dynamique et fourmille de projets. Il s'agit d'un éco-festival annuel de musiques du monde et de pratiques artistiques, pluridisciplinaires, participatif et inscrit dans le réseau local (la preuve: Gouezou en parle!). Il vise à rassembler une large variété de connaissances, traditions, savoirs-faire et moyens d'expression répondant à une problématique commune et actuelle : prendre soin de l'environnement, de soi et de l'autre. Les organisateurs mettent en place, le temps du festival, des solutions énergétiques autonomes comme des éoliennes, des cyclo-watts et des panneaux solaires, ainsi que des équipements (tri sélectif, toilettes sèches et gobelets réutilisables).

Les musiques sont traditionnelles ou issue de la fusion de différentes musiques traditionnelles, le festival privilégie les instruments dits «harmoniques» (comme la guimbarde, le didjeridoo, la plupart des instruments à clavier piano, accordéon, harmonium, ainsi qu'un grand nombre d'instruments à cordes comme la harpe, la guitare, le sitar, l'arc en bouche, quelques cuivres et certains instruments à vent). Ce dimanche 18 août 2013, Startijeen clôturera le festival d'un fest-noz à partir de 23h25. Une occasion unique d'écouter des instruments traditionnels comme les biniou, bombarde et uileann-pippes s'unir aux percussions, accordéon diatonique et guitare au coeur des Monts d'Arrée.

Le festival a lieu en effet dans les prairies attenantes à la salle des fêtes de Botmeur qui offrent un point de vue sur les crêtes du Roc'h Trédudon, le lac de Brennilis et la chapelle St Michel de Braspart. En invitant les festivaliers dans ce cadre,les oragnisateurs souhaient sensibiliser le public à la préservation de l'environnement de cet environnement unique et précieux. C'est pour appuyer cette réflexion que cette année, ils ont créé des ateliers de remise en valeur des talus.

http://www.larbrequimarche.asso.fr/2012/11/05/festival-larbre-qui-marche-du-16-au-18-aout-2013/

Petite contribution du Gouezou à ce festival, donc, un pain rustique, authentique, parfumé et fort en goût.

Une petite histoire du pain s'impose: il y a trois millions d'années, les premiers hommes mangeaient les grains tels que la nature les offrait, sans aucune préparation. Ils vivaient alors principalement de la chasse et de la cueillette. À cette période primitive succède une période pastorale au cours de laquelle l'homme commence à domestiquer des animaux. Parallèlement, il réalise aussi quelques essais de culture. Cette période des grands développements techniques correspond au mésolithique entre le XIIe et le VIIe milénaire av. J.-C.

Ce n'est qu'après être arrivés à un degré d'avancement intellectuel élevé que les hommes ont su employer le fruit des céréales pour faire des bouillies, des galettes et enfin du pain.

Dans un premier temps, en s'inspirant de l'action des dents sur les graines, les hommes réalisent les premiers broyages entre deux pierres. La mouture primitive une fois adoptée, ils en viennent à malaxer le grain broyé avec de l'eau, à homogénéiser le tout en une sorte de bouillie. Peu à peu ils donnent à ces bouillies une consistance plus épaisse et finissent par faire une véritable pâte qui, réduite en minces galettes séchées ou cuites, fournissait un aliment précieux en ce qu'il pouvait être préparé en provision et transporté.

Chargé de symboles, tant religieux que sociaux, le pain revient en force sur nos tables, s'invite dans les discussions, tire la langue aux nutritionnistes rabat-joie d'hier et, grâce au mouvement de fond du fait-maison, d'une prise de conscience du consommateur et du travail de fond de nombreux artisans, s'impose dans les huches et les estomacs. Vous en reprendrez bien une tranche?

Pour un gros pain de 750 gr:

150 gr de blé noir complet du Moulin de Lansolot (la farine de blé noir ne contient pas de gluten et n'est donc pas panifiable: il faut donc lui adjoindre de la farine de froment)

350 gr de farine de froment bio (T55)

10 gr de sel

20 gr de levain bio

Pétrir énergiquement les farines, l'eau, le sel et la levure au crochet de robot, à la main ou à la machine à pain.

Pour la version au robot ou à la main, façonner une boule, laisser lever la pâte dans un endroit tiède à l'abri des courants d'air ou dans le four température douce (40°) pendant une heure trente en ayant pris soin de placer la lèche-frites en haut du four dans laquelle vous aurez versé une tasse d'eau. A l'issue de ce temps, faites quelques entailles sur la surface du pain à l'aide d'une lame type cutter sans sortir la pâte et allumer le four chaleur tournante sur 250°. Quant cette température est atteinte (au bout d'une vingtaine ou une trentaine de minutes selon votre four), laisser cuire un quart d'heure environ.

Sortez le pain du four et laissez refroidir sur une grille.