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L’arrivée des cocos de Paimpol sur les étals sonne le glas des vacances d’été… Alors que la majorité des touristes plie bagages, c’est une belle occasion de jouir de la quiétude des arrière-saisons bretonnes aux faux airs d’été indien. Plus besoin par exemple de faire la queue pendant des heures pour profiter de l’exceptionnelle exposition d’une partie des œuvres de Miro « l’arlequin artificier » à Landerneau jusqu’au 03 novembre prochain.

Le Fonds Hélène & Édouard Leclerc et le centre d’art des Capucins de Landerneau rendent hommage à Joan Miró à l’occasion du 120e anniversaire de sa naissance.

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Première exposition de l’artiste catalan dans le grand ouest de la France, l’exposition Miró réunit environ 450 œuvres. Elle se construit essentiellement autour des ensembles exceptionnels d’œuvres en provenance de la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence dans les Alpes-Maritimes. Excepté la Fondation Miró à Barcelone, aucune autre institution ne peut offrir à partir d’un seul site, de façon aussi riche, documentée et réfléchie par l’artiste lui-même, une telle représentation de son œuvre à partir de 1930. C’est donc de cette date jusqu’à 1983, et à partir de la relation privilégiée qu’il a entretenue avec la famille Maeght, que s’organise cette exposition.

Elle présente des ensembles provenant de la Fondation Maeght : sculptures, peintures, gouaches, dessins, éditions, mais également des œuvres appartenant à la famille Maeght. Cette exposition porte sur la deuxième période de la carrière de Joan Miró, quand celui-ci, tout en restant fidèle à la peinture, aborde de nouvelles expressions artistiques et développe une œuvre exceptionnelle, inventive et singulière.

Les œuvres sont accrochées aux cimaises du couvent des Capucins, dans le centre de Landerneau, un site patrimonial érigé en 1664 et qu’Edouard Leclerc investit pour ouvrir son premier commerce dans les années soixante. Le couvent des Capucins abrite aujourd’hui la fondation Hélène et Edouard Leclerc. Couvent, prison, brasserie, supermarché, centre d’art : curieuse et étonnante trajectoire donc pour un site initialement dédié à la prière…

http://www.fonds-culturel-leclerc.fr/

On peut sans aucun doute acheter des cocos de Paimpol dans les supermarchés mais rien ne vaut les petits producteurs et les circuits courts. Ces légumineuses saisonnières sont des petits haricots blancs demi-secs produits aux alentours de Paimpol, dans les Côtes d’Armor, et font merveille avec les légumes du milieu de l’été, tous arrivés à pleine maturité : tomates, courgettes, oignons, échalotes, aubergines, poivrons… Le coco joue avec tout le monde ! Pas besoin de revenir sur les intérêts diététiques des légumineuses qui, on le sait, jouent un rôle important dans le domaine alimentaire grâce à leur haute teneur en protéines et en acides aminés essentiels : c’est bon, tout simplement -et  « Ta nourriture, c’est ta médecine » selon Hippocrate-. Après une longue traversée du désert, haricots, lentilles et pois font un retour remarqué et en force dans nos paniers et nos assiettes. Les cocos de Paimpol, parce qu’ils sont demi-secs, cuisent rapidement. Aucune raison donc de leur préférer leurs ersatz cousins insipides en boîte. Gai ! Cai Cuisinons le coco!

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Pour 4 personnes (en plat principal) :

500 gr de cocos de Paimpol écossés (ce qui signifie donc environ 1 kg à 1,5 kg de cocos demi-secs en cosses)

500 gr de tomates anciennes en mélange (pour un résultat multicolore du plus bel effet)

1 poivron rouge

3 gousses d’ail écrasées du plat du couteau

2 oignons

3 échalotes

30 gr de beurre demi-sel

1 bonne pincée de piment d’Espelette

½ litre de bouillon de légumes

Du poivre du moulin

Du sel de Guérande

Une branche de romarin

Une branche de sauge officinale

Une branche de sauge pourpre

Le plus long, assurément, sera d’écosser les cocos : cela peut se faire en famille ou avec des amis autour d’un thé ou d’un petit café… Détailler en petits dés les tomates et le poivron après les avoir mondés. Emincer les oignons et les échalotes. Ecraser l’ail du plat du couteau. Faire fondre dans une cocotte en fonte les oignons, les échalotes et l’ail dans le beurre à feu doux. Laisser caraméliser. Ajouter les tomates, le poivron, le poivre, le piment, le romarin et les cocos. Mouiller à hauteur avec le bouillon (s’il en reste, en rajouter au fur et à mesure de la cuisson si nécessaire). Laisser cuire à petits bouillons pendant 50 mn et à couvert dans la première demi-heure. A découvert, pour les 20 dernières minutes, laisser compoter. Avant de servir, saupoudrer de sauge fraîche finement ciselée. On peut se contenter de ce plat copieux et complet mais on gagnera à servir concomitamment des côtes d’agneau saisies à la plancha ou des maquereaux grillés au barbecue de retour de la dernière marée. Les maquereaux, c’est aussi la saison !

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Pour une petite note méridionale, on peut aussi servir les cocos avec un pesto parfumé (basilic, ail, piment, tomates séchées et huile d’olive). Bref, chacun fait ce qui lui plait!