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La bourse ou la vie ? En 2013, le Château de Kerjean revendique plus que jamais son caractère de forteresse imprenable en s’emparant du thème des brigands. L’histoire du site est elle-même émaillée d’épisodes violents, des guerres de la Ligue aux larcins et brutalités commises par certains de ses propriétaires. Un cadre adéquat pour amorcer une analyse de la criminalité en Bretagne sous l’Ancien Régime sous la forme d’une exposition temporaire à découvrir jusqu’au 3 novembre. 

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L’exposition propose de suivre les grandes étapes de la vie d’un brigand, du basculement dans la délinquance à la condamnation. De nombreux facteurs – pauvreté, guerre, volonté de domination – engendrent cette violence qui affecte toutes les classes sociales et particulièrement les nobles. Les progrès techniques de l’époque facilitent grandement le passage à l’acte : les armes à feu se répandent comme une traînée de poudre au XVIème siècle...

Pour lutter contre le crime, il existe une justice aux rouages complexes. Avec un maillage couvrant l’ensemble du territoire, un personnel nombreux et des procédures minutieuses, permet-elle d’endiguer cette criminalité ?

L’usage de la torture pour susciter les aveux et les condamnations effroyablement exemplaires suffisent-elles à dissuader les bandits ? L’application de la justice est-elle égalitaire ou subsiste-t-il une certaine impunité ?

 L’exposition apportera des réponses à ces questions par le biais de nombreux documents d’archives et d’objets. Dans certaines salles, le visiteur fera la connaissance de bandits renommés, tels La Fontenelle, Pontcallec ou Marion du Faouët. Des personnages hauts en couleurs, à la fois terribles mais parfois attachants, qui aujourd’hui encore, attirent, fascinent et intriguent.

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http://www.cdp29.fr/fr/Présentation

Avant de découvrir les autres lieux où se côtoient patrimoine, jardins et regards d’aujourd’hui : la abbaye de Daoulas, le manoir de Kernault, le domaine de Trévarez ou, plus près encore, l’abbaye du Relec, faisons une halte gourmande auprès du feu avec une belle courge rôtie au four dont le ventre généreux abrite une farce aux parfums d’automne : cèpes, noix et fourme d’Ambert. Miam !

 Pour une jolie courge rôtie et 6 brigands affamés :

Une courge pinky de 2 kg

150 gr de poitrine séchée au poivre

150 gr de fourme d’Ambert

150 gr de cèpes ramassés autour du lac du Drennec

60 gr de cerneaux de noix

150 gr de crème fraîche

1 gros oignon rosé

6 échalotes

1 gousse d’ail rose

Un bouquet d’herbes aromatiques (persil plat, sauge, thym)

Noix de muscade

Poivre fraîchement moulu

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Cette recette est à adapter à la courge choisie : il est difficile de donner des proportions exactes car elles dépendent beaucoup de sa taille et de son poids. On peut également réaliser cette recette avec des petits potimarrons pour des portions individuelles très chics !

Placer les noix sur une plaque à pâtisserie et enfourner pour une quinzaine de minutes pour les torréfier doucement.

 Dans une poêle, faire revenir dans une noisette de beurre l’oignon et les échalotes émincés, l’ail pilé. Ajouter les cèpes émincés et laisser dorer une petite dizaine de minutes à feu moyen, jusqu’à évaporation de l’eau de végétation des champignons. Réserver. Dans la même poêle, faire dorer les dés de poitrine jusqu’à obtenir une jolie coloration. Dans un saladier, mélanger la poêlée de champignons, les dés de poitrine et les herbes ciselées.

Prenez une belle courge (pinky, potimarron ou muscade) ou des petites courges (pour une version individuelle). Enlever un chapeau au sommet de la courge pour former une sorte de soupière. Évider soigneusement les graines et filaments à l'intérieur à l'aide d'une cuillère à soupe. Poser la courge dans un plat confortable adapté à sa taille et légèrement beurré.

Préchauffer le four sur 200°.

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Dans la courge, verser les cubes de poitrine, les échalotes, l’oignon, l’ail, les cèpes, les dés de fourme et les cerneaux de noix. Recouvrir de crème. Saler un peu (ou même pas du tout en ce qui me concerne), poivrer abondamment et râper un quart de noix de muscade. Il n’est pas nécessaire de remplir complètement la courge mais face à une tablée d’affamés, ne pas hésiter à la garnir généreusement. Poser le chapeau à côté de la courge et enfourner pour 1h30  à  2h en baissant le four à 180°. On vérifie la cuisson en piquant la  courge : dès qu'elle est bien tendre et moelleuse, c’est prêt.

Recouvrir la courge de son chapeau très précautionneusement. Pour des potimarrons individuels, le temps de cuisson sera moins long (environ 1 heure à 1 heure 15).

Pour servir, ôter le chapeau devant les hôtes ébahis et servir en prenant la chair de la courge avec une grande cuillère.

Vous pouvez donner libre cours à votre imagination en ce qui concerne la garniture : on peut ajouter à la crème d’autres champignons sautés (des girolles, des shiitakes, des pleurotes, etc.), remplacer la poitrine par des lamelles de magret de canard fumé, du bacon, changer le fromage pour du gorgonzola, une tomme, du Beaufort, du gruyère, placer des légumes sautés, etc... Bref, l’imagination doit prendre le pouvoir!

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