POIRES EPICEES 008

Rendre une poire brûlante d’épices et pourtant la déguster bien fraîche accompagnée d’une crème anglaise ! Si c’est un oxymore, c’est aussi un défi gourmand qu’on relève, évidemment !

 

Pour4 verrines tentatrices :

4 poires Williams bien mûres (mais encore fermes)

1 litre d’eau

4 cuillères à soupe de miel de blé noir

1 étoile de badiane

1 bâton de cannelle

1 gousse de cardamome noire

5 gousses de cardamome verte

1 clou de girofle

1 citron bio (jus et zeste)

 

Pour la crème anglaise

½  litre de lait cru entier bio

4 gros jaunes d’œufs du poulailler

40 gr de sucre

Vanille Bourbon

 

POIRES EPICEES 005

La veille, préparer le sirop en diluant le miel dans l’eau  avec le jus de citron, puis plonger les épices et le zeste. C’est déjà joli. Porter le tout tranquillement à ébullition. On a tout le temps.

Peler les poires en conservant la queue et les plonger délicatement dans le liquide frémissant. Normalement, d’enivrants parfums orientaux envahissent la maison. Fermer les yeux et humer jusqu’à l’ivresse… pendant que les poires cuisent à petit bouillon. Compter une vingtaine de minutes. Laisser refroidir les poires dans le sirop léger.

Porter le lait presqu’à ébullition. Réserver. Fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre et la poudre de vanille jusqu’à complète dissolution du sucre. Laisser perdre un peu de chaleur au lait puis le verser sur le mélange œufs-sucre-vanille en fouettant le mélange mousseux qui se forme. Replacer sur feu doux et, sans cesser de remuer à la cuillère en bois, laisser cuire doucement quelques minutes jusqu’à une jolie consistance veloutée. Placer la crème dans une bouteille, laisser refroidir puis placer au réfrigérateur.

Au moment de servir le dessert, placer pour chaque chanceux convive dans une verrine ou un petit plat creux individuel une poire égouttée froide puis verser jusqu’au tiers de la hauteur du fruit de la crème anglaise bien froide. Décorer le tout en parsemant la verrine d’éclats ambrés de  caramel au beurre salé concassé sans ménagement  au pilon. Puis, succomber ensemble à la tentation. Ensuite, pester parce qu’on en n’a préparé que quatre, que les convives ont presque tout mangé (normalement, il ne reste que le trognon) et qu’on en aurait mangé une autre… S’en souvenir pour la prochaine fois.

POIRES EPICEES 004