FONDANT CHOCOLAT CELINE 008

Pour se donner du cœur au ventre la veille d’un concours blanc de mathématiques, l’idéal est de succomber à la tentation du chocolat, qui, comme chacun sait, est un antidépresseur efficace et une importante source d’antioxydants -double justification qui permet tous les excès-.

Jusqu'au début du XIXe siècle, le chocolat était vendu en pharmacie en tant que fortifiant. En effet, la poudre de cacao contient 1 à 3 % de théobromine, produit voisin de la caféine ; mais il a clairement un effet différent sur l'organisme, car il est doux et stimulant de manière permanente, et affecte l'humeur. De même que, entre autres : l'amphétamine ; la phényléthylamine, précurseur de la sérotonine ; le tryptophane, un antidépresseur naturel ; l'anandamide, un cannabinoïde découvert en 1996 par des chercheurs de l'université de San Diego. Ce dernier est un dérivé de l'acide arachidonique, comme le THC présent dans le cannabis. Ses effets sur les récepteurs nerveux sont voisins mais beaucoup plus rapides en raison de la réduction des anandamides. Il faudrait cependant plusieurs kilos de chocolat pour un effet sensible. Chiche.

Enfin, le fondant au chocolat se partage volontiers entre stakhanovistes du CRPE… Thalès et Pythagore n’ont qu’à bien se tenir demain !

 

Pour un fondant au chocolat spécial mathématiques :

200 gr de chocolat noir

100 gr de beurre normal (c’est-à-dire, pour Céline, du beurre doux)

100 gr de sucre

90 gr de farine

5 œufs

 

Faire fondre le chocolat et le beurre au bain-marie. Mélanger intimement et ajouter les jaunes d’œufs, la farine et le sucre. Monter vigoureusement les blancs en neige et les ajouter précautionneusement au mélange beurre chocolat. Beurrer un moule rectangulaire. Le glisser dans un four chauffé à 180° et laisser prendre environ 15 mn. Le cœur doit rester crémeux.

Après cuisson, laisser refroidir et servir avec de la mousse au caramel beurre salé et un petit bouquet de menthe. S’installer au coin du feu avec une tisane et déguster, se coucher tôt pour être en forme le lendemain. Le jour J, se jouer des chausse-trappes et des pièges tendus par les concepteurs du sujet de mathématiques ! Quod erat demonstrandum.

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