WELSH RAREBIT 008

Ar marc’h a ya, ‘vez laret yo dezhan ! (Au cheval qui avance, on dit hue cocotte !)

Saute d’humeur et vent de fronde chez les passionnés d’équitation car, pour s’aligner sur l’Europe, le taux de TVA devrait passer de 7 à 20% au 1er janvier 2014, soit une implacable multiplication par trois du taux actuel. Gloups. Pour les petits centres et fermes équestres comme  Randoloisirs à Sizun ( http://gouezou.canalblog.com/archives/2013/09/17/28033856.html ), le coup est rude et l’avenir de ces petites structures, très dynamiques, actrices incontournables culturelles, sportives, touristiques et écologiques pour les Monts d’Arrée bien compromis...

Pour les cavaliers de Randoloisirs, c’est un sale coup et une très mauvaise nouvelle en passe de perturber des pratiques passionnées : « Nous ne sommes pas des aristocrates mais pour la plupart des ouvriers, employés, chercheurs d’emploi, écoliers, valides ou handicapés, qui résidons à Sizun ou ailleurs en Bretagne. Dans tous les cas, nous contribuons bénévolement à l’animation de la vie communale, à l’entretien des chemins de randonnée. Nous sommes les clients réguliers des commerçants de Sizun. Pour nous et nos enfants, nous avons choisi cette pratique dont les mérites pour le développement physique, mental, comportemental, social ne sont plus à démontrer. » Une manifestation de poneys rouges se déroulera samedi prochain à Brest et Quimper.

WELSH RAREBIT 018

Breizh rarebit : soirée de préparation de manif’ et tartines roboratives pour cavaliers énervés !

 

Le Welsh, aussi appelé Welsh rabbit ou Welsh rarebit, est un plat gallois fait à base de cheddar fondu (originellement, on utilisait du fromage de Chester désormais difficile à trouver). Il est traditionnellement servi sur une tranche de pain grillé, le tout passé au four.

Le nom de Welsh rabbit était à l'origine une façon de désigner ce plat comme un substitut de basse qualité à la viande de lapin. En effet, aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, il était commun de désigner comme gallois (welsh) les contrefaçons, succédanés et autres produits de qualité inférieure à l'original. Le nom est resté, parfois dérivé en Welsh rarebit. Au Pays de Galle, le plat s'appelle "caws-wedi-pobi" (qui signifie « fromage cuit »). Nous l'appelerons ici Breizh Rarebit. Même pas peur.

 

Pour 4 tartines (à multiplier en fonction du nombre de frondeurs)

300 gr de fromage à raclette de Valentin Queguiner à Locquenole

15 cl de Coreff de Carhaix (sans bonnet rouge )

2 confortables cuillères à soupe de moutarde de Meaux (à l’ancienne)

Poivre noir de Madagascar fraîchement moulu

Une noisette de beurre demi-sel

Un pain au levain un peu rassis de Bara Goell Toaz à Saint-Thegonnec

 

Râper le fromage et le faire fondre à feu doux avec la bière. Remuer doucement pour que les produits s’épousent. Hors du feu, ajouter la moutarde et le poivre.

Beurrer un plat en terre. Faire griller les tranches de pain. Les poser dans le plat. Napper de l’appareil au fromage.

Préchauffer le four sur 250° chaleur tournante. Glisser au four quelques minutes, le temps de gratiner les tartines. Servir avec une bière brune et une salade verte.

Après avoir englouti ces tartines brûlantes et roboratives, retourner à la confection des petits bonnets rouges pour les poneys (le plus compliqué, c’est de prévoir les trous pour les oreilles) et des  banderoles et des pancartes : Ar marc’h a ya, ‘vez laret yo dezhan ! (Au cheval qui avance, on dit hue cocotte !)

 

WELSH RAREBIT 019