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Plus qu’un pont, le viaduc est l’emblème de la ville de Morlaix. Édifié pour prolonger la ligne ferrée Paris-Rennes jusqu’à Brest, cet ouvrage d’art fête ses 150 ans en cette fin d’année 2013.

Impressionnant, majestueux, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cet édifice enjambant le cœur historique de la ville. Le viaduc en chiffres, c’est 62 mètres de hauteur, 292 mètres de longueur, 14 arches, 9 arceaux, une armada de 60 voiliers et quelques 900 ouvriers pour manipuler 11 000 m3 de granit provenant de l’île Grande.

Les travaux démarrent le 20 juillet 1861. Deux ans et demi plus tard, le 11 décembre 1863, le viaduc est livré. Il sera mis en service le 26 avril 1865.

Une incroyable prouesse technique que l’on doit aux ingénieurs Planchat et Fenoux. Victor Fenoux, vous le connaissez certainement : c’est également à lui que le Finistère Maritime doit les phares Armen, la Vieille et des Pierres Noires.

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Après avoir subi les affres de la seconde guerre mondiale, le viaduc est classé au titre des Monuments Historiques le 29 octobre 1975.

L’arrivée en gare de Morlaix est impressionnante de sensation, vertigineuse par le panorama sur la ville en contrebas.

Depuis quelques années, le 1er étage du viaduc est ouvert à la déambulation piétonne diurne. Toute l’année, locaux et touristes aiment à se promener sous sa très visuelle enfilade d’arches. Cela en fait un passage incontournable du "circuit des venelles".

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Rendez-vous le samedi 21 décembre pour souffler les bougies ! Dans l’après-midi, deux animations seront proposées :

Une balade urbaine guidée par le Pays d’Art et d’Histoire et Morlaix Communauté : Saint-Martin, du faubourg médiéval au quartier de la gare, par Henri Bideau, guide-conférencier.

"Les 150 ans du Viaduc de Morlaix", conférence par Jean-Pierre Euzen auteur de L’arrivée du chemin de fer en Bretagne Nord. Le conférencier dédicacera son livre à la fin de la conférence.

À 20h30, place au spectacle ! Sur fond de son et lumière à la mode du 21e siècle (mise en scène, laser et pyrotechnie) un récit historique vous sera conté par Patrik Ewen.

De retour cette journée et de cette soirée d’anniversaire, une petite salade tièdes de lentilles accompagnée de chèvre et d’un œuf poché s’impose !

Cette recette peut aussi bien être servie en entrée, comme plat principal si on l’accompagne d’une salade verte, et pourquoi pas de quelques gésiers ou mieux encore avec quelques fines tranches de magret fumé. La salade de lentilles doit être servie à température ambiante pour ne pas trop contraster avec la chaleur des fromages de chèvre et de l’œuf poché.

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Pour 2 personnes :

150 g de lentilles vertes du Puy

Une belle branche de thym

2 gros œufs du poulailler

2 crottins de chèvre

Une grosse échalote

Quelques pignons de pin

1 cuillère à soupe d’huile d’olive fruitée

1/2 cuillère à soupe de vinaigre balsamique

Sel de Guérande

Poivre du moulin

2 tranches de pain au levain

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Verser de l’eau dans une grande casserole, ajouter les lentilles et une jolie branche de thym. Mettez sur feu moyen et laissez cuire 30 minutes.

Pendant ce temps, détailler en petits dés l’échalote épluchée.

Faire dorer les pignons dans une poêle pendant une dizaine de minutes.

Lorsque les lentilles sont cuites, les égoutter et les laisser tiédir à température ambiante.

Mélanger ensemble les lentilles, l’échalote et les pignons. Saler, poivrer, ajouter l’huile et le vinaigre.  Mélanger.

Au moment de servir, préparer les œufs pochés. Casser le premier œuf dans une tasse. Faire bouillir de l’eau salée dans une petite casserole d’eau. Lorsque l’eau bout, créer à l’aide d’une cuillère ou une fourchette un maelstrom en tournant assez vite toujours dans le même sens. Lorsqu’une dépression se creuse, verser doucement l’œuf au centre. Baisser un peu le feu et laisser cuire 3 mn. A l’aide d’une écumoire, sortir l’œuf et le placer sur du papier absorbant. Faire de même pour l’autre œuf.

Faire toaster les tranches de pain au levain. Dans une assiette creuse, verser la moitié de la salade de lentilles tièdes, poser le pain toasté, une tranche de fromage de chèvre et par-dessus, déposer un œuf. Déposer une voile de poivre du moulin.

Avec délectation, couper l’œuf dont le jaune chaud va couler langoureusement sur le fromage, l’œuf puis les lentilles. A dévorer immédiatement au coin du feu accompagné d’un verre de Chardonnay bien frais.

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