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Revenons aux fondamentaux ! Foin des circonvolutions gastronomiques, des subtilités culinaires et assemblages improbables ! Adieu foie gras, dinde aux marrons et bûche à la crème au beurre ! Faisons place au kig-ha-farz et au gâteau breton ! Ce dernier est fourré de confiture des mûres sauvages de Gouezou –c’est redondant, mais bon…- pour des réminiscences de fin d’été…

Les premières apparitions du gâteau breton remonteraient à plus de 150 ans, selon divers écrits datant du XIXe siècle. Un pâtissier nommé Crucer, d'origine suisse du canton des Grisons, marié à une femme originaire de Port-Louis, aurait présenté cette spécialité lors de l'Exposition universelle de Paris de 1863, sous l’appellation de « gâteau Lorientais ». Il remporte alors le premier prix pour la catégorie « Pâtisseries sèches ». De retour à Port-Louis, ce gâteau a rencontré un franc succès dans le Pays de Lorient. La légende raconte d'ailleurs que les marins bretons emportaient souvent ce gâteau avec eux à bord de leur bateau car il pouvait être dégusté sur plusieurs semaines…

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Pour un joli gâteau tout rond :

200 g de farine de froment

100 g de farine de blé noir complète

150 g de beurre demi-sel (évidemment)

150 g de sucre de canne

2 jaunes d’œufs (+ un autre pour la dorure)

Une pointe de couteau de bicarbonate de soude

De la vanille Bourbon en poudre

Un pot de confiture de mûres sauvages du Gouezou

 

Avec le robot pâtissier muni de la feuille (le K) ou à la main pour les courageux, mélanger les farines, le bicarbonate de soude, la vanille, le sucre, les jaunes d’œufs et le beurre mou (mais pas fondu). On obtient une boule de pâte épaisse. La laisser reposer le temps de préchauffer le four sur 180°.

Poser un cercle à pâtisserie à bords hauts sur une plaque idoine. On peut aussi utiliser un plat en terre ou en tôle, rond. Poser la moitié de la pâte au centre, et du bout des doigts étaler la pâte en faisant un léger creux au centre. C’est le nid douillet qui accueillera la confiture. Déposer dans ce creux 4 cuillères à soupe de confiture. Etaler en disque au rouleau le reste de la pâte et le déposer sur le premier disque. Avec les doigts, appuyer pour souder sur la circonférence. Avec un couteau bien aiguisé ou une fourchette, dessiner un quadrillage sur toute la surface puis, au pinceau, passer la dorure (un jaune d’œuf et une demi cuillère à café d’eau).

Enfourner pour 45 mn.

Décercler le gâteau et le déposer sur une grille. Essayer de résister le temps qu’il refroidisse (car la confiture au cœur du gâteau est brûlante). Le mélange beurre demi-sel, blé noir et mûres est à tomber : c’est un fait. Ce gâteau se conserve plusieurs semaines paraît-il, jusqu’à deux mois. Pour ma part, il n’a jamais réussi à dépasser les 24 premières heures à l’issue de sa sortie du four. Donc, c’est un précepte auquel je crois bien volontiers… sans l’avoir expérimenté.

 

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