SAM_0118

SAM_0106

Sous l’éclatant soleil de mai, à l’issue d’un petit tour au marché et ses trésors de légumes de printemps et de fraises de pleine terre, petite balade dans Landerneau, et plus particulièrement dans le quartier Saint-Thomas, côté Cornouaille, c’est-à-dire sur la rive sud de l’Elorn qui tranche la ville en deux. Une fois traversé le pont habité, on constate que ce joli quartier rive gauche a également été durement touché par les inondations dont les stigmates ornent encore les bas de portes des habitations et des commerces.

SAM_0104

L'origine de la paroisse de Saint-Thomas, dont le nom fait référence à saint Thomas Becket, archevêque de Canterbéry, assassiné en 1170, serait un prieuré relevant de l'abbaye de Daoulas et installé dès 1218. L'église primitive Saint-Thomas de Cantorbéry date du 13e siècle. Elle fut reconstruite au XVIème et restaurée en 1849. L'ingénieur Pierre Le Roux la transforma en temple décadaire en 1798. Ce qui frappe, c'est son clocher-porche à trois galeries et terminé en dôme. Il fut érigé entre 1607 et 1630, date d'achèvement par Hervé Le Du. Menaçant de s'écrouler, il dut être déposé et remonté en 1849. La façade du clocher et le porche sont décorés des statues en pierre de kersanton de St François d'Assise, de St Eloi et une Vierge au calvaire au-dessus de l'entrée.

SAM_0100

Lui faisant face, l’ossuaire de Saint-Cadou l'ancien ossuaire de Saint-Thomas dédié à saint Cadou porte la date de 1635. Cet édifice rectangulaire en pierre dorée de Logonna présente quatre fenêtres de plein cintre séparées par des pilastres ioniques et une porte percée au milieu de la façade. Cette porte est coiffée d'un fronton triangulaire et encadrée de deux chapiteaux composites. Cette chapelle funéraire fut réquisitionnée en 1794 et devient un atelier de cordonnerie fabricant des souliers "quarrés" aux soldats de la République. Puis elle sert de logement au sacristain et plus tard, de musée. Un bas-relief représentant la mort, rappelle sa fonction initiale.

SAM_0102

De retour au Gouezou avec des paniers plein de trésors, un petit apéritif improvisé avec un verre de Muscadet-sur-lie bien frais et un cake salé gourmand, bourré de produits des Monts d’Arrée, coupé en dés à picorer le nez au soleil avant de passer à table pour profiter des carottes nouvelles, des petits pois, des choux pointus et des fraises parfumées du marché de Landerneau.

 

Pour un cake salé au Saint-Eneour, au lard fumé, aux cornichons et aux petits oignons

 SAM_0116

150 g de farine

100 g de farine de blé noir complète

3 gros œufs du poulailler

Un Sant-Eneour au lait de vache bretonne pie noir de la Ferme du Kleuz

Une dizaine de cornichons du Gouezou aux épices douces

200 g de lard de porc blanc de l’Ouest de la Ferme du Kleuz fumé au Gouezou

100 g de petits oignons blancs au vinaigre du Gouezou

100 g de pickles en mélange (carottes, raifort, radis, chou-fleur) du Gouezou aux épices douces

100 g d’olives (noires et vertes dénoyautées en mélange)

100 g de tomates et d’aubergines séchées à l’huile d’olive

Une cuillère à café de bicarbonate de soude

15 cl d’huile d’olive

15 cl de Muscadet

 SAM_0115

Préchauffer le four sur 200°.

Dans un grand saladier, mélanger les œufs entiers, l’huile et le vin blanc. Ajouter les farines et le bicarbonate. Détailler en lamelles les cornichons, les tomates et les aubergines et en dés le lard et le fromage. Ajouter le tout à la pâte ainsi que les pickles, les petits oignons et les olives, puis bien mélanger. Verser l’appareil dans un moule. Enfourner pour 45 mn en baissant la température du four à 180°.

SAM_0114

Au sortir du four, laisser tiédir, démouler et laisser refroidir sur grille. Se mange tiède ou, mieux encore, froid, tranché ou coupé en cubes. Parfait à l’apéritif ou en pique-nique !