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La cuisine de la renaissance est à découvrir au Château de Kerjean près de Landivisiau jusqu’au début du mois de novembre. Il ne reste donc plus que quelques jours pour profiter de cette découverte gourmande et culturelle. Un alibi à ne pas négliger pour y traîner dans son sillage toute la famille, petits et grands.

La Renaissance, considérée comme le passage du Moyen Âge à l'époque moderne est une période déjà héritière d'une longue tradition culinaire,

Les Italiens, grands navigateurs et voyageurs, avaient déjà incorporé dans leur cuisine les épices, les techniques et recettes apportées d'Orient et d'Asie. A cette époque, l'Italie avec ses grandes cités, Venise, Florence, Gênes, est le creuset où fusionnent toutes les traditions culinaires.

Au milieu du XVIe siècle, la France s'allie aux Médicis, et les Florentins vont révolutionner tous les arts, dont l'art culinaire.

Les circumnavigations ouvrent Palais et palais à des produits nouveaux et des saveurs inédites.

L'introduction de nouvelles plantes contribue ainsi à l'émergence d'une "nouvelle cuisine" et de nouveaux usages de table : petits pois, tomates, maïs, piments, café, chocolat, dinde et pommes de terre. L'inventivité culinaire ne pouvait être que stimulée, avec l'apparition d'un nouvel ordre de service qui subsistera longtemps : les fruits sont servis en entrée, puis viennent les bouillis, les rôts et viandes, puis les desserts.

En clin d’œil à cette plongée dans le temps et les territoires d’ici et d’ailleurs, un cari de haricots improvisé avec des produits d’ici : cocos de Paimpol, oignons rosés de Roscoff et Kari Gosse, assemblage d’ici d’épices d’ailleurs…

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Les cocos

1 Kg de cocos de Paimpol non écossés

2 poireaux

2 panais

2 carottes

2 oignons rosés de Roscoff

2 gousses d’ail rose de Lautrec

Les tiges d’un demi-bouquet de persil plat

Les tiges d’un demi-bouquet de coriande

Une branche de thym du jardin

1 branche de romarin

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Pour le cari

Les cocos cuits et quelques louches du bouillon de cuisson

1 cuillère à café de curcuma

1 cuillère à café de Kari Gosse

1 cuillère à café de graines de moutarde jaune

2 oignons rosés de Roscoff

3 tomates

½ poivron rouge

½ poivron vert

½ citron confit (c’est par ici  http://gouezou.canalblog.com/archives/2014/04/02/29580348.html )

½ bouquet de coriandre

½ bouquet de persil plat

Sel de Guérande

½ cuillère à café de poivre timut du Népal concassé au pilon

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Dans un premier temps –par exemple la veille-, précuire les cocos de Paimpol. Les écosser, les rincer sous l’eau fraîche. Peler, laver et couper en cubes les oignons, les carottes et les panais. Peler et écraser du plat de la paume (ou à l’aide d’une lame de couteau) les gousses d’ail. Laver et émincer les poireaux. Placer les légumes dans une cocotte à fond épais couvrir largement d’eau et déposer les aromatiques lavées (queues de persil et de coriandre, branches de thym et de romarin). Ne pas saler et placer sur le feu. Lorsque démarre une petite ébullition, baisser le feu pour faire cuire les cocos à feu doux (environ 90°) pendant 30 à 40 mn. La cuisson douce permet aux cocos de rester entier et donc de ne pas éclater. Ajouter de l’eau au fur et à mesure : les légumes doivent toujours être recouverts de liquide. Eteindre le feu et laisser reposer.

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Le lendemain, dans une cocotte à fond épais, faire dorer les oignons coupés en petits dés. Ajouter les épices (Kari Gosse, moutarde et curcuma) et laisser rissoler un petit peu (cela permet aux épices d’exprimer leurs parfums). Ajouter ensuite les tomates et les poivrons coupés en petits dés. A l’aide d’une écumoire, récupérer les cocos plongés dans le bouillon et les ajouter au mélange légumes et épices. Ajouter quelques louches de bouillon de légumes (l’eau de cuisson des cocos par exemple), amener à ébullition et laisser cuire une bonne demi-heure à feu doux.

Pendant ce temps, hacher au couteau les feuilles de persil plat et de coriandre. Réserver.

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Oter la chair du demi-citron confit (la placer en surface des cocos qui bloblotent doucement pour parfumer le plat : ne pas oublier de l’enlever en fin de cuisson). Couper le zeste confit en petits dés. Réserver.

A la fin de la cuisson, les cocos doivent être fondants et bien parfumés. Ajouter les dés de citron confit, les herbes hachées (mais pas réduites en bouillie) et le poivre timut concassé au pilon. Saler légèrement.

Servir bien chaud (quoique froid en salade, c'est excellent) avec des achards au citron (c'est par ici  http://gouezou.canalblog.com/archives/2014/03/02/29342955.html ).

Ce plat éminemment vegan peut s’encanailler d’une belle saucisse grillée de porc blanc de l’Ouest bio de Pascale sur le marché de Sizun du mercredi matin…