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Août 1681. Colbert, ministre de Louis XIV, vient de signer l’ordonnance de la Marine qui réprime durement les naufrageurs : "Toute personne qui allumera des feux trompeurs sur la côte dans le but de faire échouer les navires sera pendue à un mât au lieu où elle aura fait le feu."

En plein austère pays Pagan, sur cette côte des légendes nord-finistérienne, dans un petit village, Del, jeune villageoise douce et romanesque, promise à un rustre, rêve du prince charmant…

Un soir, la tempête se lève, un navire anglais est en perdition sur la mer déchaînée. Les Pagans préparent le naufrage et le pillage. Un jeune marin cornouaillais poursuivi par les Paganiz trouve refuge dans la maison de Del… Voici en place les éléments d’une pièce pleine de rebondissements, d’emportements amoureux, de trahison et de bravoure, bref, du grand spectacle !

Ar Vro Bagan est une compagnie particulière… Outre qu’elle propose régulièrement des créations –ou des adaptations comme le puissant Les clients du Bon Chien Jaune d’après Pierre Mac Orlan-, elle propose systématiquement ses pièces en breton et en français, et, par ailleurs, n’hésite pas à jouer la carte du spectacle grandeur nature, en technicolor et en plein air sur des sites magnifiques –comme le village de Ménéham ou le fort de Berthaume-, de s’entourer de toutes les bonnes volontés, professionnels et amateurs, pyrotechnie explosive et vieux gréements croisant en arrière-plan … Certes, il sera possible découvrir Ar Baganiz-Les Païens - pièce de Tangi Malmanche -au Family, salle landernéenne, le 13 juillet prochain dans le cadre de Kann Al Loar, mais en profiter à Menéham sur Kerlouan reste un bonheur qu’il ne faut pas bouder, en breton le 23 juillet et en français un mois plus tard. Ambiance garantie, transats, sacs de couchage, couvertures, pique-nique et thermos pour un ébouriffant spectacle son et lumière en bord de mer… Epoustouflant, rafraîchissant, renversant. En un mot, unique !

http://www.arvrobagan.fr/

A glisser dans son sac, avant de s'y rendre, un joli pain au lait des chèvres folles d’Emmanuelle, tout juste sorti du four, et garni de dés de pêche blanche et d’un filet de miel, mais aussi d’andouille et de lard fumé de Saint-Cadou. Un repas complet à picorer en dévorant des yeux  les aventures échevelées de Del et de son amoureux cornouaillais transi …

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Pour un pain confortablement garni :

500 g de farine de froment bio (ou un mélange de 400 gr de farine de froment et de 100 gr de farine de blé noir)

10 g de sel de Guérande

25 g de levure de boulangerie bio

300 gr de lait entier cru de chèvre

4 tranches d’andouille bio

1 tranche de poitrine fumée bio

3 pêches blanches fermes (la chair doit tenir à la cuisson)

Une belle pincée de cannelle

Miel de châtaignier ou de sarrasin

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Dans le bol du robot pâtissier muni du crochet, placer le lait de chèvre, le sel, la farine puis la levure et enclencher la vitesse lente. Laisser pétrir environ 5 à 8 minutes. Placer le bol dans le four allumé sur chaleur douce (40°) avec un plat d’eau bouillante et laisser pousser  une heure.

Peler les pêches et les couper en cubes. Détailler en dés l’andouille et en lardons la poitrine.

Sur un plan de travail fariné, dégazer la pâte et la travailler un peu pour lui faire perdre son volume. Abaisser à la main en rectangle sur une plaque à pâtisserie. La pâte est collante, c’est normal. Fariner en conséquence le plan de travail, mais sans excès. Parsemer la pâte abaissée des morceaux de pêche, d’andouille et de poitrine. Ajouter alors un filet de miel et un voile de cannelle.

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Rabattre la pâte en roulant le tout en boudin.

Recouvrir d’un torchon et laisser lever le temps de préchauffer le four sur 250°. Enfourner et baisser la température sur 200° et laisser cuire une trentaine de minutes. Faire refroidir sur grille et servir coupé en tranches à picorer autour d’un verre. Un délice en pique-nique !