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La Fête Nationale frappe les trois coups de la saison estivale, le bal des juilletistes et des aoûtiens, les fêtes, les bals, les festou noz et le feu d’artifice… Ces festivités se déroulant désormais sur deux jours et deux soirées, c’est un fait, on peut donc, muni d’une bonne carte et de conseils stratégiques, assister à plusieurs feux d’artifice et prendre part à de nombreuses fêtes !

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Cap sur la rade de Brest, par exemple, on peut fêter les 150 ans du port de commerce brestois le lundi soir avec un feu d’artifice tiré de la digue sud, et assister, le lendemain, à la remise à l’eau du coquillier Général Leclerc, toiletté par les chantiers du Guip, au petit port du Tinduff, feu d’artifice à la clé…

Un lieu a toujours une histoire, celle du port de co’ brestois est singulière. On pense spontanément au port militaire, qu’on surplombe de l’emblématique pont de Recouvrance, on déambule sur les ports de plaisance, sur le port de pêche, le premier éperon pour embarquer vers les îles, le quai Malbert pour rêver de circumnavigation à bord de la Recouvrance… Mais, au loin, les géants des mers, méthaniers en réparation navale, et la gigantesque silhouette des grues, ne font pas souvent partie de la carte postale…

L’histoire des lieux témoigne de l’histoire de la ville : celle des anses de Portstrein (le port aux ronciers), de Grivant (au pied du Merle Blanc), de Poullic-Al-Lor (la mare aux gueux), vient du mariage de l'eau et de la terre. Les roches des falaises envahirent la mer et les hommes occupèrent ces espaces pour y créer le Port Napoléon et l'agrandir. Car le port marchand, installé à l’étroit au XVIIème siècle au fil de quelques dizaines de mètres sur les quais Tourville et Jean Bart, méritait des habits neufs. Et la cohabitation avec le port militaire était (déjà) par ailleurs source de tension… Et les jours de marché étaient le point d’orgue de cet engorgement avec jusqu’à vingt à trente jours d’attente en rade pour les bateaux marchands avant de charger ou décharger sur des quais saturés…

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En 1859, l'arrêté de l'empereur pointe du doigt le site de Portstrein pour le déménagement et l’extension du port de commerce. Un port qui n’a cessé d’évoluer au fil des besoins de la pointe finistérienne et l’homme continue de grignoter sur la mer en construisant des polders, remblayant petites baies et grèves… Puis les guerres, notamment la deuxième guerre mondiale puis la guerre froide (ah ! les chalutiers russes faisant des ronds dans l’eau en face du goulet…), le développement économique, la société de consommation, l’agriculture intensive, bref, la modernisation en marche va couper la ville de ses ports. Ce sont les fêtes maritimes qui vont permettre aux Brestois et à leurs ports de renouer patiemment des liens distendus… Le grand toilettage de Brest 92 est un fantastique tremplin et génère de gigantesques chantiers d’aménagement et d’embellissement… Un quart de siècle après, alors que les Tonnerres de Brest de 2016 sont déjà en préparation, les ports font à nouveau partie intégrante de la ville…

Après avoir arpenté les digues, les docks et les quais, s’attabler avec ses coreligionnaires autour d’artichauts farcis à la tomate séchée et fleur de thym…

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Pour 4 arpenteurs de quais, digues et docks :

4 beaux artichauts camus du marché de Morlaix ou de Roscoff

200 gr d’échine de porc blanc de l’Ouest bio du marché de Sizun

1 jolie tranche de poitrine fumée du marché de Sizun

Une courgette bio de Biodivy

Un poivron rouge bio de Biodivy

Un bouquet de thym fleuri du jardin

1 très belle tomate cœur de bœuf bio et très mûre de Biodivy

2 oignons rosés de Roscoff du marché… de Roscoff, pardi !

Deux gousses d’ail

Huile d'olive

Poivre du moulin

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Casser d’un coup sec la queue de chaque artichaut (ne pas utiliser de couteau, car, lorsqu’on casse la queue de l’artichaut à la main, on retire du même coup les fibres du cœur, très désagréables en bouche).

Couper au couteau la partie supérieure de feuilles. Précuire les artichauts à la vapeur une bonne demi-heure. Si nécessaire, poursuivre la cuisson une dizaine de minutes. On doit pouvoir ôter sans difficulté le foin et dégager ainsi très proprement le cœur de chaque artichaut. Oter également les feuilles les plus dures du pourtour de chaque légume.

Préchauffer le four (200°, chaleur tournante) le temps de préparer la farce.

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Passer au hachoir les oignons, la tomate séchée, l’échine, la poitrine, le poivron épépiné et la courgette. Poivrer et ajouter le thym effeuillé. Réserver les fleurs.

Peler, épépiner et couper en petits dés la tomate. Peler et hacher l’ail. Mélanger la pulpe de tomate et l’ail. Poivrer.

Dans un grand plat (ou des plats individuels), déposer un filet d’huile d’olive, puis les tomates aillées.

Farcir confortablement chaque artichaut de la farce. Ne pas hésiter à remplir plus haut que le bord, bien bombé, car la farce va réduire en volume à la cuisson.

Enfourner pour 45 minutes. Au bout d’un quart d’heure de cuisson, baisser la température du four à 180°. Au sortir du four, parsemer de fleurs de thym.

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Servir bien chaud avec une salade verte et d’autres légumes farcis (tomates, poivrons, courgettes, etc.).