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Très éloignée des centres urbains,  comme hors du temps des hommes, l'Abbaye du Relec (Plouneour Menez) est présente sur le territoire des Monts d'Arrée depuis le XIIème siècle. Deuxième abbaye cistercienne implantée en Bretagne, elle est représentative des idéaux cisterciens de cette époque.

C’est dans cet environnement particulier que se déroulera la septième édition d’Arrée Voce, court festival des voix d’ici et d’ailleurs. Bretagne, Inde et Algérie croiseront voix d’hommes et de femme, avec, cette année,  l’ensemble de Haute-Bretagne Brou-Hamon-Quimbert, qui présente son nouveau spectacle de chant a capella « À l’arrivée de mon retour ».

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Une autre grande voix de Bretagne, Marthe Vassallo, s’associe à l’ensemble Diabolus in Musica, pour présenter un programme issu des chants populaires bretons et médiévaux, appelé « Depuis sept ans sur les routes ». Ces deux programmes vous invitent au voyage : le premier se passe autour du monde et le second est un voyage dans le temps, avec toujours la même volonté : découvrir l’autre.

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De nouvelles voix, venues de pays très différents sont à découvrir cette année. Parveen Khan, jeune chanteuse indienne interprète des chants du nord de l’Inde, d’une grande subtilité dans le jeu vocal. Nous accueillons également Tende Disswat, ensemble de femmes touaregs qui explorent les origines culturelles tamasheq à travers un répertoire musical traditionnel saharien. Commun à ces deux cultures si éloignées, le chant résonne comme la volonté d’unifier l’Homme, sans pour autant gommer ses particularités qui en font sa richesse.

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Avant de s’y rendre, samedi et dimanche prochains, on partagera volontiers un plat roboratif tout droit venu de l’Océan Indien ici réalisé avec des produits de Monts d’Arrée : un cari porc. Une fusion culinomusicale, en somme…

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Pour 6 chanteurs et festivaliers

1 kg d’échine de porc blanc de l’Ouest d’Armel Jacob de Saint-Cadou (avec Pascale Bégoc sur le marché de Sizun)

6 tomates de Biodivy (avec Aurélien et Thomas sur le marché de Sizun)

2 gros oignons rosés de Biodivy

Une tête d’ail de Biodivy

Un morceau de rhizome de gingembre frais (environ 2 cm)

1 cuillère à soupe de curcuma

Quelques branches de thym frais

Poivre noir de Madagascar

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Pour l’accompagnement :

Riz basmati vapeur

Lentilles cuisinées à l’ail, au thym et au gingembre

Et un rougail tomates ou concombre (tomate, concombre, piment, oignon, gingembre, combava…)

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La veille, découper l’échine en cube de la taille d’une grosse bouchée (la viande réduit un peu à la cuisson). Dans une grande cocotte, faire revenir la viande dans une cuillère à soupe d’huile neutre. Faire dorer sur toutes les faces. Ajouter alors les oignons émincés, l’ail et le gingembre pilés au mortier, le curcuma, le poivre. Bien mélanger avant d’ajouter les tomates grossièrement coupées. Saler et terminer par le thym effeuillé puis un petit verre d’eau. Laisser cuire gentiment à couvert et à feu moyen pendant une bonne heure et demie.

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Le jour J, il suffit donc de réchauffer doucement pendant une bonne grosse demi-heure le plat, toujours à couvert. Le temps de cuire le riz, de réchauffer les lentilles (qu’on aura cuisiné la veille).

Préparer également le rougail en coupant en tout petits dés les tomates et/ou le concombre ainsi que l’oignon, en pilant le gingembre et le piment. Assembler en ajoutant un filet d’huile neutre, puis le zeste finement râpé du combava et  enfin, saler.

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Servir à la bonne franquette dans de grandes assiettes creuses : une bonne dose de riz, une louche de lentilles, une louche de cari et, à volonté, le rougail qui apporte une touche colorée et enflammée…

Se dévore en chansons !

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