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Amzer’Zo a une histoire… Une petite histoire, récente, modeste mais une jolie histoire. Ce côtre à corne, autrement appelé aurique, a été construit au chantier naval de La Roche Jaune (Plouguiel) par Yvon Clochet en 1996 pour occuper sa retraite paisible de charpentier de marin d’exception. Etaient sortis de ses chantiers quelques coques connues des amateurs : Le Grand Léjon de Saint-Brieuc ou La Pauline de Dahouët par exemple.

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Le temps qui passe, l’âge et ses tracas l’ont amené en 2007 à se séparer d’Amzer’Zo qui a démarré une nouvelle vie en compagnie d’Eric Depoix, jusqu’alors ostréiculteur et mytiliculteur au Dourduff, aux côtés de sa sœurs, pour L’Huîtrier. Ce nouveau patron a fait quelques aménagements pour pouvoir naviguer seul sur ce bateau de travail initialement prévu pour être manœuvrer par au moins deux personnes et dont la destination initiale au siècle dernier était la pêche, le dragage d’huîtres et de coquilles, le chalut à perche, le pilotage.

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Eric, passionné à l’évidence, a donc offert à Amzer’Zo une vie nouvelle qui lui permet de ronfler sur la mer en rade comme en baie de Morlaix, en Manche comme en mer d’Iroise, pour faire découvrir à des passionnés plus modestes mais curieux, la côte, les îles mais aussi un certain art de vivre et des gestes d’hier et des connaissances intemporelles…

Des sorties à la journée, mais aussi sur plusieurs jours en navigation en cabotage, d’île en île, et de port en port… D’aventure en aventure, comme qui dirait.

Et à bord, prévoir son pique-nique, à partager avec tout l’équipage, néophyte comme affûté… Un cake salé dont les tranches circulent autour du roof, blé noir, tomates séchées confites à l’huile d’olive, andouille, tomme de brebis, cornichons et courgettes.  Tomates séchées et confites  l’huile d’olive, fait maison, bien sûr !

http://www.amzerzo.fr/

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Pour 4 à 5 petits pots :

 

2 Kg de petites tomates bio très mûres du marché (à peine un peu plus grosses que des tomates-cerises)

4 à 5 gousses d’ail rose de Lautrec (une par pot)

Un bouquet d’herbes aromatiques du jardin en mélange (romarin, thym, sauge pourpre)

Une bouteille d’une très bonne huile d’olive

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Laver et sécher les tomates. Les couper en deux et les disposer sur une grille (ou sur les étagères d’un séchoir électrique). Bon, dans un monde parfait, il suffirait de sortir tous les jours les grilles et de les placer au soleil pour les sécher lentement… Mais nous sommes en Bretagne et, il faut se faire une raison, le soleil n’est pas ce qu’il y a de plus fiable… C’est le moins qu’on puisse dire. Donc, mieux vaut procéder au séchage soit au four, température très douce (60 à 70°) et porte entr’ouverte ou dans un séchoir électrique (70°) pendant une dizaine d’heure. Pendant ce temps, les tomates vont considérablement réduire en volume, brunir un peu et de friper beaucoup.

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Lorsque les tomates ont donc cet aspect, les déposer dans bocaux dans lesquels on aura placé une gousse d’ail écrasé de la paume de la main et des branches de romarin et de thym ainsi que des feuilles et des sommités de sauge. Recouvrir d’huile d’olive puis bien refermer les couvercles. Tels quels, ces bocaux se conservent quelques jours (une semaine ou deux dans le meilleur des cas). Pour prolonger la conservation de ces petites tomates, placer les pots dans un cuit-vapeur et les stériliser à la vapeur pendant une heure. Du coup, on a une bonne année devant soi pour en profiter !

Ces petites tomates séchées puis confites à l’huile d’olive se consomment en petites brochettes apéritives (alternance de tomates et de cubes de féta par exemple), sur des pâtes, dans des cakes, des  quiches, des fougasses…