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Assister à un concours de labour à plat avec cheval de trait breton est une véritable aventure en soi ! Ce singulier travail de la terre est spectacle très impressionnant de maîtrise de l’espace et de l’effort, de complicité et de respect entre le laboureur et l’animal. Ce dimanche, à Lopheret, c’est donc une autre façon de travailler la terre qui sera proposée grâce à une dizaine de concurrents qui relèveront le défi et s’affronteront très sérieusement au fil des sillons et des odeurs puissantes, animales et végétales.

Un statut culturel particulier est accordé au cheval en Bretagne, lié à l'attachement pour l'animal. Outil de travail et objet d'orgueil, le cheval s'associe à tous les événements de la vie, notamment les pardons. Contes et chansons évoquent souvent le cheval, généralement lié à l'élément eau et particulièrement aux vagues de la mer. L'animal sert aussi le Diable et la mort, l'Ankou. Dans les contes, le cheval joue généralement le rôle du protecteur magique d'un héros.

Morvarc'h (le cheval de mer) et le roi Marc'h (le roi aux oreilles de cheval) sont présents dans les traditions bretonnes. Des attestations de la légende du cheval Mallet existent en Loire-Atlantique. Des toponymes sont composés à partir des mots marc'h (cheval en langue bretonne) et cabal (cheval en latin), particulièrement dans la Cornouaille. Parmi l'armorial des différentes communes, le cheval et les éléments équestres sont surtout présents en Basse-Bretagne, correspondant au département du Finistère. En 1975 paraît Le Cheval d'orgueil, un livre largement autobiographique de Pierre-Jakez Hélias, qui connaît un grand succès et entraîne une polémique avec Xavier Grall, qui répond à l'auteur dans Le Cheval couché en 1977.

On gagnera à passer la journée sous un joli soleil automnal à Lopheret, histoire de se préparer au grand rassemblement annuel et traditionnel du cheval lourd, la foire de Commana qui se déroulera le week-end suivant. Pique-nique donc dans la bocage, avec une fougasse aux tomates cerise multicolores, au chèvre et au pesto de pistache.

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Pour une poignée de convives à l’apéritif ou 4 gourmands en plat principal

500 gr e farine bio

280 gr d’eau de source

20 gr de levure de boulangerie bio

10 gr de sel

Une cuillère à soupe de feuilles de thym fraîches

Une poignée d’olives noires

3 cuillères à soupe d’huile d’olive

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750 gr de tomates cerise multicolores en mélange

1 brique de chèvre semi-affinée

Huile d’olive

Olives vertes

8 cuillères à café de pesto de pistaches et basilic (c’est par ici http://gouezou.canalblog.com/archives/2015/08/24/32531611.html )

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C’est une préparation très tactile : bien se laver les mains avant de commencer sa réalisation.

Tout d’abord, réaliser la pâte en mélangeant dans le bol du robot-pâtissier la faine, la levure, le sel, l’huile d’olive, les olives noires dénoyautées et grossièrement hachées, le thym et l’eau. Laisser pétrir une petite dizaine de minutes à vitesse lente. Puis laisser pousser la pâte dans le four, cuisson douce, 40°, avec un plat métallique contenant de l’eau bouillante, et ce, pendant au moins une heure à une heure trente.

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Au bout de ce temps, huiler à l’huile d’olive et au pinceau une plaque à pâtisserie et y renverser la pâte. S’huiler les mains avant d’aplatir la pâte qui doit recouvrir toute la surface de la plaque. Sur cette jolie pâte luisante d’huile, répartir les tomates cerise coupées en deux (face tranchée sur la pâte pour que le jus imprègne bien le pain lors de la cuisson ; bien enfoncer les tomates dans la pâte, du bout des doigts), puis les olives vertes dénoyautées et enfin le fromage de chèvre déchiré du bout des doigts. Arroser d’un filet d’huile et réserver, le temps de préchauffer le four (sur 200°, chaleur tournante).

Enfourner alors pour 30 à 40 mn. La pâte à pain doit cuire, gonfler et devenir dorée, les tomates doivent cuire, perdre une partie de leur eau de végétation et presque confire, le fromage doit fondre langoureusement mais rien ne doit griller ni brûler bien entendu…

Sortir la fougasse du four et disposer sur toute la surface des lichettes généreuses de pesto. Le parfum qui se dégage est divin…

La fougasse se partage chaude ou tiède  en plat principal ou à l’occasion d’un apéritif, accompagnée d’un petit verre de rosé très frais. Froid, c’est également délicieux, le jus des tomates et l’huile parfumée du pesto ayant imbibé le pain. Un délice donc, on vous dit.