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Les premiers cheminots que les Landernéens ont vu au travail ont été les géomètres. Aux abords immédiats de la ville, aucune difficulté particulière ne s’est présentée. Le terrain est relativement plat, les dénivellations ne sont guère prononcées.

Par contre, le long de l’Elorn, aux environs de Kerfaven, un gros problème doit être surmonté. La voie doit passer entre le lit de la rivière et une colline de roche dure, un tunnel serait judicieux mais coûteux. On décide donc de dévier le lit de l’Elorn. II faut remarquer que le tronçon Landivisiau-Landerneau est le plus sinueux de toute la ligne Paris-Brest à cause, justement, des méandres de l’Elorn.

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La ville a ainsi connu les premières retombées économiques du rail. Les matériaux, les outils … étaient achetés sur place et les ouvriers et leurs familles s’approvisionnaient dans les commerces locaux.

La réalisation de ces gigantesques travaux de terrassement mettait en œuvre les moyens les plus modernes de l’époque : pelles, pioches, tombereaux tirés par des chevaux ou des bœufs ! Autant dire que le chantier n’avançait par bien vite, même si la main-d’œuvre était nombreuse. Un arrêté préfectoral autorisait le travail le dimanche.

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Les archives landernéennes sont très discrètes l’arrivée du train, il y a donc 150 ans. Un conseil municipal s’était réuni quelques jours plus tôt, il n’y est fait aucune mention de l’arrivée proche du train. Le problème qui mobilise la municipalité est alors la mendicité. L’économie locale n’était déjà pas très florissante mais l’arrêt du chantier de la voie ferrée a pour effet temporaire d’accentuer le chômage et donc la mendicité. Le 2 mai le conseil se souvient enfin de l’existence du train mais c’est pour constater qu’il n’existe toujours pas de route reliant la gare à la ville… On fête cela dignement ce dimanche. Mieux vaut tard que jamais…

On met donc les petits plats dans les grands pour rendre hommage à cette commémoration avec ces cannellonis aux épinards, au poulet et au fromage de chèvre…

 

Pour 6 voyageurs en première classe:

18 cannellonis sans pré-cuisson

Et, pour la farce :

300 g de poulet (filets et cuisses) de la Ferme de la Vallée

4 oignons rosés de Roscoff

Une belle poignée d’épinards frais de Biodivy (300 gr)

2 gousses d’ail rose de Lautrec

Beurre demi-sel bio et cru

Un pot de fromage blanc de chèvre d’Emmanuelle (Chèvre Folle), environ 350 à 400 gr

2 beaux œufs du poulailler

Sel de Guérande

Poivre du moulin

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Pour la béchamel :

100 g de beurre demi-sel bio et cru

60 g de farine

1 l de lait entier bio et cru de la Ferme du Kleuz

75 à 100 gr de fromage de chèvre sec et râpé (Chèvre Folle)

Noix de muscade

Sel de Guérande

Poivre du moulin

200 gr de tomates-cerises

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Laver les feuilles d’épinard et ôter la nervure centrale.

Emincer un oignon, le détailler en dés, le faire fondre dans une belle noix de beurre dans une poêle. Lorsque l’oignon a commencé à dorer, ajouter les feuilles d’épinard et laisser cuire et perdre la majeure partie de l’eau de végétation. Réserver.

Dans la même poêle, et dans une nouvelle noix de beurre, faire dorer les autres oignons détaillés en dés. Couper le poulet désossé et sans peau  en dés. Faire revenir le poulet au milieu des oignons dorés. Ajouter l’ail écrasé.

Dans le bol du robot équipé de lames, verser les épinards, le poulet, les œufs et le fromage blanc préalablement bien égoutté. Saler, poivrer, mixer grossièrement (il doit rester des morceaux de poulet et d’épinard). Placer l’appareil obtenu dans une grande poche à douille ou dans un sac type sachet de congélation. Bien refermer et réserver au frais.

Préparer la béchamel en faisant revenir la farine dans le beurre mousseux. Ajouter alors le lait froid et délayer énergiquement au fouet, laisser épaissir, sans cesser de remuer, sur feu moyen. Assaisonner de sel, de poivre et de muscade. Ajouter alors la moitié du fromage de chèvre sec râpé. Bien mélanger.  Réserver.

Préchauffer sur 180°, chaleur tournante.

Recouvrir le fond d’un grand plat à four avec un peu de béchamel. Déposer les tomates-cerises coupées en deux. Remplir les cannellonis avec la farce à l’aide de la poche à douille et les déposer au fur et à mesure dans le plat. Recouvrir du reste de béchamel, répartir le fromage râpé et cuire au four pendant 30 minutes.

Servir bien chaud avec un petit Muscadet-sur-lie très frais.