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 Avec le Mont Saint Michel de Brasparts en épicentre, voici une toute nouvelle construction audacieuse, délicieuse, séditieuse,  le BBB (Burger Breizh Bio) de Saint-Michel de Brasparts.

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L’exception culturelle bretonne s’exprime donc aussi dans une cuisine qui vit avec son temps tout en privilégiant des produits ancrés dans son histoire. Comme la Black Angus de l’élevage de Sylvain et Myriam Le Treust à Saint-Rivoal, le Saint-Eneour de Bretonne pie noir de Véronique et Gaby Le Hir à Plounéour Menez, les légumes de David Aubry des Jardins de Kervelly et de Kenan et Sara de la Ferme de la Vallée, tous installés à Commana.

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Déclinons ce triptyque –viande, fromage et légumes de caractère- en détournant avec impertinence un pilier de la gastronomie américaine et de la junk food internationale avec ces BBB : des breizh burgers bio estampillés Gouezou ! Naissance d’une légende au sommet du Mont Saint-Michel-de-Brasparts…

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Pour quatre cavaliers breizho-texans :

Pour les buns maisons :

400 gr de farine bio

100 gr de farine de blé noir bio de Biodivy à Sizun

250 gr d’eau de source de Commana tiède

30 gr de beurre cru demi-sel

50 gr de sucre

20 gr de levure de boulangerie bio

1 gros œuf du poulailler

10 gr de sel de Guérande

Trois cuillères à soupe de lait entier de Bretonne pie noir pour la dorure

4 cuillères à café de graines de pavot

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Pour la garniture :

4 jolis steaks hachés de Black Angus de l’élevage de Sylvain et Myriam Le Treust à Saint-Rivoal

Un Saint-Enéour au lait de Bretonne pie noir de Véronique et Gaby Le Hir à Plouneour-Menez

Du ketchup maison ( c’est par ici : http://gouezou.canalblog.com/archives/2013/08/24/27887611.html  )

Du chutney de tomates vertes maison (c’est par là http://gouezou.canalblog.com/archives/2013/11/23/28498682.html  )

Un saladier de coleslaw aux légumes de la Ferme de la Vallée à Commana, au miel de Gérard Thépot de Plouneour-Menez et au fromage blanc de chèvre d’Emmanuelle d’Hanvec (c’est par ici  http://gouezou.canalblog.com/archives/2015/10/14/32776247.html  )

Quatre gros cornichons de La Ferme de La Vallée au jus de pommes et fleurs de sureau (c’est par ici  http://gouezou.canalblog.com/archives/2015/06/28/32284115.html  )

Un mélange de salades : chou-kale, batavia et frisée des Jardins de Kervelly de David Aubry

1 kg de pommes de terre roses de Biodivy à Sizun

Fleur de sel de Guérande

Paprika

Huile pour la friture

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Première étape : les buns !

Commencer par les buns. Placer tous les ingrédients (dans l’ordre suivant : eau tiède, beurre mou ou fondu, œuf,  farines, levure)  dans le bol du robot muni du crochet et mélanger cinq minutes sur la première vitesse puis cinq minutes sur la vitesse suivante. Placer le bol du robot dans le four, sur le programme cuisson douce, 40°, et laisser lever une bonne heure. Une fois que la pâte a doublé de volume (sinon la laisser reposer encore), la débarrasser sur un plan de travail fariné, la dégazer en douceur et former quatre boules de poids égal. Déposer les pâtons, en les espaçant, sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier cuisson. Badigeonner doucement de lait puis saupoudrer des graines de pavot. Réserver pour une nouvelle pousse dans un endroit sans courant d’air –le cas échéant sous un tissu léger-, le temps de préchauffer le four sur 200°, chaleur tournante.

Enfourner pour une vingtaine de minutes de cuisson (surveiller la couleur). Sortir les buns du four et les laisser tiédir sur une grille.

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Deuxième étape : les frites !

Peler les pommes de terre, les laver les sécher soigneusement et les détailler en bâtonnets de taille moyenne. Faire chauffer une grande quantité d’une bonne huile de friture et plonger la moitié des pommes de terre et laisser cuire une vingtaine de minutes. Egoutter, réserver et faire de même avec la seconde moitié de frites. Plonger à nouveau pour un second bain les deux fournées, l’une après l’autre. Cette seconde plongée dans l’huile bouillante permet d’obtenir des frites bien dorées, gonflées, aériennes (autant que possible, ce sont des frites tout de même). Egoutter et placer dans un grand plat creux. Saupoudrer de fleur de sel de Guérande et de paprika. Remuer doucement et réserver.

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Troisième étape : l’assemblage !

Placer sur la table tous les ingrédients à disposition des convives : buns tièdes tranchés par la moitié, coleslaw, frites, cornichons détaillés en lamelle, salade émincée, ketchup, chutney et le Sant-Eneour détaillé en lamelles (attention à ne couper le fromage qu’au dernier moment, le Sant-Eneour a une fâcheuse tendance à se répandre. On cherche ici à ce qu’il se répande plutôt sur le steak chaud que dans l’assiette).

Procéder à la cuisson des steaks, dans une poêle bien chaude ou, mieux encore, sur un grill au barbecue, selon les goûts des uns et des autres pendant que les convives préparent leur bun, le garnissant à l’envi -selon leur capacité à ouvrir une bouche comme un four- : ketchup, cornichons, coleslaw puis le steak brûlant, le fromage, la salade…  Procéder donc au montage, audacieux, et se jouer de la gravité sous l’œil goguenard des autres convives.

Par sécurité, maintenir cet agrégat improbable mais délicieux à l’aide, non pas d’un piolet, mais d’une pique en bois ou en bambou. Servir avec une cervoise tiède ou une bière bien fraîche au blé noir… Ouvrir la bouche comme un four pour engloutir cet assemblage avec dignité. Un gage à celui qui fait tomber quoi que ce soit dans son assiette évidemment…

Apprécier la viande de caractère qui répond au fromage fondant, tous deux s’appuyant sur le croquant, le parfumé, l’épicé… Un voyage autour du mont Saint-Michel-de-Brasparts qui se mérite !