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Qui sera sacré champion du monde amateur du gâteau breton ? Dans le cadre des Deizioù 2016, le «Concours mondial amateur du gâteau breton», quatrième du nom, remet le couvert avec une édition spéciale qui réunira demain, dimanche 28 février, à Ploemeur (dans le Morbihan), le gratin des trois précédentes éditions. « C'est l'édition des champions ! En jeu : le titre de « grand champion du monde du gâteau breton amateur » ! On ne plaisante pas… Et le suspens est, par essence, insupportable.

Le premier gâteau breton remonte à la fin du XVIIIe-début XIX ème siècle. À la spatule, un certain Pierre Lacam, pâtissier d'origine... suisse ! Le gâteau breton est originaire du pays de Lorient, plus précisément de Port-Louis. Au XIXe siècle, il n'était pas très répandu mais la recette s'est ensuite exportée dans toute la Bretagne et au-delà, grâce aux marins. Pendant la Première Guerre mondiale, il était notamment envoyé, sous forme carrée, sur le Front. Aujourd'hui, le gâteau breton a essaimé. Chaque « coin » a remanié la recette originelle avec une pointe d'angélique, une goutte de cédrat, une pincée de bergamote, une cuillère d'amandes... Ici, en version fourrée à la compote de courge butternut...

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Pour une jolie galette toute ronde ou carrée:

200 g de farine de froment bio

100 g de farine de noisette bio

150 g de beurre fermier demi-sel bio et cru de la ferme Hellez Vraz  de Christelle et Jean-Jacques Postec à Pencran

150 g de sucre de canne bio

4 jaunes d’œufs du poulailler (+ un autre pour la dorure)

Une pointe de couteau de bicarbonate de soude

De la vanille Bourbon en poudre

Pour le fourrage :

400 gr de chair d’une petite courge butternut (ou un mélange butternut et potimarron)

150 de sucre de canne bio

Un citron jaune bio (zeste et jus)

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Commencer par préparer la compote de courge : dans un grand faitout, mélanger la courge coupée en tous petits cubes et le sucre. Placer sur le feu et laisser cuire et compoter à feu doux. En fin de cuisson, ajouter le jus de citron et la moitié du zeste très finement râpé. Verser en pot et réserver.

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Avec le robot pâtissier muni de la feuille (le K) ou à la main pour les courageux, mélanger les farines, le bicarbonate de soude, la vanille, le sucre, les jaunes d’œufs et le beurre mou (mais pas fondu). On obtient une boule de pâte épaisse. La laisser reposer le temps de préchauffer le four sur 180°.

Poser un cercle à pâtisserie à bords hauts sur une plaque idoine. On peut aussi utiliser un plat en terre ou en tôle, rond. Poser la moitié de la pâte au centre, et du bout des doigts étaler la pâte en faisant un léger creux au centre. C’est le nid douillet qui accueillera la compote de butternut citronnée. Déposer dans ce  creux 6 cuillères à soupe de compote. Etaler en disque au rouleau le reste de la pâte et le déposer sur le premier disque. Avec les doigts, appuyer pour souder sur la circonférence. Avec un couteau bien aiguisé ou une fourchette, dessiner un quadrillage sur toute la surface puis, au pinceau, passer la dorure (un jaune d’œuf et une demi- cuillère à café de lait entier).

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Enfourner pour 45 mn.

Décercler le gâteau et le déposer sur une grille. Essayer de résister le temps qu’il refroidisse (car la compote au cœur du gâteau est brûlante). Le mélange beurre demi-sel, noisette et courge butturnut est à tomber : c’est un fait. Ce gâteau se conserve plusieurs semaines paraît-il, jusqu’à deux mois. Pour ma part, il n’a jamais réussi à dépasser les deux premières heures à l’issue de sa sortie du four. Donc, c’est un précepte auquel je crois bien volontiers… sans l’avoir expérimenté.