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SALON BOTMEUR 2016

C’est la belle histoire d’une petite énigme empoussiérée, d’un modeste trésor qui s’ignorait, oublié dans une soupente lannionaise… Qu’est-ce qui a poussé Constance Le Merer (1857-1945) à collecter si discrètement et à coucher de sa plume appliquée à l’encre violette  dans des petits carnets plus de cinq cents chants bretons en cette fin de XIXème siècle ? Mystère et boule de gomme !

En 2012, cette trentaine de carnets qui roupillaient paisiblement depuis plus de 70 ans se trouvent soudain exposés en pleine lumière sous l’œil ébahi des universitaires du Centre de Recherche Bretonne et Celtique et des musiciens et chanteurs bretons.

À l’issue de deux années de travail sur ces carnets, Bernard Lasbleiz et Daniel Giraudon, l’accordéoniste et l’universitaire, ont publié un ouvrage consacré à cette découverte majeure et inattendue dans l’histoire du collectage et partageront le fruit de leur travail à l’occasion d’une conférence ce dimanche après-midi au Salon du Livre Contes et Légendes de Botmeur.

Car en effet, le fruit de ce travail est colossal : à l’issue d'un demi-siècle de collectage, Constance s’était constitué un répertoire comparable à celui que l’on trouve par exemple chez François-Marie Luzel. Il est essentiellement composé de gwerzioù (complaintes) et sonioù (chansons plus légères). Dont certaines, inédites. La qualité et la quantité de ces archives placent désormais Constance Le Mérer dans la lignée des plus grands collecteurs de la tradition orale bretonne.

CONSTANCE LE MERER

Les chanteurs d’aujourd’hui verront dans son travail de collectage l’occasion d’étancher leur soif de renouvellement, en puisant de nouvelles chansons dans cette source importante, échappé eu temps et au grenier de la maison de Constance…

"Constance Le Mérer, une collecte de chants populaires dans le pays de Lannion" aux éditions Dastum. Conférence de Bernard Lasbleiz et Daniel Giraudon, dimanche à 14h au Salon du Livre Conte et Légende de Botmeur.

Avant de se rendre au salon, on partagera une belle assiette printanière et vitaminée de pâtes fraîches au pesto de petits pois frais et lamelles de champignons rôtis. Et on lèvera un joyeux verre de Muscadet-sur-lie bien frais à la bonne fortune des chercheurs et au collectage judicieux de Constance ! Yec'hed mat !

 

 

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Pour 4 collecteurs et conférenciers :

500 g de petits pois frais et bio, écossés

1 gousse d’ail rose de Lautrec

Un gros bouquet d’herbes du jardin (marjolaine, ciboulette, persil plat, thym, etc.)

50 gr d’huile d’olive

2 cuillères à

50 gr de fromage de chèvre sec râpé

Sel de Guérande

Poivre noir du moulin

4 gros champignons

Piment d’Espelette

Et donc des pâtes de préférence fraîches et bio (environ 600 gr pour 4 convives)

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Ecosser les petits pois frais et bio du marché. Les cosses iront sustenter les moutons et les chèvres, enrichiront le compost, ou, mieux encore, seront transformées en un joli velouté soyeux (c’est par ici http://gouezou.canalblog.com/archives/2014/06/25/30138924.html) !

Laver et essorer les herbes. Les ciseler. Réserver un peu de ciboulette pour la touche finale.

Plonger les petits pois dans une casserole d’eau bouillante légèrement et laisser mijoter jusqu’à ce qu’ils soient cuits.

Égoutter les petits pois, et réserver un petit verre d’eau de cuisson. Réserver un petit bol de petits pois.

Mixer le reste dans un blender avec l’eau de cuisson, les herbes fraîches ciselées, l’huile d’olive, l’ail pilé au mortier, le fromage blanc et une partie du fromage sec râpé.

Saler, poivrer et réserver, le temps de la cuisson des pâtes fraîches.

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Brosser, émincer et faire dorer les champignons dans de l’huile d’olive. Saler et poivrer.

Mélanger les pâtes avec le pesto tout vert et verser le tout dans un plat de service chauffé. Ajouter alors les petits pois, les champignons et le fromage râpé restant. Terminer avec  la ciboulette et un voile de piment d’Espelette.