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Tour à tour fée Morgane, Viviane ou Mélusine, Aïcha est une artiste presqu’îlienne qui respire dans l’onde, joue sous les frondaisons et capture dans le secret de sa camera obscura des ambiances particulières, naturalistes et éthérées mais ancrées dans un humus puissant. Son œil comme son doigt emprisonnent ainsi des atmosphères jade et cobalt dans les laminaires ondoyants comme des brumes émeraude et des ombres anisées dans l’intimité des sous-bois de Landevennec… Tout est prétexte à un joli voyage poétique et rêvé au fil d’une palette absinthe, amande, pistache ou tilleul, entre ombres et lumières. « Mystérieuse forêt » réunit quelques clichés sylvestres sur les cimaises du pavillon d’accueil du Conservatoire Botanique National de Brest, du 1er juillet au 31 août. « Fées, répandez partout la rosée sacrée des champs. » (Shakespeare, Songe d’une nuit d’été )

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Avant de déambuler dans les allées du jardin botanique -classé «Jardin remarquable» en 2009 et «Jardins botaniques de France et des pays francophones» en 2013-, aux essences d’ici et d’ailleurs, passer d’œuvre en œuvre dans le pavillon d’accueil. Puis traverser la bambouseraie, longer l’étang, les choux marins, les séquoias géants et les fougères arborescentes. Enfin, s’installer sur un banc, le nez au vent, entre contemplation et gourmandise et plonger une cuillère impatiente et gourmande dans une panna cotta aux fleurs de sureau sur une compote de rhubarbe et d’angélique. Une autre palette de verts en somme.

 13242218_937514739695982_692736165_oAFFICHE AICHA

«Mystérieuse forêt », exposition de photographies d’Aïcha Dupoy de Guitard, du 1er juillet au 31 août, pavillon d’accueil du Conservatoire Botanique National de Brest. Gratuit !

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Pour deux à trois fées lichouses :

30 cl de lait entier bio et cru de vache Bretonne pie noir de la Ferme du Kleuz (Plouneour-Menez)

40 gr de sucre bio

Un petite poignée de pioka (ou 2 feuilles de gélatine)

Une inflorescence de Sambucus Nigra dit sureau noir, fraîchement cueillie en début d’après-midi sous le soleil du début de l’été

Un petit pot de compotée de rhubarbe et d’angélique (c’est par ici http://gouezou.canalblog.com/archives/2016/06/20/33991384.html )

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Amener à ébullition le lait et y ajouter la grappe de fleurs de sureau. Ôter du feu, couvrir et laisser infuser un petit quart d’heure. Filtrer le lait, l’amener à nouveau à ébullition avec la pioka et le sucre.

(Sinon, laisser ramollir les feuilles de gélatine dans de l’eau froide pendant que le sureau infuse dans le lait, puis lorsque le lait et le sucre bout, ajouter la gélatine essorée).

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Déposer dans de jolies verrines deux cuillères à café bombées de compotée de rhubarbe et d’angélique. Ajouter alors doucement le lait parfumé. Laisser refroidir puis réfrigérer au moins une paire d’heures, le temps au gélifiant de faire son œuvre. Un dessert délicat aux fragrances florales et au coulis acidulé. Un dessert sur-mesure pour des fées.