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La tomate est le premier fruit produit dans le monde et le deuxième légume le plus consommé, juste derrière la pomme de terre. Elle est loin l’époque de son arrivée en Europe au XVIème siècle où la tomate, encore parée d’une robe couleur or, était considérée comme un ornement voire un aphrodisiaque un peu magique. Elle pâtissait alors de la réputation sulfureuse de ses proches cousines de la famille des Solanacées : la mandragore ou la belladone.

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Le nom de "tomate" est une déformation du mot inca tomalt car ce fruit est originaire d'Amérique du Sud. Néanmoins, ce nom n'a été accepté par l'Académie française qu'en 1835 –pas forcément réputée pour son progressisme et sa vivacité, mais elle a certainement d’autres vertus On cherche…- et ce produit a été longtemps désigné par des surnoms comme "pomme d'amour" (poma d'amor en provençal), "pomme d'or" ou encore "pomme du Pérou". En botanique, son nom latin de lycopersicum signifie littéralement "pêche de loup" et faisait à l’origine référence à son prétendu caractère toxique. On y a ajouté au XVIIIème siècle l'adjectif esculentum pour réhabiliter les propriétés gustatives de ce légume-fruit.

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Alors qu’on en cueille les toutes dernières de l’année avec un brin de nostalgie en tentant de trancher ce dilemme absolu : fruit ou légume ?; on se plait à confire à l’huile d’olive tout doucement au four ces jolies pommes d’or qui se fendent, avec les dernières aromatiques –sauge et romarin- et quelques gousses d’ail en chemise avant de les emprisonner dans des bocaux joufflus ce confit parfumé qui ensoleillera un plat de pâtes fraîches au cœur de l’hiver !

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Pour un joli bocal joufflu ou un plat de pâtes fraîches et quatre gourmands

Un joli kilo de tomates bio en mélange : des petites, des grosses, des rouges, des noires, des jaunes, des vertes… des Jardins de Kervelly (Commana)

100 cl d’huile d’olive fruitée

4 à 5 belles gousses d’ail rose de Lautrec

Un petit bouquet de sauge du jardin

Un petit bouquet de romarin du jardin

Un petit bouquet de sarriette du jardin

5 gr de sel de Guérande

5 gr de sucre de canne complet

Poivre noir du Kérala fraîchement moulu

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Préchauffez le four à 160°, chaleur tournante, le temps de préparer les tomates. Les laver, les sécher, les couper en deux (sauf les petites, type tomates cerises).

Verser dans le fond du plat en terre l’huile d’olive, puis déposer les gousses (pelées ou en chemise), la sauge et le romarin (et/ou la sarriette, le thym, etc.) et terminer par le sel et le poivre.

Disposer les tomates sur ce lit parfumé, saupoudrer de sucre et enfourner pour une heure et demie.

Ces tomates confites se conservent ad vitam aeternam si on les glisse dans un bocal bien fermé qu’on stérilise une heure et demie au cuit-vapeur. Il suffira d’ouvrir le bocal et le verser sur ces pâtes pour retrouver instantanément toutes les parfums de l’été !

Sinon, on peut évidemment les consommer tout de suite, sur des pâtes donc, des pommes de terre vapeur, avec des grillades ou du poisson (un lieu jaune cuit en papillote avec l’huile parfumée des tomates).

Bref, un joli confit à géométrie variable.