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 « Quand à peine un nuage,

Flocon de laine, nage

Dans les champs du ciel bleu,

Et que la moisson mûre,

Sans vagues ni murmure,

Dort sous le ciel en feu ; » (Théophile Gautier)

Impossible d'imaginer un petit nuage qui disparaisse en tombant. Le petit nuage, le nuage léger est le thème d'ascension la plus régulière, la plus sûre. Il est un conseil permanent de sublimation.

La rêverie des nuages reçoit un caractère psychologique particulier : elle est une rêverie sans responsabilité.

L'aspect immédiat de cette rêverie, c'est d'être, comme il a été souvent dit, un jeu aisé des formes. Les nuages sont une matière d'imagination pour un pétrisseur paresseux. On les rêve comme une ouate légère qui se travaillerait elle-même.

Et sous un ciel turquoise, à l’aplomb d’un soleil jonquille, servir ce dessert léger comme l’air, des mousses glacées à la framboise et au citron vert, soyeuses, fruitées et acidulées, aériennes comme des nuages lilas. La climatisation de l’intérieur…

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Pour 6 desserts légers comme l’air !

125 gr fruits

1 blanc d’œuf

40 gr de sucre

2 cuillères à soupe de jus de citron vert

Le zeste finement râpé du citron vert

12 sablés à la cannelle et au sucre de canne (c’est par ici  http://gouezou.canalblog.com/archives/2014/07/05/30198514.html )

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Placer dans le bol du robot-pâtissier muni du fouet les framboises, le blanc d’œuf, le sucre, le zeste et le jus. Fouetter sur puissance maximale pendant dix minutes. Il est prudent de placer un torchon sur le robot pendant cette opération pour éviter in fine de repeindre sa cuisine en rose.

Pendant ce temps, concasser les biscuits au mortier jusqu’à obtenir un sable grossier : le répartir dans six verrines.

Placer la mousse obtenue (le volume est impressionnant) dans une poche à douille (ou un sachet de congélation dont on découpera un angle) et garnir les verrines. Placer au congélateur jusqu’au moment de servir.

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C’est tout !