19 juin 2018

Anita Conti, de la Casamance à Terre-Neuve, les forçats de la mer, et une soupe du Ponant aux joues de cabillaud et palourdes

« Elles ont durement lutté.     Les glaces denses Avaient meurtri leurs corps, et les vents qui hurlèrent Du bordé jusqu'aux mâtures hautes, fauchèrent Des hommes, sous les agrès rompus. Les cadences Mortelles de la mer ont rythmé ce combat Sans fin, jour après jour, jusques aux soirs fatals. Les triomphantes sont rentrées aux ports natals, Elles y paient rançon des nefs sombrées, là-bas. (…) » (Cimetières de navires-goélettes, Anita Conti) Touchée par l’indécente abondance et l’incroyable gaspillage des... [Lire la suite]