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« J'aimerais vous montrer les monts chauves de l'Arrée, les sentiers blancs qui conduisent à des manoirs poignardés, les chemins qui s'enroulent autour des hameaux bleus. C'est un pays de brumes et de vents en bataille, avec des toponymes aussi fluides que des ondées, aussi sonores que des gongs » (Xavier Grall, Les vents m'ont dit)

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La nuit est tombée depuis longtemps déjà et on se retrouve au Gouezou autour de l’ultime flambée de l’année. Vous qui passez les fêtes seul, venez, entrez, installez-vous confortablement avec nous : le Champagne est au frais, la table du réveillon dressée, les mignardises confiées à la vigilance de l’œil paresseux du gros chat roublard. La vieille année vit ses dernières heures et la doyenne du hameau tricote la même chaussette depuis la nuit des temps, c’est du moins ce qu’il semble aux petits enfants qui se chamaillent en jouant aux petits chevaux, accroupis sur l’épais tapis de feutre. Soudain, un ample bruit feutré semble avoir frôlé la bien vieille maison, suivent des petits cris stridents puis l’épaisseur de la nuit silencieuse reprend ses droits. Les plus petits lèvent le nez, interrompent leurs démêlés et interrogent Mayonne du regard.

Les yeux d’opale usés ne quittent pas leur ouvrage mais la vieille dame murmure : « Ce n’est rien. Ou du moins pas grand-chose. Le Grand Rhinolophe de l’Arrée vient de se réveiller et part en chasse car il a grand faim… » Et son index continue à basculer le fil de laine anthracite sur le point à l’endroit puis le point à l’envers de cette interminable chaussette. Dans la seconde, chamailleries et petits chevaux perdent le moindre intérêt et les petits s’installent en tailleur, prodigieusement silencieux, aux pieds de Mayonne. Ils ont les yeux plus brillants que les installations de Noël des plus grandes villes du monde.

« Il était une fois, et c’était il y a bien, bien longtemps, tellement longtemps qu’il n’y a guère plus que les plus vieux des anciens qui s’en souviennent dans les brumes des mémoires… Il y avait une fois, le seigneur de Guimiliau que la vie comblait : quoique chenu, il portait beau, et vivait amoureusement avec sa clairvoyante épouse en leur prodigieux manoir une vie belle, sage et généreuse. Le ciel -ou la chance- avait permis la naissance d’un fils unique qui complétait leur bonheur tranquille et qui avait grandi dans la beauté, la sagesse et la générosité. Bref, tout allait bien dans le meilleur des mondes possibles à Guimiliau.

Or, à la même époque, vivait en contrebas de Guimiliau, le seigneur de Lampaul, qui était le parfait antonyme de son aimable voisin : avare et pour tout dire foncièrement mauvais, il avait perdu son argent, ses terres et son honneur en prouesses de mauvais aloi. Dans son manoir décati, il ne lui restait comme toute ressource et pour tout bien que sa fille unique, un joyau d’intelligence et de beauté –elle était, murmurait-on, plus belle qu’un pré de mai- qui ne devait sa survie qu’à la finesse et à l’agilité de son esprit.

Oui, cette beauté un peu sauvage était le seul bien qui fût resté à son père : il profitait honteusement de l’effet que faisait sa sublime progéniture sur tous les jeunes seigneurs alentours ; à peine ces jeunes hommes apercevaient-ils le regard cobalt de la jeune fille diaphane qu’ils en tombaient éperdument amoureux, leur cœur gonflé de désir –et pas que le cœur murmure-t-on, … l’âme aussi-. Lorsque les malheureux venaient quérir la main de la belle avec leurs yeux de merlan frit, le père leur rétorquait immédiatement : « Donne-moi tout d’abord cinq cents écus de bel argent… Un acompte, en quelque sorte. C’est un bon début mais ce n’est pas suffisant pour convoler avec une princesse d’un tel éclat : la nuit de la Saint-Sylvestre, rapporte-moi le trésor gardé par le Grand Rhinolophe au fond de la grotte de Bleiz Ruz et cette éclatante beauté t’appartiendra.» La belle –qui avait aussi, j’ai omis de le préciser, son petit caractère- enrageait chaque fois de constater que ces messieurs outrecuidants ne lui demandaient jamais son avis, ne la courtisaient pas, s’adressant au premier chef à son ombrageux paternel. Elle se désintéressait alors totalement du sort –funeste, on l’aura compris- de ces malheureux maladroits. Ces derniers donc, dûment délestés de leurs bourses –on parle de leur monnaie sonnante et trébuchante, bien entendu- patientaient parfois de longues semaines, voire de longs mois, se consumant d’amour pour la belle inaccessible, avant d’enfourcher à la Saint-Sylvestre leurs destriers, puis chevauchaient à bride abattue sur les hauteurs de l’Arrée, ferraillaient en chemin pour éliminer quelques candidats au passage, traversaient les landes, grimpaient sur la roche, se faufilaient dans l’anfractuosité qui mène à la grotte… et ne reparaissaient jamais.

Chaque année donc, le glas sonnait l’an nouveau alors qu’un deuil général couvrait de crêpe le pays jusqu’à plus de vingt lieues à la ronde. Les trois quarts des seigneurs du Léon avaient perdu leurs aînés, puis leurs cadets et enfin leurs benjamins dans ce souterrain de malheur, si bien que la belle songea qu’elle finirait sa vie comme elle l’avait commencée, dans une effroyable solitude, et commençait à avoir peur de rester toute sa vie penherez (héritière à marier) auprès de son détestable géniteur.

Un beau jour, pourtant –ou enfin ?-, le fils du seigneur de Guimiliau sortit le nez de ses livres et de ses chasses, commença à s’intéresser au monde et aperçut la belle qui, comme lui, fine cavalière, battait la campagne de l’Arrée pour tromper son ennui et sa mélancolie, accompagnée par le plus laid et inquiétant chaperon qu’on n’eût jamais vu, un effrayant sorcier mi-homme, mi-bête, secrètement amoureux d’elle. Le jeune prince sut immédiatement qu’il mourrait de chagrin s’il ne pouvait croiser à nouveau cette étincelante apparition et unir sa vie à la sienne. Il se résolut donc à sillonner l’Arrée chaque jour, de l’aube au crépuscule, jusqu’à croiser à nouveau la magnifique apparition à laquelle il conta vertueusement fleurette afin de gagner le cœur et l’âme de la princesse sa voisine. Ils se découvrirent mille points communs –littérature et gourmandise- avant qu’il déclarât sa flamme, sous le regard courroucé du sorcier. Un beau soir de décembre, n’y tenant plus, le jeune seigneur enamouré déclara à son père qu’il lui fallait passer la bague au doigt de cette beauté hyperbole : ses parents, dévastés, tentèrent sans succès de ramener leur rejeton à la raison. Devant cet opiniâtre amour, il leur fallut bien accorder leur bénédiction, s’apprêtant tous deux à porter le deuil.

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Voilà donc notre amoureux transi parti de bon matin un jour de Saint-Sylvestre pour le manoir de Lampaul. Il n’y avait plus grand monde au service du seigneur du lieu, au regard de ses revers de fortune, et c’est donc le sorcier-chaperon qui ouvrit la lourde porte de chêne, l’œil suspicieux, la lippe peu amène.

« Quel mauvais vent vous amène ? » marmonna-t-il sans ouvrir bien franchement l’huis.

« Je souhaite parler à ton maître, le seigneur de Lampaul » répliqua le jeune prince, droit dans ses bottes et le sourire aux lèvres.

« Détale, détale vivement, mauvais garnement ! D’ailleurs, je sais ce qui t’amène : nous n’avons pas besoin de toi au manoir. Il n’est venu ici que trop de vagabonds se moquer de ma noble maîtresse. Nous n’en voulons plus. Déguerpis ! » gronda le sorcier, le regard sombre.

Sur ces entrefaites, la belle et tendre beauté qui avait entendu le galop de la monture du prince –il n’y avait plus beaucoup de visiteurs au manoir- dévala l’escalier du donjon, fit taire l’ombrageux domestique et introduit auprès du seigneur des lieux son doux ami. Inutile de conter tout ce qui s’ensuivit, si ce n’est que le jeune prince obtint la promesse de la main de la belle… s’il rapportait au papa le trésor de l’Arrée. Consumée d’amour pour ce fiancé tout neuf auquel elle tenait donc, la jeune promise tenta d’intercéder auprès de son seigneur son père, tentant d’obtenir de l’avaricieux et perfide paternel que cette funeste condition fût oubliée cette fois. Non, non et non : le vieux n’y voulut point consentir. Il fallut bien se résigner.

Toutefois, la belle, qui avait tourné l’affaire dans sa fort jolie cervelle –tout était beau chez elle- un nombre incalculable de fois, se résolut à consulter la marraine qui, si elle vivait chichement au Gouezou, n’en n’était pas moins une fée puissante. « Je m’en vais présenter mes vœux à Marraine la bonne Fée", dit-elle à son père.

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A peine arrivée au logis ensorcelé de sa marraine, au sein duquel se mitonnaient des plats joyeux, magiques et gourmands, la belle fondit en larmes dans les bras de l’hôtesse. «Sèche tes larmes, intima la fée agacée. Comme tu le vois, j’œuvre, grâce à mes talents magiques, à la préparation du banquet de tes noces ! Je mets les petits plats dans les grands ! Oies rôties et fars beurrés ! Il ne manquera rien. Quant à ton fiancé, il réchappera aux sortilèges si tu suis bien mes conseils : ton chaperon est un puissant mais stupide sorcier. Il consulte souvent un vieux coq rouge magique qu’il maintient emprisonné dans une cage sordide. Empare toi de ce pauvre animal et promet lui la liberté… Et pour le reste, écoute ton cœur et ta tête! »

Ainsi fut fait : elle confia le fameux coq rouge à son fiancé qui chevaucha jusqu’à la grotte. Il descendit ensuite un flambeau dans une main, son épée dans l’autre, précédé du coq rouge, dans les tréfonds de la grotte qu’éclairait faiblement le soleil couchant du dernier jour de l’année.

Les heures passaient : la belle, du haut de son donjon, scrutait avec angoisse l’horizon assombri par la nuit jusqu’à s’en user les yeux. Le sorcier venait toutes les heures perfidement lui demander des nouvelles du bellâtre, comme une clepsydre malfaisante. « Si tu consens à m’épouser, lâcha-t-il enfin dans un souffle fielleux, je t’aiderai à sauver ton prince stupide… Car je sais ce qui lui manque pour échapper aux maléfices du Grand Rhinolophe… Il lui manque le collier magique que couvait mon coq rouge, mystérieusement disparu, lui. » Alors qu’elle se tournait, courroucée, vers l’immonde sorcier, elle aperçut dans sa vilaine main crasseuse le collier, fait d’argent et de perles fines. « Par les cornes du diable, poursuivit le sorcier, j’ai promis de donner ce collier à celle qui consentirait à m’épouser : ce collier nous permettrait peut-être de sauver le prince mais plus sûrement de ramener le trésor de la grotte… »

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Certes, il faut bien l’avouer, la douce princesse fut partagée ici entre l’envie presqu’irrépressible d’égorger sur le champ l’impudent –au risque de perdre à jamais son aimé- et celle de céder à l’infâme personnage, s’offrant en échange de la vie du prince.

« Ma foi, sorcier, tu es bien laid, je l’avoue, mais tu as tant d’esprit, que je serai ta femme si tu m’aides à trouver le trésor… Quant au prince, tant pis pour lui ! »

« Le trésor, dit l’affreux, nous le trouverons, belle fille, et je mettrai un louis d’or sur chacun de tes yeux bleus, sur ta bouche de rose aussi, et des piles, des piles dans tes mains et à tes pieds ! »

Prenant sur elle, domptant sa colère et maîtrisant son dégoût, la divine princesse roucoula d’un petit rire de gorge qui ensorcela le sorcier dont la garde baissait. Le méchant dupeur, dupé à son tour, ressemblait en cela à tant de gens de ce monde, qui, même au moment de se marier, -ô malheur !- jouent au fin et se trompent mutuellement. Ils sellèrent les chevaux et prirent la route des montagnes, flambeaux en mains car il faisait nuit noire désormais.

Alors qu’ils entraient dans la grotte ensorcelée, les flammes des torches vacillèrent puis moururent en chuintant. Le collier magique brillait dans la main du sorcier et tout deux progressèrent dans les entrailles de la terre, passant aisément par tous les détours. La belle s’arrêta toutefois au beau milieu du boyau aussi sombre qu’humide et glacé : « Sorcier, j’exige une preuve de ta confiance avant d’aller plus loin ! » Ce à quoi, l’impudent coquin qui flottait sur son petit nuage amoureux et roucoulait de sa bonne fortune rétorqua : « Dix, cent ou mille, si tu le désires ma biche ! » La belle frissonna, froissée par cette désastreuse familiarité, et répondit : « Une seule me suffira : nous nous sommes promis l'un à l'autre, n’est-ce pas ? Tu peux donc me confier ce collier qui te gêne pour courir et me démontrer ainsi la pureté et la sincérité de tes intentions à mon endroit. Ce collier sera le gage irréfutable de ton amour. » Le nez du sorcier fronça bien un peu, les rides de son front se multiplièrent bien aussi, un voile passa dans son regard chafouin mais il céda, dopé par cette euphorie amoureuse dont il ne se départait pas : « Je ne veux pas te perdre ! Non, non, non ! par les cornes du diable ! Tu seras mienne à jamais ! » Et il plaça l’étincelant collier sur le cou blanc de la virginale demoiselle.

« Merci, je crois en la pureté de tes intentions désormais, lui dit-elle… Maintenant, voici un passage très étroit ; passe le premier, pour me montrer la route… Sois tranquille, je saurai bien t’éclairer… »

Le passage, en effet, devenait très dangereux : il fallait descendre des marches glissantes et inégales, et une bonne lumière n’était pas de trop. Le sorcier s’avança en hésitant. Alors la belle fûtée porta les mains à son cou, masquant l’éclat magique du collier et plongeant la grotte dans l’obscurité la plus totale. Le sorcier trébucha sur les pierres et roula, au bas de la pente, dans le fond d’un trou plein d’eau.

— À l’aide, à l’aide, criait le misérable, je me noie !

— Rends-moi mon fiancé, mon pur et authentique amour, celui que j’ai choisi comme il m’a choisie, répliqua la princesse aussi impérieuse que furieuse, en éclairant la caverne

— Malheur ! Elle m’a trahi… À l’aide ! Je meurs ! Par pitié, tends-moi la main ! supplia le sorcier; nous le retrouverons, car j’entends la voix de mon coq.

— Où est-il ? Vit-il encore ?.

— Il est…, il est là, derrière ces rochers… Il est pâle comme trépas… J’étouffe… Hâte-toi de nous secourir… Moi d’abord ! éructa-t-il, incorrigible au fond.

Au comble de l’angoisse, mue par son pur amour et guidée par le sorcier ensorcelé, la promise s’élança dans l’escalier, sourde aux suppliques du sorcier, bondit de marche en marche, de pierre en pierre dans l’éboulis de la grotte, et découvrit bientôt celui qu’elle cherchait. Le prince, pâle comme la lune et baignant dans son sang, était étendu sur la terre. La jeune fille l’embrassa aussi doucement que follement, ce qui eut l’heur de le ranimer : la lueur du collier magique pansa ses plaies.

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Les amoureux transis –dans tous les sens du terme-, s’extirpèrent de la grotte, précédés et guidés par le Grand Rhinolophe –qui n’était au fond qu’une aimable et paisible chauve-souris- : les douze coups de minuit sonnaient. Bonne année ! leur souhaita Marraine la bonne fée qui les attendait au sortir de la grotte, trois coupes dans une main, une bouteille d’un excellent champagne dans l’autre.

Ainsi, à l’aube de cette année neuve et de cette nouvelle vie, les promis laissèrent au fond de la grotte le collier magique, le trésor formidable et le sorcier occis : trois choses assez méprisables, comme tous les biens et les intrigues de la terre, et qui s’y trouvent encore, à ce qu’on dit… Ces choses, on ne vient plus les chercher ici; mais, hélas ! que de gens, en ce monde, qui convoitent d’autres trésors, par des sentiers tout aussi ténébreux!

Ils remontèrent donc avec leur grand et pur amour, le Grand Rhinolophe libre comme l’air désormais et le coq rouge auquel ils rendirent sa liberté. Ils vécurent heureux, on le dit du moins. Le seigneur de Lampaul, délivré des maléfices du sorcier, épousa la bonne fée, et un banquet formidable réunit les seigneurs de Lampaul et de Guimiliau : on y partagea mille oies rôties farcies au fromage blanc de chèvre à l’estragon et laquées au miel. »

Au Gouezou, Mayonne a fini son conte et sa chaussette. On a tous trinqué à la bonne fortune des amours purs avant de s’attabler autour d’une oie farcie au fromage blanc de chèvre à l’estragon et laquées au miel. Tiens, tiens. Ça me rappelle bien quelque chose… Mais quoi ?

 

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Pour une oie et une bonne douzaine de joyeux réveillonneurs :

Une belle oie d’environ 4 Kg de T’Yotte (sur le marché de Sizun)

Un grand pot de 500 gr fromage blanc de chèvre de La Ferme de Joséphine (sur le marché de Sizun)

3 gros œufs du poulailler

Sel de Guérande

Piment de la Jamaïque ou poivre noir, fraîchement moulu quoi qu’il en soit

200 grammes de champignons sauvages du Drennec en mélange (dont des cèpes si possible, sinon des champignons de Paris mais c’est moins bon, c’est certain)

4 oignons rosés de Roscoff

200 grammes d'échalotes grises

2 jolis bouquets de persil plat de Biodivy (march é de Sizun)

Deux gros bouquets d’estragon du jardin

2 têtes d'ail

Un petit pot de miel

 

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Sortir l’oie du réfrigérateur quelques heures avant le début de la cuisson pour l’amener à température ambiante : ôter l’excédent de graisse de la cavité, le cas échéant.

Éplucher les oignons et les échalotes, puis les détailler en très petits dés, de même que les champignons, préalablement essuyés.

Ciseler très finement au couteau les herbes (feuilles d’estragon, feuilles et tiges de persil) ;

Dans une jatte, mélanger les oignons, les échalotes, les herbes, les champignons, les œufs et le fromage blanc de chèvre. Saler légèrement et poivrer énergiquement. Placer le tout dans un sachet type sachet de congélation (ou une poche à douille). Réserver au réfrigérateur le temps d’apprêter la volaille.

Placer l’oie sur une planche à découper et soulever délicatement la peau des suprêmes en glissant les doigts. Il faut le faire doucement mais fermement et, surtout, ne pas déchirer la peau. Cela prend un peu de temps et ce n’est pas très ragoutant. Sortir le sachet de farce du congélateur, couper un angle à l’aide d’une paire de ciseaux puis insérer la farce sous la peau, sur toute la surface qui recouvre les blancs. Farcir ensuite l’intérieur avec la farce restant. Fermer l’ouverture le cas échéant à l’aide d’un fil et d’une aiguille. Sinon, joindre les extrémités des pilons et les lier à l’aide d’une ficelle de cuisine. Bref, il faut éviter à la farce de se répandre dans le plat. Disposer les gousses d'ail en chemise tout autour de la bestiole.

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Préchauffer le four sur 160°, chaleur douce donc. Badigeonner au pinceau l’oie avec le miel, saler, poivrer et enfourner pour environ quatre heures (il faut compter une heure de cuisson par kilo). Toutes les heures, tourner délicatement l’oie sur le flanc gauche, puis sur le flanc droit, puis sur le dos. Arroser la volaille du jus de cuisson à chacune de ces occasions.

Pendant la cuisson de l’oie, préparer tout simplement une belle écrasée de pomme de terre parfumée à la courge muscade (deux tiers de pommes de terre, un tiers de courge et un gros morceau de beurre, du sel et du poivre).

Lorsque l’oie est cuite, la placer sur un plat de service et la découper devant les convives qui doivent alors saliver ! Proposer l’écrasée de légumes ainsi que la farce et le jus de cuisson.