Tout ce qui vient de la mer jolie...

29 octobre 2018

Elisa Mercoeur, les Grands Hommes et une verrine multicolore et parfumée!

« Lorsque je vins m’asseoir au festin de la vie, Quand on passa la coupe au convive nouveau, J’ignorais le dégoût dont l’ivresse est suivie, Et le poids d’une chaîne à son dernier anneau. » (Elisa Mercoeur) C’est dans un pays meurtri par l’orage révolutionnaire -et alors que la lame de la guillotine n’a pas encore séché au lendemain de la Terreur- que voit le jour l’étoile filante bretonne du Romantisme français. L’histoire retiendra simplement qu’une petite fille vit le jour au mitan de 1809, une plume délicate greffée au... [Lire la suite]

24 juillet 2018

Temps Fête, Yvonne la sardinière, les presses à sardines et des rillettes de sardine grillées et fumées

« Yvonne la sardinière, Chaque soir au bord de l’eau, S’en allait, coquette et fière Bonnet blanc, petits sabots, Retrouver son matelot. Ohé ! Ohé ! Sardinière gentille, Pour ne pas rester fille, Allez au bord de l’eau, Choisissez votre matelot. (bis) » Temps Fête lève le rideau à Douarnenez qui voit converger des quatre points cardinaux sur la mer jolie une flottille bigarrée. Douarnenez, très modeste port de pêche aujourd’hui, est un lieu à part qui entremêle industrie et histoire, fêtes populaires et... [Lire la suite]
20 juin 2018

Rose Héré, une héroïne ouessantine, et une soupe de congre au vin rouge pour un cargo pinardier en péril

Voie maritime délicate, le rail d’Ouessant est une portion étranglée d’autoroute de la mer au trafic extrêmement dense, ce qui, si l’on prend en compte des paramètres antédiluviens, -comme par la proximité d’une côte acérée, des conditions météorologiques qu’on qualifiera pudiquement de versatiles-, combinés à des impératifs de rentabilité très ancrés dans notre temps rend les conditions de navigation parfois périlleuses… La liste est bien (trop) longue des accidents dramatiques ayant défiguré cette côte nord du Finistère qui voit... [Lire la suite]
19 juin 2018

Anita Conti, de la Casamance à Terre-Neuve, les forçats de la mer, et une soupe du Ponant aux joues de cabillaud et palourdes

« Elles ont durement lutté.     Les glaces denses Avaient meurtri leurs corps, et les vents qui hurlèrent Du bordé jusqu'aux mâtures hautes, fauchèrent Des hommes, sous les agrès rompus. Les cadences Mortelles de la mer ont rythmé ce combat Sans fin, jour après jour, jusques aux soirs fatals. Les triomphantes sont rentrées aux ports natals, Elles y paient rançon des nefs sombrées, là-bas. (…) » (Cimetières de navires-goélettes, Anita Conti) Touchée par l’indécente abondance et l’incroyable gaspillage des... [Lire la suite]
17 septembre 2017

Les moules de l'Aber Wrac'h aux oignons de Roscoff, au cidre et aux pommes du Gouezou à partager avec le diable...

« La foi au diable est l'envers de la foi en Dieu. L'une prouve l'autre. Qui ne croit pas un peu au diable ne croit pas beaucoup en Dieu. Qui croit au soleil doit croire à l'ombre. Le diable est la nuit de Dieu. Qu'est-ce que la nuit ? La preuve du jour. » (L'Homme qui rit, Victor Hugo, 1869) En Bretagne, le Diable a souvent affaire à plus retors que lui… Il était une fois, il y a bien longtemps, un vieil homme, Maître Uguen, meunier de son état au village de Prat Paol à Plouguerneau. Sage, roué mais usé par les années,... [Lire la suite]
21 août 2017

Coques aux cocos. Parce que c'est rigolo...

 Avec l’arrivée des Cocos de Paimpol sur les étals, se profilent la fin de l’été et la faim des haricots… Avec son nom rigolo qui sonne comme une blague de cour d’école maternelle –le comique de répétition s’y épanouit joyeusement-, le coco paimpolais est une légumineuse tout à fait délicieuse, saisonnière et éphémère. Pour l’apprécier à sa juste mesure, foin de complications, le choix de la simplicité s’impose comme une évidence tranquille. On peut le faire rencontrer, au creux d’une cocotte, une foule de compagnons d’armor... [Lire la suite]

15 août 2017

Tartare de tomates anciennes, citron confit et saumon sauvage de l'Elorn: tout un poème !

La rue  s'est remplie de tomates midi, été, la lumière se coupe en deux moitiés de tomate, dans les rues le jus coule. En décembre la tomate se déchaîne, envahit les cuisines, s'introduit dans les repas s'assied calmement sur les buffets, parmi les verres, les beurriers, les salières bleues. Elle a une lumière propre, une majesté bénigne. Nous devons, par malheur, l'assassiner : le couteau plonge dans sa pulpe vivante, c'est un rouge viscère, un soleil ... [Lire la suite]
23 juin 2017

Jeanne la Tigresse Bretonne, vendetta septentrionale et moules citron et piments

On ne se méfie jamais assez des femmes en général et des Bretonnes en particulier. S’exposer à leur courroux s’avère souvent cuisant comme le montre l’édifiante histoire de la première femme corsaire de tous les temps, Jeanne la Tigresse Bretonne… Et cette histoire fascine encore. Jeanne-Louise de Belleville serait née vers 1300 à Belleville-sur-Vie, en Vendée. Mariée à 13 ans, mère à 15 ans et veuve à 28 ans, elle contracte un deuxième hyménée–annulé par le Pape Jean XXII-, puis épouse en troisièmes noces le seigneur... [Lire la suite]
Posté par Gouezou à 19:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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14 mars 2017

Osez Joséphine : conserves de sardines au citron confit

 « Debout ! les damnés de la terre ! Debout ! les forçats de la faim ! » C’est bien l'état de misère des salaires des grévistes alors que la livre de beurre coûtait la valeur de 10 heures de travail, le kilo de pain 1,25 et le litre de lait plus qu'une heure de travail de sardinière qui a généré la dure révolte des Penn Sardin au nombre desquelles figure la future première femme élue à l'échelle de la Bretagne, tous scrutins confondus, parmi la poignée de femmes élues pour la première fois en France, en 1925.... [Lire la suite]
28 février 2017

Les pâtes de blé noir aux crevettes sautées au citron et aux pistaches pour les femmes de Barbe Bleue

Et si je vous disais que le Barbe Bleue de votre enfance, le monstre sanguinaire, l’époux barbare, celui dont Charles Perrault a capturé l’histoire pour l’épingler dans Les Contes de Ma Mère L’Oye, était breton ? A la croisée des mythes et des contes, le conte breton de Barbe-Bleue emprunte dès le VIème siècle à Cronos et à Œdipe -et même un petit peu à Ganesh- dans la version de cette histoire tragique mais bien sûr édifiante et finalement christianisée. On en doit notamment une version à Emile Souvestre -romancier morlaisien... [Lire la suite]