Tout ce qui vient de la mer jolie...

17 septembre 2017

Les moules de l'Aber Wrac'h aux oignons de Roscoff, au cidre et aux pommes du Gouezou à partager avec le diable...

« La foi au diable est l'envers de la foi en Dieu. L'une prouve l'autre. Qui ne croit pas un peu au diable ne croit pas beaucoup en Dieu. Qui croit au soleil doit croire à l'ombre. Le diable est la nuit de Dieu. Qu'est-ce que la nuit ? La preuve du jour. » (L'Homme qui rit, Victor Hugo, 1869) En Bretagne, le Diable a souvent affaire à plus retors que lui… Il était une fois, il y a bien longtemps, un vieil homme, Maître Uguen, meunier de son état au village de Prat Paol à Plouguerneau. Sage, roué mais usé par les années,... [Lire la suite]

21 août 2017

Coques aux cocos. Parce que c'est rigolo...

 Avec l’arrivée des Cocos de Paimpol sur les étals, se profilent la fin de l’été et la faim des haricots… Avec son nom rigolo qui sonne comme une blague de cour d’école maternelle –le comique de répétition s’y épanouit joyeusement-, le coco paimpolais est une légumineuse tout à fait délicieuse, saisonnière et éphémère. Pour l’apprécier à sa juste mesure, foin de complications, le choix de la simplicité s’impose comme une évidence tranquille. On peut le faire rencontrer, au creux d’une cocotte, une foule de compagnons d’armor... [Lire la suite]
15 août 2017

Tartare de tomates anciennes, citron confit et saumon sauvage de l'Elorn: tout un poème !

La rue  s'est remplie de tomates midi, été, la lumière se coupe en deux moitiés de tomate, dans les rues le jus coule. En décembre la tomate se déchaîne, envahit les cuisines, s'introduit dans les repas s'assied calmement sur les buffets, parmi les verres, les beurriers, les salières bleues. Elle a une lumière propre, une majesté bénigne. Nous devons, par malheur, l'assassiner : le couteau plonge dans sa pulpe vivante, c'est un rouge viscère, un soleil ... [Lire la suite]
23 juin 2017

Jeanne la Tigresse Bretonne, vendetta septentrionale et moules citron et piments

On ne se méfie jamais assez des femmes en général et des Bretonnes en particulier. S’exposer à leur courroux s’avère souvent cuisant comme le montre l’édifiante histoire de la première femme corsaire de tous les temps, Jeanne la Tigresse Bretonne… Et cette histoire fascine encore. Jeanne-Louise de Belleville serait née vers 1300 à Belleville-sur-Vie, en Vendée. Mariée à 13 ans, mère à 15 ans et veuve à 28 ans, elle contracte un deuxième hyménée–annulé par le Pape Jean XXII-, puis épouse en troisièmes noces le seigneur... [Lire la suite]
Posté par Gouezou à 19:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
14 mars 2017

Osez Joséphine : conserves de sardines au citron confit

 « Debout ! les damnés de la terre ! Debout ! les forçats de la faim ! » C’est bien l'état de misère des salaires des grévistes alors que la livre de beurre coûtait la valeur de 10 heures de travail, le kilo de pain 1,25 et le litre de lait plus qu'une heure de travail de sardinière qui a généré la dure révolte des Penn Sardin au nombre desquelles figure la future première femme élue à l'échelle de la Bretagne, tous scrutins confondus, parmi la poignée de femmes élues pour la première fois en France, en 1925.... [Lire la suite]
28 février 2017

Les pâtes de blé noir aux crevettes sautées au citron et aux pistaches pour les femmes de Barbe Bleue

Et si je vous disais que le Barbe Bleue de votre enfance, le monstre sanguinaire, l’époux barbare, celui dont Charles Perrault a capturé l’histoire pour l’épingler dans Les Contes de Ma Mère L’Oye, était breton ? A la croisée des mythes et des contes, le conte breton de Barbe-Bleue emprunte dès le VIème siècle à Cronos et à Œdipe -et même un petit peu à Ganesh- dans la version de cette histoire tragique mais bien sûr édifiante et finalement christianisée. On en doit notamment une version à Emile Souvestre -romancier morlaisien... [Lire la suite]

19 février 2017

Pourquoi la mer est salée et soupe à l'eau de mer et parures de lieu...

Avez-vous jamais goûté l'eau de mer, par inadvertance ou par accident ? Pouah, que c'est salé ! Et pourtant des milliers et des milliers de poissons, de coquillages, de crustacés, de plantes et bien d’autres formes de vie improbables ne peuvent vivre que dans la mer, et dans la mer … salée. Mais au fait, savez-vous pourquoi la mer est salée ? Voici ce que m'a expliqué un vieux pêcheur du Dourduff, et vous savez que les vieux pêcheurs, surtout ceux du Dourduff, ne mentent jamais. Et leur mémoire est aussi fertile... [Lire la suite]
Posté par Gouezou à 21:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
30 décembre 2016

Terrine de lotte au kari Gosse et au citron caviar au menu de la Taverne des Malfoutus

  Le Domaine de Trévarez est rentré dans le cercle aussi fermé que prestigieux des Jardins d’Excellence au vu de sa très belle collection de camélias. Ce parc, en tant que jardin mixte, est un jardin remarquable. Il s'agit à l'origine d'un vaste parc à l'anglaise de 85 hectares, planté de nombreux arbustes ornementaux (par exemple on y trouve encore aujourd'hui 160 camélias centenaires), au sein duquel se nichent plusieurs jardins : la carrière romantique, le "jardin japonais", le jardin italien, le jardin régulier… La mise en... [Lire la suite]
20 novembre 2016

Burgers de thon, cocos de Paimpol et graines de blé noir sous la dictée...

"La dictée est une musique, celle de la voix du maître qui insiste sur les liaisons, celle de la plume qui gratte le papier. Elle donne le rythme, parfois effréné, parfois lancinant, d'un pays sûr de lui, où l'histoire est figée, la géographie magnifiée, la famille idéalisée et surtout l'orthographe réglementée. Pourtant, la dictée est un univers d'hésitation, celle du bon accord, du doublement de consonne et de l'accent bien orienté. La dictée se présente inaltérable, intemporelle, mais elle évolue sans cesse, selon l'air du temps,... [Lire la suite]
16 octobre 2016

Saint-Jacques laquées à la gelée de pomme, Germaine de Brasparts rôties et cannelle de Ceylan

      Depuis l'Antiquité, on portait des coquillages pour se préserver de la sorcellerie, du mauvais sort et de toutes sortes de maladies. L'iconographie chrétienne de la coquille n'apparaît que bien plus tard, avec le culte voué à saint Jacques en ce début du Moyen Âge. Sans doute pour des raisons symboliques, la coquille s'est imposée comme attribut de l'apôtre et a donc pris le nom de saint Jacques. Petit à petit, cousue sur le chapeau, sur le sac ou sur le manteau, elle va devenir l'emblème, non seulement des... [Lire la suite]