Plats uniques à partager en bonne compagnie. A table!
21 juin 2018

Poulet tantad au lait, au citron, à la cannelle et à la sauge: c'est bientôt la Saint-Jean !

  Tantadou ou feux de Saint-Jean sonnent les trois coups de l’été, à Saint-Cadou et à Botmeur comme ailleurs ! Cette coutume immémoriale, qu’on retrouve un peu partout en Europe -comme au Moyen-Orient-, et notamment en Bretagne, plongerait ses racines dans le panthéon celte et les pratiques liées à la célébration des mystères de la nature : le soleil, la lune, les saisons, les récoltes, … Le solstice d’été, qui voit s’achever l’allongement des jours, s’installer l’été et le temps des moissons, est ainsi l’occasion... [Lire la suite]

08 mai 2018

La Résistance, une évidence à Trédudon-le-Moine, et un céleri-rave confit au citron, aux herbes et à l'huile d'olive

Bientôt trois quarts de siècle que la deuxième guerre mondiale s’est achevée qui éloignent de nous imperceptiblement les souvenirs sépias des anciens… Et pourtant, c’était hier. Si l’Histoire, la grande, celle avec un H majuscule, portée par les institutions, retiendra que les Sénans ont constitué un quart de la France résistante embarquée vers le Royaume-Uni dans le sillage de de Gaulle –ce qui vaudra à l’île de Sein de devenir une des cinq communes distinguées par le prestigieux titre de Compagnon de la Libération en 1946-, on... [Lire la suite]
06 mai 2018

Allée couverte, fées, diable et risotto d'orge aux herbes

Sur ces terres austères sur lesquelles ont toujours davantage poussé les cailloux que le froment, les pierres debout, les tables de pierre et les allées couvertes témoignent d’un temps dont on sait peu de choses encore. A quelques minutes du Gouezou, non loin de la route des korrigans, bien avant le mont Saint-Michel et sa noce de pierres mégalithique, navigue un vaisseau funéraire immobile qui met le cap vers l’au-delà depuis la nuit des temps : l’allée couverte du Mougau Vian, sur la commune de Commana. Longue de quatorze mètres,... [Lire la suite]
13 avril 2018

Un fils de jardinier, une fille de roi, trois poils de la barbe d'or du diable et une omelette soufflée à l'ail des ours

Kement-man oa d’ann amzer Ma ho devoa dennt ar ier. Ceci se passait du temps Où les poules avaient des dents… Un bien sage, vieux et fécond jardinier servait un puissant roi de l’Arrée qui aimait beaucoup à s’entretenir avec lui des choses du monde et de la vie. Le roi lui dit un jour : - Tu sembles bien sombre, mon fidèle jardinier. Pourtant, je viens d’apprendre que ta femme attend à nouveau un enfant ! - Oui, sire, et je serai bientôt père pour la septième fois, car, comme vous le savez, j’ai déjà six fils qui font mon... [Lire la suite]
10 avril 2018

Théodore Botrel et Frédéric Le Guyader, explorateurs, et un gratin de pâtes à la butternut rôtie, à la sauge et au chèvre affiné

« Quittant ses genêts et sa lande Quand le Breton se fait marin Pour aller aux pêches d'Islande Voici quel est le doux refrain Que le pauvre gars Fredonne tout bas : « J'aime Paimpol et sa falaise Son église et son Grand Pardon J'aime surtout la Paimpolaise Qui m'attend au pays breton » » On savait que Ponson du Terrail prenait des libertés avec les sciences naturelles (on se souvient avec gourmandise de son inénarrable : « Sa main était aussi froide que celle d'un serpent ») mais il faut bien reconnaître que Théodore... [Lire la suite]
09 avril 2018

Un poète truculent, des monts d'Arrée gourmands et une joue de boeuf confite au caramel de cidre

Si les collecteurs de contes ont fiévreusement,  dès le XIXème siècle, arpenté les landes de l’Arrée pour capturer dans leurs filets à papillons littéraires les histoires de géants, de fées et de korrigans, d’autres artistes sensibles ont aussi fureté, le nez au vent, sur les sentiers de cette étrange montagne usée et à travers les villages austères couverts d’ardoise anthracite. Parmi les plumes oubliées, celle de Frédéric Le Guyader  résonne joliment dans cette garrigue septentrionale . "Sans médire d'aucun district,... [Lire la suite]

28 mars 2018

La fée électricité, la machine à laver, les lavandières de la nuit et un koresh d'agneau au yuzu et aux asperges vertes

Mais je vous parle d’un temps où tout allait moins vite… Aussi peu probable que cela puisse paraître, c’est en 1942, en plein milieu de la tourmente mondiale que la fée électricité, fabuleuse révolution technologique, fit son apparition au Gouezou alors couvert d’un épais manteau de neige. Cet hiver-là, les maisons du hameau furent donc câblées et alimentées en électricité, non pas grâce aux travaux d’EDF qui avait d’autres chats à fouetter en ces temps troublés mais à l’ingéniosité d’un astucieux électricien de Sizun, Jean Quéré. ... [Lire la suite]
25 mars 2018

Encore un coup des poulpiks! Rond de gite parfumé aux épices douces et sa petite sauce aigre-douce aux cassis

Ce matin, au petit jour, il manquait quelque chose au Gouezou. Oh ! pas grand-chose. Un tout petit rien au fond. Un éclat de temps était manquant. Bien sûr, on vous dira que cette petite heure enfuie, évanouie dans la nuit, est le résultat d’une décision politique, administrative et réglementaire. Baliverne et billevesée ! Coquecigrue et ânerie ! Et le moins que puisse faire le Gouezou, c'est de vous dévoiler la vérité vraie en ce jour de la procrastination… Il était une fois, il y a bien longtemps… A cette époque, à l’aube des... [Lire la suite]
17 mars 2018

L'origine du lac Saint-Michel, un petit coq noir, un plat de pommes de terre rôties au jus de pomme et à la sauge

Savez-vous l’origine du lac Saint-Michel ? D’aucuns, savants moisis et clercs chafouins, vous diront que les marais et les tourbières du Yeun Elez ont été mis en eau entre 1929 et 1936 pour créer un lac artificiel de quatre cent cinquante hectares… Balivernes et sornettes. Fadaises et calembredaines. Je vais vous dire un conte aimable, Vous le croirez : il est croyable. Et il n’y a dedans rien de faux, Sinon peut être deux ou trois mots. Dans les temps anciens alors que les miracles étaient aussi courants que les baptêmes... [Lire la suite]
04 mars 2018

Lundi, des patates; mardi, des patates; mercredi, des patates... Pommes de terre et lard rôtis au bouillon de blé noir et citron

En dehors des céréales, les familles des Monts d’Arrée, et plus particulièrement la petite communauté paysanne du Gouezou, cultivaient des plantes fourragères : betteraves, rutabagas et panais. Dès le printemps, le fumier entassé dans la cour des fermes était chargé dans les charrettes et transporté dans les champs où on le déversait en petits tas distants de quelques mètres afin de l’épandre régulièrement sur le sol à la fourche. Ensuite venaient les labours au brabant tiré par un solide cheval placide –postier ou trait-. Puis la... [Lire la suite]