Desserts, confiture, gâteaux, goûters et petits déjeuners: toutes les gourmandises!
15 octobre 2018

Nasr Eddine Hodja, le Sultan, le pommier... Et du beurre de pomme Germaine de Brasparts, noisettes torréfiées, miel et épices

Entre complexité et opacité vertigineuses des sources, que sait-on de  Nasr Eddin Hodja ? Que ce personnage de contes philosophicomique a sans doute existé, au XIIIème siècle, mais qu'il aurait pu être le bouffon du sanguinaire Timour Lenk, Pied de Fer, Tamerlan le boiteux, le sanguinaire conquérant tatar de la fin du XIVe siècle ou encore qu'il aurait aussi pu exister bien avant ; bref, on ne sait pas grand chose. Il nous viendrait principalement de Turquie, monté sur son âne, barbe blanche au vent aussi ronde que sa... [Lire la suite]

14 octobre 2018

Sérusier, Ségalen, Huelgoat et des samoussas de crêpes croustillants au beurre de pomme citron confit et gingembre

« Presque au dévaler du lugubre Menez Mikël, vous tombez dans le chaos, naguère encore vierge, du Huelgoat, -un chaos harmonieux, riant, saturé de senteurs sylvestres, sonore du concert des cascades au milieu des amoncellements de blocs moussus, séjour favori des plus attachantes fictions du naturalisme celtique avant que les cornes des automobiles n’en eussent chassé les dieux. Toute la Bretagne intérieure, d’accès parfois si rébarbatif, est pleine de ces surprises enchantées. » (Anatole Le Braz) La vocation touristique de... [Lire la suite]
03 octobre 2018

La plus grande noce des Monts d'Arrée et un millefeuilles fraises et noisettes

« Les sonneurs descendus des vieux monts de Cornouailles Ont célébré ta noce au son des instruments. Le bouquet nuptial, envié des amants, A brillé sur ton sein au jour de l’hyménée. Chez ton père, pendant une longue journée, Des convives, venus au nombre de trois cents, Ont fêté ton bonheur en festins innocents.» (Adrien de Carné, 1854/1943) Ceci s’est passé dans les Montagnes d’Arrée à l’époque où les œufs valaient quatre-vingt centimes la douzaine, la livre de beurre un franc soixante-quinze, c’est-à-dire bien avant... [Lire la suite]
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02 octobre 2018

Le portezer, la fille du meunier, le froment et les crêpes de Sizun: beurre de pomme au citron et au gingembre

« Un den evurus betek e zaou veud Zo dindan roched pep portezer bleud. ’Vel-se oa, pe dost, lavar kozh gwechall, Mar na blij ket deoc’h… gwiskit-eñ ’hent-all ! » (Gabriel Le Febvre, 1863-1927) Un homme parfaitement heureux / se cache sous chaque chemise de garçon meunier / c'est ce qu'on disait dans le temps du moins / si vous n'y croyez pas, enfilez-en une … Il y a bien longtemps, Lann naquit à la saint-Michel, un jour d’automne, un jour de bruine et de brume aux puissants parfums d’humus et de pommes, alors que... [Lire la suite]
14 septembre 2018

Mille-feuilles au citron intense, aux baies sauvages et aux fleurs sur la table de Mélanie Rouat

« Vers le début de ce siècle, l'éminente et millénaire supériorité de la cuisine française fut menacée par deux fléaux : le snobisme de la cuisine anonyme et cosmopolite qui sévissait dans tous les palaces et caravansérails de l'univers, et le goût suranné de cette cuisine compliquée et tarabiscotée qui tendait à dissimuler les saveurs et les arômes et à présenter sous des noms bizarres et prétentieux des plats où la chimie se mêle à la prestidigitation.» (Curnonsky, Prince des Gastronomes) Si une heureuse anachronie avait... [Lire la suite]
31 juillet 2018

Le temps des confitures! Confiture de prune aux baies de sureau et à la badiane

Les petits déjeuners au Gouezou, qu’ils soient pris en terrasse au soleil doré du matin ou à l’intérieur à l’abri des vents coulis ou de la bruine, sont l’occasion de proposer une ribambelle de confitures, de marmelades et de tartinades aux hôtes encore ensommeillés. Si ces petits pots fruités, parfumés et colorés sont aujourd’hui une évidence, il n’en a pas toujours été ainsi : ces lichouseries ne sont apparues que tardivement en Europe car le sucre, ingrédient incontournable, était pratiquement inconnu jusqu'à l'époque des... [Lire la suite]

04 juillet 2018

Les coiffes bretonnes et un clafoutis aux abricots, au miel et aux fleurs de thym

A l’heure où un bras de fer s’expose dans la presse et agite les réseaux sociaux sur le conflit qui oppose l’académie de Rennes et les lycéens Diwan [sur la correction des copies de l’épreuve de mathématique du baccalauréat rédigées en breton] tandis que Bécassine de Podalydes est toujours à l’affiche, la question se pose de ce qu’est la "bretonnitude" : la langue ? la crêpe au beurre ? la gavotte ? la bombarde ? les contes ? les coiffes ? Alors que les premières vagues de touristes vont s’échouer... [Lire la suite]
29 juin 2018

Les Korrigans, un bébé, une sorcière et une petite crème soyeuse au chocolat blanc et abricots rôtis au miel et à la lavande

Le clan des Korrigans du Mont Saint-Michel-de-Brasparts entra un jour de juin en grande liesse car on venait à célébrer les noces de la fille du roi, délicieuse petite princesse d’à peine cent vingt-trois ans, au fils du roi du clan de Roc’h Trévezel qui venait tout juste, quant à lui, de souffler cent cinquante-sept bougies. Le petit peuple des Korrigans voyait dans la fraîcheur de cet hyménée des promesses de libations, de fêtes et de sarabandes, mais aussi de paix et de bonheur. Les deux montagnes se faisant face furent... [Lire la suite]
13 juin 2018

Une femme libre, de la terre et des vers, et une panna cotta à l'anis vert et aux fraises de Plougastel de pleine terre

Et si… Et si... Et si Marie-Angèle Duval n’était pas née fille, bretonne, paysanne et pauvre... Cédons à l’uchronie et rêvons en technicolor : en 1905, Anjela naît garçon dans un milieu aisé, citadin et lettré. Après de longues et brillantes études –hypokhâgne et khâgne-, encouragée par des parents cultivés, poussée par ses maîtres,  distinguée par un éditeur parisien empressé, elle écrit, rencontre la presse et le succès, fait un joli mariage et de beaux enfants, collectionne les maîtresses et les prix, entre à l’Académie... [Lire la suite]
05 mai 2018

Un prince, une bergère, une piscine en forme de coeur, un navire à vapeur et une gelée de lilas...

Descendons de la montagne usée de l’Arrée et suivons l'Élorn qui de sauvage et capricieux en amont de Landerneau devient languide et versatile avec les marées une fois le pont habité passé… Et remontons le temps, on n’est pas à un paradoxe près. Une gravure du “Voyage dans le Finistère” de Cambry témoigne de la présence dans le port de Landerneau, en 1835, d’un bateau à vapeur et de ses roues à aube. En 1864, un an avant la toute première entrée en gare de Landerneau de la première locomotive, le service existait encore et un... [Lire la suite]