18 novembre 2017

La jolie tarte InnerMoon, musicale et gourmande, aux pommes et au romarin!

Il y a des rencontres… improbables. Il y a des fusions… à l’unisson. Il y a des projets… passionnés. Avancer. Mettre un pied devant l’autre. Comme les paroles rencontrent la musique, Mikaela et Gildas se sont croisés au pays de la chanson. Elle, la voix profonde et légère, ancrée des deux pieds nus dans le sol ; lui, caressant les cordes de sa guitare des ongles et de la pulpe des doigts. De cette fusion musicale est né à l’unisson InnerMoon, un étonnant duo au répertoire vibrant, de couplets en refrains, de reprises en... [Lire la suite]

05 novembre 2017

Jeanne la Flamme et Jeanne la Boîteuse: la guerre des deux Jeanne et une panna cotta double, coco vanille et mangue citron vert

Quoi de plus dangereux qu’une Jeanne qui défend ses intérêts ? Deux Jeanne pardi –voire trois- ! A l’orée du XIVème siècle, trois Jeanne voient le jour et ne vont pas se gêner pour taper dans les gamelles de l’Histoire… Si l’une, Jeanne la Tigresse (1300/1359), va déployer une vendetta féroce sur la mer jolie, les deux autres, Jeanne la Flamme (1295/1374) et Jeanne la Boiteuse (1324/1384), vont s’affronter avec détermination dans la conquête du duché de Bretagne au fil de ce qui portera bientôt le nom de la Guerre des... [Lire la suite]
05 novembre 2017

La Ferme de Joséphine, du fromage de chèvre, des mini cannelés au chèvre, au chorizo et à la marjolaine

Quitter le bourg de Sizun en direction de Commana, prendre la route en pente douce vers Launay et s’arrêter lorsqu’on entend chantonner joliment l’Elorn au creux de la vallée. Entre l’austère four à pain d'hier qui tente d’échapper aux herbes folles et le salon de jardin rose tyrien et gris anthracite, se trouve la Ferme de Joséphine. Entre une Arche de Noé et un inventaire à la Prévert, on trouve depuis quelques mois au Launay un joyeux troupeau de biquettes dont les élégantes chèvres des fossés –race bretonne sauvée de l’oubli,... [Lire la suite]
01 novembre 2017

Le beurre et l'argent du beurre...

En ces temps troublés de disette beurrière, on constate de profondes modifications de l’attitude des consommateurs, démunis, les bras ballants devant les rayonnages vides des grandes surfaces. On s’encourage d’un regard –lourd de sens-, on ose même se parler reconnaissant en autrui un authentique compagnon de galère, une autre victime expiatoire sur l’autel de la grande consommation, on partage son désarroi sur les réseaux sociaux à grand renfort de photographies angoissantes de rayons vides… Des informations circulent sous cape : «... [Lire la suite]
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29 octobre 2017

Des simples pommes de terre rôties aux herbes de l'Arrée pour une Alouette comme une étoile filante...

« Dans les tourbières, Dans les bruyères, Vont les damnés. Vaines prières, Des cimetières De conjurés…   Des âmes pleurent, Des espoirs meurent Dans le néant. Des morts se leurrent, D’autres effleurent L’enfer béant ! Toute tristesse Devient détresse Dans les marais. Nulle tendresse, Nulle caresse N’y fut jamais. (…) Mon cœur s’abuse, Mon esprit s’use Et chaque soir Plus je m’accuse, Plus je m’excuse D’un grand espoir." (Le Chant des Marais, Fañch Abgrall) Il était une fois -en 1906 pour être... [Lire la suite]
24 octobre 2017

Une petite douceur pour l'Ankou: flan pâtissier aux pommes confites caramélisées

« L’Ankou est l’ouvrier de la mort (oberour ar maro). Le dernier mort de l’année, dans chaque paroisse, devient l’Ankou de cette paroisse pour l’année suivante. Quand il y a eu, dans l’année, plus de décès que d’habitude, on dit en parlant de l’Ankou en fonction: - War ma fé, heman zo eun Anko drouk. (Sur ma foi, celui-ci est un Ankou méchant.) On dépeint l’Ankou, tantôt comme un homme très grand et très maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d’un large feutre; tantôt sous la forme d’un squelette drapé d’un... [Lire la suite]

21 octobre 2017

Vefa de Saint-Pierre, aventurière sans complexe, et sauté de boeuf Black Angus, baselle et baie de passion

Née en 1872, dans ce qu’on appellera longtemps les Côtes-du-Nord (désormais les  touristico-compatibles Côtes d’Armor), la comtesse Geneviève de Méhérenc de Saint-Pierre, dite Véfa, regrette amèrement dès l’enfance de n’être pas un garçon pour embrasser l’aventureuse carrière d’officier de marine. Ça commence donc mal. Comme cette jeune aristocrate refuse le joug du mariage, elle prendra sous le nom de Sœur Paul-Augustin l’habit de la communauté oblate pendant quinze ans, sans jamais prononcer ses vœux perpétuels. Elle court... [Lire la suite]
20 octobre 2017

Messire Hok Braz, Gargantua des Monts d'Arrée, et la courge rôtie et farcie au canard et aux cèpes

« Du temps que la rade de Brest n’était qu’un petit ruisseau où la mer montait à peine dans les grandes marées, il y avait entre Daoulas et Landerneau, un géant, un géant comme on n’en a jamais vu. - Il était grand comme la tour du Kreisker, peut-être ? - Allez. - Comme le Ménez-Hom ? - Allez encore. - Haut comme les nuages apparemment ? - Allez toujours. Quand vous iriez jusqu’à la calotte du ciel, mon ami, vous n’y seriez pas tout à fait. - Mais alors où ce malheureux pouvait-il se loger ? - Ah ! voilà l’affaire ! Messire... [Lire la suite]
18 octobre 2017

Marie de Kerstrat, une aventurière du septième art et un velouté de courge au gingembre et au curcuma frais

Marie Anne Joséphine Charlotte de Tréouret de Kerstrat est un véritable personnage flamboyant de roman d’aventure aussi étonnant que Véfa de Saint-Pierre. Née au mitan du XIXème siècle près de Quimper, cette délicieuse aristocrate un peu fêlée fait voler en éclat les convenances, plaque sans façon son milieu pour des raisons rocambolesques, invente l’accueil touristique avant d'embrasser l’art naissant du cinéma et de courir le nouveau monde en véritable VRP des frères Lumière et de Georges Méliès… Rien de moins. Fille de Joseph... [Lire la suite]
11 octobre 2017

Maison à apothéis, juloded et camembert chaud à la pomme rôtie et noisettes torréfiées

L’aristocratie paysanne atypique des juloded, cette caste aisée de maîtres-toiliers, à la fois paysans et commerçants, qui a régné sans partage pendant quelques siècles florissants avant de s’effondrer, ruinée par les taxes royales et le manque de clairvoyance, a profondément modelé le territoire des monts d’Arrée. Bien sûr, on pense tout d’abord aux folies architecturales des enclos paroissiaux dont la dentelle de pierre d’une statuaire improbable et l’élégante démesure des clochers fusiformes étonnent encore aujourd’hui le... [Lire la suite]