08 novembre 2018

Compère Lapin qui voulait être encore plus malin, curry légumineuses, légumes, fruits et herbes fraîches

Gwechall ' oa gwechall ha hirio zo un amzer all." : "Autrefois était autrefois, et aujourd'hui est un autre temps. Ecoutez et vous entendrez. C'est un conte extraordinaire cent fois plus vieux que père et mère mais il faut seller votre chien, si vous voulez comprendre bien… Un beau jour, Compère Lapin, qui vivait au Gouezou dans une très jolie garenne et qui était déjà très très malin, se dit qu'il n'était pas assez malin. On ne se contente assez rarement de ce qu’on a. Alors il prit une grand échelle et il alla trouver son... [Lire la suite]

06 novembre 2018

Les Bretons dans la tourmente de la Grande Guerre et un pain de la liberté au blé noir, au jus de pomme et aux graines de lin

  « La Victoire avant tout sera De bien voir au loin De tout voir De près Et que tout ait un nom nouveau » (La Victoire, Calligrammes, Apolinaire) On sait que les Bretons ont payé un très lourd tribut lors du premier conflit mondial, ce qui a d’ailleurs été l’occasion de vifs échanges et d’âpres polémiques autour des chiffres (on a longtemps soutenu  que 240 000 Bretons y a avait été sacrifiés, souvent en première ligne). Si le chiffre de 140 000 est sans doute plus près de la vérité, il n’en... [Lire la suite]
31 octobre 2018

Zénaïde Fleuriot, fleur de bruyère de la littérature de jeunesse du XIXème, et petite salade tiède de lentilles aux herbes

Petite scène de la vie quotidienne de la préparation au concours de recrutement des professeurs des écoles (CRPE). On étudie les genres littéraires et notamment le théâtre. On passe en revue un panel des pièces incontournables du répertoire, du moyen-âge à aujourd’hui. On lit, on interprète, on met en scène, on s’interroge. Après Racine, Molière, Musset et Hugo, on aborde Knock de Jules Romain. Madame Parpalaid, à Knock: « Sur le parcours, le paysage est délicieux. Zénaïde Fleuriot l'a décrit dans un de ses plus beaux romans,... [Lire la suite]
29 octobre 2018

Elisa Mercoeur, les Grands Hommes et une verrine multicolore et parfumée!

« Lorsque je vins m’asseoir au festin de la vie, Quand on passa la coupe au convive nouveau, J’ignorais le dégoût dont l’ivresse est suivie, Et le poids d’une chaîne à son dernier anneau. » (Elisa Mercoeur) C’est dans un pays meurtri par l’orage révolutionnaire -et alors que la lame de la guillotine n’a pas encore séché au lendemain de la Terreur- que voit le jour l’étoile filante bretonne du Romantisme français. L’histoire retiendra simplement qu’une petite fille vit le jour au mitan de 1809, une plume délicate greffée au... [Lire la suite]
15 octobre 2018

Nasr Eddine Hodja, le Sultan, le pommier... Et du beurre de pomme Germaine de Brasparts, noisettes torréfiées, miel et épices

Entre complexité et opacité vertigineuses des sources, que sait-on de  Nasr Eddin Hodja ? Que ce personnage de contes philosophicomique a sans doute existé, au XIIIème siècle, mais qu'il aurait pu être le bouffon du sanguinaire Timour Lenk, Pied de Fer, Tamerlan le boiteux, le sanguinaire conquérant tatar de la fin du XIVe siècle ou encore qu'il aurait aussi pu exister bien avant ; bref, on ne sait pas grand chose. Il nous viendrait principalement de Turquie, monté sur son âne, barbe blanche au vent aussi ronde que sa... [Lire la suite]
14 octobre 2018

Sérusier, Ségalen, Huelgoat et des samoussas de crêpes croustillants au beurre de pomme citron confit et gingembre

« Presque au dévaler du lugubre Menez Mikël, vous tombez dans le chaos, naguère encore vierge, du Huelgoat, -un chaos harmonieux, riant, saturé de senteurs sylvestres, sonore du concert des cascades au milieu des amoncellements de blocs moussus, séjour favori des plus attachantes fictions du naturalisme celtique avant que les cornes des automobiles n’en eussent chassé les dieux. Toute la Bretagne intérieure, d’accès parfois si rébarbatif, est pleine de ces surprises enchantées. » (Anatole Le Braz) La vocation touristique de... [Lire la suite]

11 octobre 2018

Le lièvre diabolique, le mécréant et un velouté pomme, céleri et châtaigne à la saucisse grillée et à la noisette

Alors que les jours raccourcissent inexorablement, volant chaque soir, chipant chaque matin des minutes au soleil pour nourrir la nuit, les forêts s’empourprent, les fougères roussissent, les châtaignes, les noisettes et les pommes se précipitent sur le sol : les austères monts d’Arrée frissonnent, se recroquevillent doucement pour entrer dans les mois noirs –miz du- qui alimentent les contes les plus effrayants. Le soir, on est tenté par une flambée crépitante qui ensoleille les maisons plongées dans la nuit : famille, amis,... [Lire la suite]
04 octobre 2018

Le petit tailleur de Locronan, le Diable et les costumes glazik. Riz au four aux derniers légumes d'été

Tout commence, tout prend forme, tout naît dans nos montagnes, Monts d’Arrée ou Montagnes Noires. Les contes qui ruissellent du toit de notre monde en attestent, c’est dire si c’est la vérité vraie, toute nue et parfaitement authentique. La preuve : comment expliquer l’exubérance bigarrée du méridional habit glazik et l’austérité du septentrional costume rouzik ? Une influence satanique assurément, murmure-t-on dans les Monts d’Arrée où l’on reste résolument bons chrétiens, en bons et austères léonards… Il était une fois, il y a... [Lire la suite]
03 octobre 2018

La plus grande noce des Monts d'Arrée et un millefeuilles fraises et noisettes

« Les sonneurs descendus des vieux monts de Cornouailles Ont célébré ta noce au son des instruments. Le bouquet nuptial, envié des amants, A brillé sur ton sein au jour de l’hyménée. Chez ton père, pendant une longue journée, Des convives, venus au nombre de trois cents, Ont fêté ton bonheur en festins innocents.» (Adrien de Carné, 1854/1943) Ceci s’est passé dans les Montagnes d’Arrée à l’époque où les œufs valaient quatre-vingt centimes la douzaine, la livre de beurre un franc soixante-quinze, c’est-à-dire bien avant... [Lire la suite]
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02 octobre 2018

Le portezer, la fille du meunier, le froment et les crêpes de Sizun: beurre de pomme au citron et au gingembre

« Un den evurus betek e zaou veud Zo dindan roched pep portezer bleud. ’Vel-se oa, pe dost, lavar kozh gwechall, Mar na blij ket deoc’h… gwiskit-eñ ’hent-all ! » (Gabriel Le Febvre, 1863-1927) Un homme parfaitement heureux / se cache sous chaque chemise de garçon meunier / c'est ce qu'on disait dans le temps du moins / si vous n'y croyez pas, enfilez-en une … Il y a bien longtemps, Lann naquit à la saint-Michel, un jour d’automne, un jour de bruine et de brume aux puissants parfums d’humus et de pommes, alors que... [Lire la suite]