11 octobre 2017

Maison à apothéis, juloded et camembert chaud à la pomme rôtie et noisettes torréfiées

L’aristocratie paysanne atypique des juloded, cette caste aisée de maîtres-toiliers, à la fois paysans et commerçants, qui a régné sans partage pendant quelques siècles florissants avant de s’effondrer, ruinée par les taxes royales et le manque de clairvoyance, a profondément modelé le territoire des monts d’Arrée. Bien sûr, on pense tout d’abord aux folies architecturales des enclos paroissiaux dont la dentelle de pierre d’une statuaire improbable et l’élégante démesure des clochers fusiformes étonnent encore aujourd’hui le... [Lire la suite]

09 octobre 2017

Les petits riens, le bonheur tout simple, une crème de poivron au chorizo et une poignée d'amis...

" Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages." (Barbey d’Aurevilly) Il est des petits riens qui marquent l’histoire d’une vie, d’un mouvement. Des petits riens que nous mesurons chemin faisant, dans des récits lus ou entendus. Des petits riens qui témoignent d’une présence à l’autre, aux autres. Des petits riens qui ont chacun une saveur bien particulière. Acides, sucrés, salés, ils assaisonnent nos existences et les éclaboussent de grands éclats de vie. Serait-ce ça, le bonheur? Le bonheur des petits... [Lire la suite]
08 octobre 2017

Saint-Rivoal d'hier et d'aujourd'hui et mafé de Black Angus des landes de l'Arrée...

"Les landes, les vallons et les marais de la montagne d’Arrée comptent parmi les plus intéressantes régions de Bretagne. Nulle part on ne peut mieux saisir l’influence des conditions naturelles sur l’existence de l’homme, ainsi que les traits particuliers et les étapes de l’aménagement progressif de la terre. Ce n’est pas à dire qu’il soit toujours facile de démêler les rapports des choses malgré leur physionomie si singulière et si frappante. Lorsqu’il faut relier entre eux des faits qui appartiennent, les uns au passé géologique,... [Lire la suite]
02 octobre 2017

Rentrée d'hier et beurre de courge au sirop d'érable

C’est la rentrée ? Encore ? Eh bien, oui et non. D’une part, voici venu le temps pour les candidats aux concours de reprendre le collier avec AD HOC vers les concours de l’année à venir –futurs infirmiers ou professeurs des écoles, en voiture !- mais d’autre part, et pendant longtemps, octobre fut le mois de la rentrée des classes, feuilles roussies et châtaignes, ardoises et sabots de bois. Au Gouezou –comme ailleurs dans les Monts d’Arrée-, octobre et sa rentrée des classes sonnaient le glas des quatre cents... [Lire la suite]
22 septembre 2017

Le pain des judoled oubliés, aux graines de lin, au jus de pomme, aux pommes et à la cardamome

Jusqu’au XVIIIème siècle, les paysans-marchands de toile du pays Chelgen –pays traditionnel autour de la ville de Landivisiau et allant de Landerneau à Morlaix, avec une limite sud correspondant au versant nord des Monts d'Arrée-, qu'on appelle juloded , servaient d'intermédiaires entre les tisserands et paysans-tisserands de leur terroir et les négociants établis à Landerneau et à Morlaix, qui se chargeaient d'expédier les crées. Ces marchands se distinguaient de leurs homologues bretons et français par le fait qu'ils résidaient à... [Lire la suite]
19 septembre 2017

Brownie aux pommes Germaine de Brasparts et au caramel pour le pays des enclos

Les derniers camping-caristes de la saison traversent les Monts d’Arrée, les touristes aux tempes argentées ont remplacé les vacanciers qui arpentaient en famille en juillet et en août les pentes du Mont Saint-Michel-de-Brasparts. Les vététistes et cavaliers du week-end sillonnent les landes qui roussissent déjà… Les paniers des glaneurs se remplissent de champignons et de noisettes. L’automne toque sur les crêtes de l’Arrée entre bruyère violine et fougères fauves. L’énigmatique femme serpent –mi fée, mi-sirène- de la porte... [Lire la suite]

17 septembre 2017

Les moules de l'Aber Wrac'h aux oignons de Roscoff, au cidre et aux pommes du Gouezou à partager avec le diable...

« La foi au diable est l'envers de la foi en Dieu. L'une prouve l'autre. Qui ne croit pas un peu au diable ne croit pas beaucoup en Dieu. Qui croit au soleil doit croire à l'ombre. Le diable est la nuit de Dieu. Qu'est-ce que la nuit ? La preuve du jour. » (L'Homme qui rit, Victor Hugo, 1869) En Bretagne, le Diable a souvent affaire à plus retors que lui… Il était une fois, il y a bien longtemps, un vieil homme, Maître Uguen, meunier de son état au village de Prat Paol à Plouguerneau. Sage, roué mais usé par les années,... [Lire la suite]
17 septembre 2017

Prestige et ensorcellement des crêtes de l'Arrée, cheesecake aux herbes des landes et tomates confites

Les landes de l’Arrée sont « le pays de prédilection de l’ajonc, du genêt, de la bruyère, du thym et de toute la minuscule flore aromatique des terres pauvres. » A ceux qui pensent qu’elles sont stériles, Anatole Le Bras, dans La Bretagne (1928), rétorque par la profusion et l’exubérance : "A la saison tiède, l’atmosphère est saturée de subtils arômes qu’elles exhalent, de ces « odeurs fines » si vantées par les auteurs de nos chansons populaires et qui sont proprement le parfum de la Bretagne, l’essence... [Lire la suite]
Posté par Gouezou à 12:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
16 septembre 2017

Immensité de l'aube, Arrée et panna cotta noisettes torréfiées aux pommes confites

Dans son anthologie littéraire La Bretagne (1828), Anatole Le Braz explique que cette terre n’est pas seulement maritime, mais qu’elle est aussi montagneuse. Si, si. « Montagnes ? Le titre paraîtra sans doute prétentieux, appliqué à des hauteurs dont la plus considérable –celle du Menez Mikel, entre Braspartz et Sizun- n’atteint pas quatre cents mètres. » Aux mots d’Anatole Le Braz pour qui « aux premiers âges du monde l’alpe bretonne ne le cédait à aucune autre pour l’audace des proportions ni pour la... [Lire la suite]
05 septembre 2017

Matin des Arbres, moelleux noisettes et fruits des bois.

Malmenée par les hommes, dévorée par les villes, grignotée par les champs, la forêt développe une force tranquille, une résistance languide. Quand on progresse dans la vieille forêt, quand on écrase sous ses bottes des branchages, des brindilles et des feuilles perdues par les arbres, les chênes centenaires, les hêtres longilignes, quand on a le visage caressé ou battu par les mousses ruisselantes, on se trouve dans un univers intermédiaire, dans quelque chose où tout existe fortement, où rien n’est illusion, mais, en même temps, on... [Lire la suite]