18 juillet 2018

La fée amoureuse, le prince un peu crétin et des fleurs de courgettes farcies au chèvre, à la sauge, au blé noir et au miel

« Seul l'amour peut garder quelqu'un vivant » murmura Oscar Wilde qui connaissait peut-être l’histoire touchante de cette fée amoureuse… Il était une fois, il y a si longtemps que les parents des arrière grands-parents de vos arrière grands-parents n’étaient pas encore nés, une fée si belle que qui croisait son chemin demeurait heureux jusqu’au point du jour. L’éclat de ses yeux diffusait les lueurs de la lune et sa voix bruissait comme une harpe caressée. Vêtue d’un voile de rivière et coiffée d’un rayon de soleil levant,... [Lire la suite]
Posté par Gouezou à 20:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

10 juillet 2018

Le Gouezou dévoile aux coureurs du Tour de France le secret de l'élixir émeraude des fées du Yeun Helez au céleri sauvage

Et le Tour de France s’invita cette année encore sur le pas de porte du Gouezou… Contrairement à la plupart des grands évènements sportifs  comme la Coupe de monde de football qui se déploient dans des temples dédiés, le Tour de France déroule depuis 1903 ses forçats de la petite reine au cœur de la vie des gens ce qui en fait donc un évènement tout à fait différent, notamment sur le plan économique… Le Tour de France, contrairement à un championnat du monde ou un grand tournoi de foot, de hand ou de basket, ne peut faire... [Lire la suite]
04 juillet 2018

Les coiffes bretonnes et un clafoutis aux abricots, au miel et aux fleurs de thym

A l’heure où un bras de fer s’expose dans la presse et agite les réseaux sociaux sur le conflit qui oppose l’académie de Rennes et les lycéens Diwan [sur la correction des copies de l’épreuve de mathématique du baccalauréat rédigées en breton] tandis que Bécassine de Podalydes est toujours à l’affiche, la question se pose de ce qu’est la "bretonnitude" : la langue ? la crêpe au beurre ? la gavotte ? la bombarde ? les contes ? les coiffes ? Alors que les premières vagues de touristes vont s’échouer... [Lire la suite]
02 juillet 2018

Une aiguille dans une botte de foin, la fenaison et un poulet au foin...

« Si la félicité résidait dans les plaisirs du corps, nous dirions que les bœufs ont la félicité quand ils trouvent du foin à brouter. » (Héraclite) Beaucoup l’avaient annoncé, confortés par les prévisions météorologiques, cette semaine « on fait les foins » ! Et les jours qui ont précédé les violents orages de ce début d’été -et son corollaire, les pluies diluviennes- ont été bien industrieux. Profitant d’un soleil vissé durablement, les éleveurs d’ici et d’ailleurs ont donc consacré cette fin juin dans la fournaise au fauchage,... [Lire la suite]
30 juin 2018

Entre les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée, un tataki de boeuf Highland Cattle aux herbes fraîches

« A Roscoff aujourd'hui se souvient-on de Liane, De Liane au Clos Marie, équivoque beauté, A Roscoff où venait la belle courtisane Chercher le reposoir après la volupté ? Adieu baisers impurs des amants, des amantes ! Dans le vent, les embruns, s'apaisaient tes désirs Et tu priais Sainte Anne à l'heure des tourmentes D'effacer de ton corps la marque des plaisirs. (…) » (Per Mari Mevel) Etonnante trajectoire que celle de cette jeune fille de bonne famille, qui la mènera du couvent des Fidèles Compagnes des Filles... [Lire la suite]
29 juin 2018

Les deux Fanch de Nestavel au Paradis, des panna cotta salées toutes fraîches et une salade croquante

Comment Potig de Nestavel entra-t-il au Paradis ? Voici une authentique énigme qui défraya bien longtemps la chronique des bords de l’étrange lac Saint-Michel. Fanch naquit à Nestavel Vihan au bord du lac, juste en face du Mont Saint-Michel. C’était un homme qui faisait honnêtement son métier de pêcheur, ramenant chaque jour au logis des paniers d’osier ruisselant, débordant de truites, de saumons et de brochets. Il vivait ainsi avec sa famille dans une bonne aisance, ne ménageant pas sa peine, ne médisant pas de ses semblables,... [Lire la suite]

29 juin 2018

Les Korrigans, un bébé, une sorcière et une petite crème soyeuse au chocolat blanc et abricots rôtis au miel et à la lavande

Le clan des Korrigans du Mont Saint-Michel-de-Brasparts entra un jour de juin en grande liesse car on venait à célébrer les noces de la fille du roi, délicieuse petite princesse d’à peine cent vingt-trois ans, au fils du roi du clan de Roc’h Trévezel qui venait tout juste, quant à lui, de souffler cent cinquante-sept bougies. Le petit peuple des Korrigans voyait dans la fraîcheur de cet hyménée des promesses de libations, de fêtes et de sarabandes, mais aussi de paix et de bonheur. Les deux montagnes se faisant face furent... [Lire la suite]
21 juin 2018

Poulet tantad au lait, au citron, à la cannelle et à la sauge: c'est bientôt la Saint-Jean !

  Tantadou ou feux de Saint-Jean sonnent les trois coups de l’été, à Saint-Cadou et à Botmeur comme ailleurs ! Cette coutume immémoriale, qu’on retrouve un peu partout en Europe -comme au Moyen-Orient-, et notamment en Bretagne, plongerait ses racines dans le panthéon celte et les pratiques liées à la célébration des mystères de la nature : le soleil, la lune, les saisons, les récoltes, … Le solstice d’été, qui voit s’achever l’allongement des jours, s’installer l’été et le temps des moissons, est ainsi l’occasion... [Lire la suite]
20 juin 2018

Rose Héré, une héroïne ouessantine, et une soupe de congre au vin rouge pour un cargo pinardier en péril

Voie maritime délicate, le rail d’Ouessant est une portion étranglée d’autoroute de la mer au trafic extrêmement dense, ce qui, si l’on prend en compte des paramètres antédiluviens, -comme par la proximité d’une côte acérée, des conditions météorologiques qu’on qualifiera pudiquement de versatiles-, combinés à des impératifs de rentabilité très ancrés dans notre temps rend les conditions de navigation parfois périlleuses… La liste est bien (trop) longue des accidents dramatiques ayant défiguré cette côte nord du Finistère qui voit... [Lire la suite]
19 juin 2018

Anita Conti, de la Casamance à Terre-Neuve, les forçats de la mer, et une soupe du Ponant aux joues de cabillaud et palourdes

« Elles ont durement lutté.     Les glaces denses Avaient meurtri leurs corps, et les vents qui hurlèrent Du bordé jusqu'aux mâtures hautes, fauchèrent Des hommes, sous les agrès rompus. Les cadences Mortelles de la mer ont rythmé ce combat Sans fin, jour après jour, jusques aux soirs fatals. Les triomphantes sont rentrées aux ports natals, Elles y paient rançon des nefs sombrées, là-bas. (…) » (Cimetières de navires-goélettes, Anita Conti) Touchée par l’indécente abondance et l’incroyable gaspillage des... [Lire la suite]