14 septembre 2018

Mille-feuilles au citron intense, aux baies sauvages et aux fleurs sur la table de Mélanie Rouat

« Vers le début de ce siècle, l'éminente et millénaire supériorité de la cuisine française fut menacée par deux fléaux : le snobisme de la cuisine anonyme et cosmopolite qui sévissait dans tous les palaces et caravansérails de l'univers, et le goût suranné de cette cuisine compliquée et tarabiscotée qui tendait à dissimuler les saveurs et les arômes et à présenter sous des noms bizarres et prétentieux des plats où la chimie se mêle à la prestidigitation.» (Curnonsky, Prince des Gastronomes) Si une heureuse anachronie avait... [Lire la suite]

09 septembre 2018

Satori en Arrée pour Jack Kerouac: pour une terrine de foie de boeuf aux pommes, aux épices douces et au lambig

En 1727, un certain Urbain François Le Bihan de Kervoac boucle ses malles, quitte Huelgoat en diligence et en catimini pour Brest et met les voiles pour la Nouvelle France, sans un regard dans le rétroviseur. La nostalgie, puissante, ce sera pour sa descendance… Regardons la galerie de portraits de ses ascendants… Son arrière-arrière-grand-père s’appelait Henri Le Bihan, notaire à Lanmeur. Quant à son arrière grand- père Auffroy (1618-1662), il avait fait un riche mariage à Morlaix et prospéré dans le commerce des toiles. Son... [Lire la suite]
02 août 2018

Un marquis, un serviteur, une sorcière et abracadabra! terrine de courgette au curcuma et sauce vierge!

«Les titres ne servent de rien pour la postérité : le nom d'un homme qui a fait de grandes choses impose plus de respect que toutes les épithètes. » (Voltaire) Il advint qu’un seigneur de Léon obtint un beau jour du roi de France le titre de Marquis. De ce jour, sa vie en fut changée et son regard sur le monde et son quotidien profondément modifié. Alors qu’il avait jusqu’à présent simplement et confortablement vécu dans son manoir cossu, servi par de fidèles et vieux domestiques, il se mit à rêver de châteaux en Espagne, de cour... [Lire la suite]
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31 juillet 2018

Le temps des confitures! Confiture de prune aux baies de sureau et à la badiane

Les petits déjeuners au Gouezou, qu’ils soient pris en terrasse au soleil doré du matin ou à l’intérieur à l’abri des vents coulis ou de la bruine, sont l’occasion de proposer une ribambelle de confitures, de marmelades et de tartinades aux hôtes encore ensommeillés. Si ces petits pots fruités, parfumés et colorés sont aujourd’hui une évidence, il n’en a pas toujours été ainsi : ces lichouseries ne sont apparues que tardivement en Europe car le sucre, ingrédient incontournable, était pratiquement inconnu jusqu'à l'époque des... [Lire la suite]
31 juillet 2018

Max Jacob, les Moines Rouges, et un dîner en terrasse avec un chutney d'abricot au romarin

« Je suis un petit vieux bonhomme chauve, coquet, aimable, très raide au fond, très catholique, torturé par les péchés, buveur, bien portant, vantard, gaffeur, susceptible, astrologue assez bête, amoureux, aimant les petites gens et ne fréquentant hélas que les grands. » (Max Jacob, Autoportrait de 1933). Entre facétie et désespoir, entre besoin de sainteté et tentations charnelles, Max Jacob a promené son innocence canaille en terre de poésie. Né en 1876 à Quimper dans une famille de d’artisans tailleurs dont le père invente les... [Lire la suite]
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30 juillet 2018

Archipel du Ponant et naufrage. Un velouté de pois gourmands pour les naufragés du Drummond Castle.

 Alors que la moitié du continent suffoque, une petite dépression s’est invitée sur ce bout du monde dûment rafraîchi… Rafales, creux et bruine : les cornes de houle et de brume donnent de la voix sur le littoral. Visibilité très réduite et houle résiduelle nous ramènent à une certaine prudence mêlée d’humilité : c’est un temps à ne pas mettre un canot, un Optimist ni un baigneur sur la mer qui n’est soudainement plus si jolie. Un temps propice à l’évocation des grands drames dont la mer d’Iroise et son chapelet d’îles, d’îlots... [Lire la suite]

24 juillet 2018

Temps Fête, Yvonne la sardinière, les presses à sardines et des rillettes de sardine grillées et fumées

« Yvonne la sardinière, Chaque soir au bord de l’eau, S’en allait, coquette et fière Bonnet blanc, petits sabots, Retrouver son matelot. Ohé ! Ohé ! Sardinière gentille, Pour ne pas rester fille, Allez au bord de l’eau, Choisissez votre matelot. (bis) » Temps Fête lève le rideau à Douarnenez qui voit converger des quatre points cardinaux sur la mer jolie une flottille bigarrée. Douarnenez, très modeste port de pêche aujourd’hui, est un lieu à part qui entremêle industrie et histoire, fêtes populaires et... [Lire la suite]
23 juillet 2018

"Faire son beurre" et beurre de chorizo

« Elle nous coupait des tranches de pain blanc comme des chemises, sortait la motte de beurre de la veille, glissait dans ma poche une poignée de caramels. » (Gérard Le Gouic, Cafés) Les grandes vacances et son lot d’animations autour des pratiques des territoires et des terroirs, c’est une belle occasion de découvrir par exemple comment se barattait autrefois le beurre demi-sel qui scelle l’identité bretonne. L’écomusée des Moulins de Kerouat , à Commana et à un battement d’ailes du Gouezou, propose de vivre cette... [Lire la suite]
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20 juillet 2018

Jacquotte Delahaye, flamboyante flibustière, pol roti, naans et chutney de coriandre

Que sait-on de la flamboyante Jacquotte Delahaye ? Pas grand-chose –c’est toute la puissance des légendes-, si ce n’est que sa rutilante crinière rousse et ses étincelants yeux verts sont certainement la dernière chose qu’ont vu un grand nombre de malheureux, pirates, bandits, corsaires ou commerçants de leur état. Certes, les fées ne se sont pas penchées sur son berceau… Née vers 1630 à Hispaniola dans les Caraïbes de l'union sans tendresse d’un pirate breton alcoolique et d’une mère haïtienne morte en couches, elle... [Lire la suite]
18 juillet 2018

La fée amoureuse, le prince un peu crétin et des fleurs de courgettes farcies au chèvre, à la sauge, au blé noir et au miel

« Seul l'amour peut garder quelqu'un vivant » murmura Oscar Wilde qui connaissait peut-être l’histoire touchante de cette fée amoureuse… Il était une fois, il y a si longtemps que les parents des arrière grands-parents de vos arrière grands-parents n’étaient pas encore nés, une fée si belle que qui croisait son chemin demeurait heureux jusqu’au point du jour. L’éclat de ses yeux diffusait les lueurs de la lune et sa voix bruissait comme une harpe caressée. Vêtue d’un voile de rivière et coiffée d’un rayon de soleil levant,... [Lire la suite]
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