29 octobre 2018

Elisa Mercoeur, les Grands Hommes et une verrine multicolore et parfumée!

« Lorsque je vins m’asseoir au festin de la vie, Quand on passa la coupe au convive nouveau, J’ignorais le dégoût dont l’ivresse est suivie, Et le poids d’une chaîne à son dernier anneau. » (Elisa Mercoeur) C’est dans un pays meurtri par l’orage révolutionnaire -et alors que la lame de la guillotine n’a pas encore séché au lendemain de la Terreur- que voit le jour l’étoile filante bretonne du Romantisme français. L’histoire retiendra simplement qu’une petite fille vit le jour au mitan de 1809, une plume délicate greffée au... [Lire la suite]

15 octobre 2018

Nasr Eddine Hodja, le Sultan, le pommier... Et du beurre de pomme Germaine de Brasparts, noisettes torréfiées, miel et épices

Entre complexité et opacité vertigineuses des sources, que sait-on de  Nasr Eddin Hodja ? Que ce personnage de contes philosophicomique a sans doute existé, au XIIIème siècle, mais qu'il aurait pu être le bouffon du sanguinaire Timour Lenk, Pied de Fer, Tamerlan le boiteux, le sanguinaire conquérant tatar de la fin du XIVe siècle ou encore qu'il aurait aussi pu exister bien avant ; bref, on ne sait pas grand chose. Il nous viendrait principalement de Turquie, monté sur son âne, barbe blanche au vent aussi ronde que sa... [Lire la suite]
14 octobre 2018

Sérusier, Ségalen, Huelgoat et des samoussas de crêpes croustillants au beurre de pomme citron confit et gingembre

« Presque au dévaler du lugubre Menez Mikël, vous tombez dans le chaos, naguère encore vierge, du Huelgoat, -un chaos harmonieux, riant, saturé de senteurs sylvestres, sonore du concert des cascades au milieu des amoncellements de blocs moussus, séjour favori des plus attachantes fictions du naturalisme celtique avant que les cornes des automobiles n’en eussent chassé les dieux. Toute la Bretagne intérieure, d’accès parfois si rébarbatif, est pleine de ces surprises enchantées. » (Anatole Le Braz) La vocation touristique de... [Lire la suite]
11 octobre 2018

Le lièvre diabolique, le mécréant et un velouté pomme, céleri et châtaigne à la saucisse grillée et à la noisette

Alors que les jours raccourcissent inexorablement, volant chaque soir, chipant chaque matin des minutes au soleil pour nourrir la nuit, les forêts s’empourprent, les fougères roussissent, les châtaignes, les noisettes et les pommes se précipitent sur le sol : les austères monts d’Arrée frissonnent, se recroquevillent doucement pour entrer dans les mois noirs –miz du- qui alimentent les contes les plus effrayants. Le soir, on est tenté par une flambée crépitante qui ensoleille les maisons plongées dans la nuit : famille, amis,... [Lire la suite]
04 octobre 2018

Le petit tailleur de Locronan, le Diable et les costumes glazik. Riz au four aux derniers légumes d'été

Tout commence, tout prend forme, tout naît dans nos montagnes, Monts d’Arrée ou Montagnes Noires. Les contes qui ruissellent du toit de notre monde en attestent, c’est dire si c’est la vérité vraie, toute nue et parfaitement authentique. La preuve : comment expliquer l’exubérance bigarrée du méridional habit glazik et l’austérité du septentrional costume rouzik ? Une influence satanique assurément, murmure-t-on dans les Monts d’Arrée où l’on reste résolument bons chrétiens, en bons et austères léonards… Il était une fois, il y a... [Lire la suite]
03 octobre 2018

La plus grande noce des Monts d'Arrée et un millefeuilles fraises et noisettes

« Les sonneurs descendus des vieux monts de Cornouailles Ont célébré ta noce au son des instruments. Le bouquet nuptial, envié des amants, A brillé sur ton sein au jour de l’hyménée. Chez ton père, pendant une longue journée, Des convives, venus au nombre de trois cents, Ont fêté ton bonheur en festins innocents.» (Adrien de Carné, 1854/1943) Ceci s’est passé dans les Montagnes d’Arrée à l’époque où les œufs valaient quatre-vingt centimes la douzaine, la livre de beurre un franc soixante-quinze, c’est-à-dire bien avant... [Lire la suite]
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02 octobre 2018

Le portezer, la fille du meunier, le froment et les crêpes de Sizun: beurre de pomme au citron et au gingembre

« Un den evurus betek e zaou veud Zo dindan roched pep portezer bleud. ’Vel-se oa, pe dost, lavar kozh gwechall, Mar na blij ket deoc’h… gwiskit-eñ ’hent-all ! » (Gabriel Le Febvre, 1863-1927) Un homme parfaitement heureux / se cache sous chaque chemise de garçon meunier / c'est ce qu'on disait dans le temps du moins / si vous n'y croyez pas, enfilez-en une … Il y a bien longtemps, Lann naquit à la saint-Michel, un jour d’automne, un jour de bruine et de brume aux puissants parfums d’humus et de pommes, alors que... [Lire la suite]
14 septembre 2018

Mille-feuilles au citron intense, aux baies sauvages et aux fleurs sur la table de Mélanie Rouat

« Vers le début de ce siècle, l'éminente et millénaire supériorité de la cuisine française fut menacée par deux fléaux : le snobisme de la cuisine anonyme et cosmopolite qui sévissait dans tous les palaces et caravansérails de l'univers, et le goût suranné de cette cuisine compliquée et tarabiscotée qui tendait à dissimuler les saveurs et les arômes et à présenter sous des noms bizarres et prétentieux des plats où la chimie se mêle à la prestidigitation.» (Curnonsky, Prince des Gastronomes) Si une heureuse anachronie avait... [Lire la suite]
09 septembre 2018

Satori en Arrée pour Jack Kerouac: pour une terrine de foie de boeuf aux pommes, aux épices douces et au lambig

En 1727, un certain Urbain François Le Bihan de Kervoac boucle ses malles, quitte Huelgoat en diligence et en catimini pour Brest et met les voiles pour la Nouvelle France, sans un regard dans le rétroviseur. La nostalgie, puissante, ce sera pour sa descendance… Regardons la galerie de portraits de ses ascendants… Son arrière-arrière-grand-père s’appelait Henri Le Bihan, notaire à Lanmeur. Quant à son arrière grand- père Auffroy (1618-1662), il avait fait un riche mariage à Morlaix et prospéré dans le commerce des toiles. Son... [Lire la suite]
02 août 2018

Un marquis, un serviteur, une sorcière et abracadabra! terrine de courgette au curcuma et sauce vierge!

«Les titres ne servent de rien pour la postérité : le nom d'un homme qui a fait de grandes choses impose plus de respect que toutes les épithètes. » (Voltaire) Il advint qu’un seigneur de Léon obtint un beau jour du roi de France le titre de Marquis. De ce jour, sa vie en fut changée et son regard sur le monde et son quotidien profondément modifié. Alors qu’il avait jusqu’à présent simplement et confortablement vécu dans son manoir cossu, servi par de fidèles et vieux domestiques, il se mit à rêver de châteaux en Espagne, de cour... [Lire la suite]
Posté par Gouezou à 17:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]