04 mars 2018

Lundi, des patates; mardi, des patates; mercredi, des patates... Pommes de terre et lard rôtis au bouillon de blé noir et citron

En dehors des céréales, les familles des Monts d’Arrée, et plus particulièrement la petite communauté paysanne du Gouezou, cultivaient des plantes fourragères : betteraves, rutabagas et panais. Dès le printemps, le fumier entassé dans la cour des fermes était chargé dans les charrettes et transporté dans les champs où on le déversait en petits tas distants de quelques mètres afin de l’épandre régulièrement sur le sol à la fourche. Ensuite venaient les labours au brabant tiré par un solide cheval placide –postier ou trait-. Puis la... [Lire la suite]

03 mars 2018

Sérusier, le sens de la vie, aumônières de crêpes à la noisette, à la pomme et au caramel...

« Presque au dévaler du lugubre Menez Mikël, vous tombez dans le chaos, naguère encore vierge, du Huelgoat, -un chaos harmonieux, riant, saturé de senteurs sylvestres, sonore du concert des cascades au milieu des amoncellements de blocs moussus, séjour favori des plus attachantes fictions du naturalisme celtique avant que les cornes des automobiles n’en eussent chassé les dieux. Toute la Bretagne intérieure, d’accès parfois si rébarbatif, est pleine de ces surprises enchantées. » (Anatole Le Braz) La vocation... [Lire la suite]
01 mars 2018

Grands froids d'autrefois et une soupe aux légumes, au blé noir et au lard comme un kig ha farz

Les anciens du Gouezou gardent un souvenir cuisant des hivers très rigoureux de leur enfance. Dans les années cinquante, les seules « chaussures » pour aller à l’école étaient des sabots de bois ou « botoù koad » dont talons et semelles étaient cloutés pour retarder l’usure. Les femmes et les enfants portaient des chaussons dans leurs sabots. En revanche, la plupart des hommes ne les garnissaient que de paille ou de foin pour protéger leurs pieds nus. Les grands froids leur valaient d’autres misères, notamment à la gent féminine.... [Lire la suite]
28 février 2018

Les deux bossus, des korrigans et un plat de pâtes fraîches de blé noir à l'andouille, aux pommes et échalotes caramélisées...

« Dilun dimeurzh dimerc’her Ayota, ayota, ayota, ayota Dilun dimeurzh dimerc’her Diriaou ha digwener. Ha disadorn ha disul Ayota, ayota, ayota, ayota Ha disadorn ha disul Setu echu eo ar sizhun » (Lundi mardi mercredi / Ayota, ayota, ayota, ayota / Lundi mardi mercredi / Jeudi et vendredi / Et samedi et dimanche / Ayota, ayota, ayota, ayota / Et samedi et dimanche / Voilà la semaine est terminée) Elle court, elle vole dans les cours des écoles des monts d’Arrée, cette entêtante comptine qui semble anodine. Elle raisonne même encore... [Lire la suite]
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19 février 2018

Nouvel an chinois et Chien de Terre: bol renversé réunionnais

Adieu Coq de Feu ! Bienvenue au Chien de Terre ! Dans le calendrier chinois, le «gou», chien en chinois, est un animal honnête, audacieux, sincère, loyal, intelligent, brave mais surtout l'ami des êtres vivants. Combiné à la Terre, l'année s'annonce propice aux changements de vie, malgré quelques périodes plus difficiles… Avec les carnavals, danses de lion et de dragon, pétards et musique, on va donc remettre son année à la protection d'un animal de compagnie et d'un élément dit «cosmogonique» en Chine, bien sûr, mais aussi à... [Lire la suite]
18 février 2018

Des agneaux, des bergers, un loup et un renard... Et du poulet frit aux épices!

Ur wech e oa Hag ur wech ne oa ket Med ur wech e oa bepred Par un hiver très rigoureux qui voyait se fendre les cimes usées des Monts d’Arrée sous un ciel cobalt, compère loup affamé croisa le chemin de compère renard. La faim le tenaillant était telle qu’il n’était plus trop regardant sur le contenu de sa gamelle : ni une, ni deux, il coursa le renard dont il se serait bien volontiers mitonné une gibelotte. Le renard ne dut sa vie qu’à une vélocité dopée par le désir de vivre encore un peu, beaucoup, à la folie… L’hiver... [Lire la suite]
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13 février 2018

Carême, quarante et courge farcie porc et sauge

Si demain tous les amoureux –qui comme chacun sait se bécotent sur les bancs publics- fêteront une Saint-Valentin devenue au fond une fête plus commerciale qu’autre chose, nous entrerons également dans un temps dont on a oublié autant le sens que le nom. Les 40 jours du Carême, quaresme en ancien français, traduction du latin quadragesima, qui veut dire «quarante», sonnent le décompte des jours qui nous conduisent jusqu’à Pâques et un printemps dont on se languit. Numéro atomique du Zirconium, le nombre 40 se retrouve partout... [Lire la suite]
12 février 2018

L'impudence du renard, la ruse de l'escargot et des petits flans à la butternut et au fromage de chèvre...

Un beau jour, traversant les landes du Yeun Elez à la recherche de quelque imprudent égaré, Vulpes Vulpes, Messire Renart, croisa le chemin de Elona quimperiana, l’Escargot de Quimper. - Ôte-toi de mon chemin, gluant gastéropode, lui dit-il, car il était aussi discourtois qu’arrogant. Je fais plus de route en un quart d’heure que toi en une année. - Peut-être, exaspérant goupil, rétorqua l’Escargot gardant son sang-froid sous l’affront; mais ne parle pas trop vite non plus ; retrouvons nous demain à l’aube, ici, à la tête de ce... [Lire la suite]
12 février 2018

Loup et poires, renard et poules. Une comptine de Braspartz, du poulet à la vanille au cerfeuil et au curcuma.

Ça se dit, ça se chante, ça se joue, ça se mime les comptines. Partout, à l'aube du troisième millénaire, dans l'intimité de son chez soi, dans les classes maternelles, à la crèche, à l'hôpital, sur un CD, en ligne. Ça saute aux oreilles et à la bouche, les comptines, ça vous poursuit de leurs assiduités depuis votre plus tendre enfance et ça ne vous lâche plus. Vous croyez les perdre, voyez comme elles rappliquent à la première grande occasion qui vous rappelle votre enfance, iconoclastes et impertinentes. Elles sont là,... [Lire la suite]
12 février 2018

Gratin de poireau et d'endive au lard fumé et au blé noir pour un chat bien rusé...

Ur wech e oa Hag ur wech ne oa ket Med ur wech e oa bepred… Il y avait donc une fois dans les arides montagnes d’Arrée une bonne femme qui tournait ses crêpes de blé noir dans l’âtre. Son chat qui voulait chiper le lardiguel pour en lécher le mélange de saindoux et de jaune d’œuf dont il était imprégné (et qui sert à graisser le bilig entre deux crêpes) se prit sans autre forme de procès un bon coup du plat du spanel (la spatule de bois) sur le nez. Outré, le matou se rebiffa et griffa la bonne dame qui appela son mari. Par... [Lire la suite]