05 mai 2018

Un prince, une bergère, une piscine en forme de coeur, un navire à vapeur et une gelée de lilas...

Descendons de la montagne usée de l’Arrée et suivons l'Élorn qui de sauvage et capricieux en amont de Landerneau devient languide et versatile avec les marées une fois le pont habité passé… Et remontons le temps, on n’est pas à un paradoxe près. Une gravure du “Voyage dans le Finistère” de Cambry témoigne de la présence dans le port de Landerneau, en 1835, d’un bateau à vapeur et de ses roues à aube. En 1864, un an avant la toute première entrée en gare de Landerneau de la première locomotive, le service existait encore et un... [Lire la suite]

04 mai 2018

Un souper diplomatique pour un roi, un régent et une favorite: chou-fleur rôti au kari Gosse

   « Les paniers apportés par une anglaise à Paris furent inventés à Londres, on sait pourquoi, par une Française, la fameuse duchesse de Portsmouth; on commença par s'en moquer si bien que la première anglaise qui parut aux Tuileries faillit être écrasée par la foule; mais ils furent adoptés. » Cette anglaise excentrique –n’est-ce pas un pléonasme ?-, prescriptrice de mode, qui lança durablement celle des robes à panier d’après Balzac, ici chroniqueur de mode, fut un personnage éminemment romanesque, aristocrate... [Lire la suite]
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01 mai 2018

La Duchesse, la Nef et le Marin. Toasts au cacao, au Sant-Eneour et au confit d'oignon pour un pince-fesses imprudent.

« Nobles princes, le nom Hervé le garde, Soubz la pierre qui les os ne regarde ; Il a osé sur les Angloys saillir, Qui lors voulloient le pais assaillir Par le moyen de royale nef Il a gardé tous les François de gref. Et pour garder le pays de langueur, En mer est mort comme loyal vainqueur. » De l’épitaphe d’Hervé de Portzmoguer et de Marie-La Cordelière sur lesquels pleure Anne de Bretagne au tout début du XVIème siècle naît une légende qui ondoie depuis cinq siècles en mer d’Iroise, au bord du goulet de Brest, entre la... [Lire la suite]
29 avril 2018

Des hot-dog tout verts: incontournable persil plat!

« Entre l'histoire et la légende, je choisirai toujours la légende. » affirmait John Ford qui ne connaissait pourtant pas la Ferme Equestre Randoloisirs ni la Bande du Phare Ouest. « La Chevauchée Fantastique » se joue aujourd’hui et demain dans les Monts d’Arrée en bord d’Elorn aux airs de « Rio Grande». C’est une véritable « Charge Héroïque » à laquelle se sont pliés cavaliers et chevaux, partis à l’assaut d’obstacles improbables, de la traversée de « La Rivière de Nos Amours » à la tentative de maîtriser « La Flèche Brisée »... [Lire la suite]
16 avril 2018

Naître dans les Monts d'Arrée, crêpes de blé noir, wraps de blé noir au chèvre, au pesto d'ail des ours et herbes fraîches

Naître dans les monts d’Arrée, ce n’est plus –sauf accident- possible aujourd’hui. En dépit de l’avancée notable dans les esprits d'un mouvement qui envisage les naissances affranchies du joug médical, l’immense majorité des bébés d’aujourd’hui voit le jour en milieu médical et donc en ville. Mais cela n’a pas toujours été la norme, on le sait. Jusque dans les années cinquante, naître dans les monts d’Arrée était bien risqué. Les cours d’histoire de la médecine dispensés en faculté de médecine, à l’Université de Bretagne... [Lire la suite]
13 avril 2018

Un fils de jardinier, une fille de roi, trois poils de la barbe d'or du diable et une omelette soufflée à l'ail des ours

Kement-man oa d’ann amzer Ma ho devoa dennt ar ier. Ceci se passait du temps Où les poules avaient des dents… Un bien sage, vieux et fécond jardinier servait un puissant roi de l’Arrée qui aimait beaucoup à s’entretenir avec lui des choses du monde et de la vie. Le roi lui dit un jour : - Tu sembles bien sombre, mon fidèle jardinier. Pourtant, je viens d’apprendre que ta femme attend à nouveau un enfant ! - Oui, sire, et je serai bientôt père pour la septième fois, car, comme vous le savez, j’ai déjà six fils qui font mon... [Lire la suite]

10 avril 2018

Théodore Botrel et Frédéric Le Guyader, explorateurs, et un gratin de pâtes à la butternut rôtie, à la sauge et au chèvre affiné

« Quittant ses genêts et sa lande Quand le Breton se fait marin Pour aller aux pêches d'Islande Voici quel est le doux refrain Que le pauvre gars Fredonne tout bas : « J'aime Paimpol et sa falaise Son église et son Grand Pardon J'aime surtout la Paimpolaise Qui m'attend au pays breton » » On savait que Ponson du Terrail prenait des libertés avec les sciences naturelles (on se souvient avec gourmandise de son inénarrable : « Sa main était aussi froide que celle d'un serpent ») mais il faut bien reconnaître que Théodore... [Lire la suite]
09 avril 2018

Un poète truculent, des monts d'Arrée gourmands et une joue de boeuf confite au caramel de cidre

Si les collecteurs de contes ont fiévreusement,  dès le XIXème siècle, arpenté les landes de l’Arrée pour capturer dans leurs filets à papillons littéraires les histoires de géants, de fées et de korrigans, d’autres artistes sensibles ont aussi fureté, le nez au vent, sur les sentiers de cette étrange montagne usée et à travers les villages austères couverts d’ardoise anthracite. Parmi les plumes oubliées, celle de Frédéric Le Guyader  résonne joliment dans cette garrigue septentrionale . "Sans médire d'aucun district,... [Lire la suite]
30 mars 2018

Hot dog des monts d'Arrée: saucisses de boeuf Black Angus, compote d'oignons rosés de Roscoff et ketchup de butternut.

Plusieurs versions de l'histoire de la création du hot dog existent, dont la plupart ne sont que d’aimables récits et d’anecdotiques légendes. Quoiqu’il en soit, au commencement était la saucisse… dont Babyloniens et Chinois se régalaient déjà plus de 1500 ans avant JC et dont Homère fait mention dans "L’Odyssée". Excusez du peu. Puis, le temps s’égrenant, les premiers migrants allemands débarquèrent aux Etats-Unis au XIXème siècle… et dans leurs malles, la Frankfurter, une saucisse surnommée « dog » pour ironiser sur l'origine... [Lire la suite]
28 mars 2018

La fée électricité, la machine à laver, les lavandières de la nuit et un koresh d'agneau au yuzu et aux asperges vertes

Mais je vous parle d’un temps où tout allait moins vite… Aussi peu probable que cela puisse paraître, c’est en 1942, en plein milieu de la tourmente mondiale que la fée électricité, fabuleuse révolution technologique, fit son apparition au Gouezou alors couvert d’un épais manteau de neige. Cet hiver-là, les maisons du hameau furent donc câblées et alimentées en électricité, non pas grâce aux travaux d’EDF qui avait d’autres chats à fouetter en ces temps troublés mais à l’ingéniosité d’un astucieux électricien de Sizun, Jean Quéré. ... [Lire la suite]