01 janvier 2018

Bloavez mad au Gouezou, étrennes et piz...

Au mitan du XXème siècle, au Gouezou et dans les Monts d’Arrée en général, impossible de ne pas souvenir du Premier de l’An ! Les enfants n’avaient guère l’habitude de traîner le matin mais ce jour-là, il était encore moins question de songer à faire la grasse matinée ! Et les plaisirs commençaient dès le saut du lit. En effet, la coutume voulait qu’ils fassent la tournée des maisons voisines pour souhaiter à tous la Bonne Année : Bloavez Mad ! Ce n’était pas tant la présentation de ces vœux qui les motivait à sortir dans le... [Lire la suite]
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24 décembre 2017

Noël au Gouezou et bar dous...

Course fiévreuse aux cadeaux, bouchons irrités aux abords des centres commerciaux, illuminations outrageuses, montagnes de chapons et d’huîtres, tours éphémères de jeux et de jouets, bûches glacées luminescentes et champagnes bradés… Que disent les ors des Noëls d’aujourd’hui de la société dans laquelle ils existent ? Ils témoignent sans doute de la surconsommation et de la surabondance, d’une frénésie fébrile et collective. Alors ralentir, se poser, prendre le temps de s’interroger sur le sens de cette fête… Au mitan du... [Lire la suite]
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21 novembre 2017

La panna cotta noisette, rhubarbe et angélique de Léonie

« Ô ma lumière, ne t'éteins jamais. Songe que sans toi, mon cœur ne serait que douleur et ténèbres. Aimer, c'est vivre, aimer, c'est voir, aimer, c'est être. » (lettre de Victor Hugo à Léonie d’Aunet) Voici venue au jour du monde la si jolie Léonie dans le creux des bras de Jeanne et Thomas. Nul doute que sa grande sœur Louise, exquise demoiselle, partagera jeux et secrets, mais aussi, un peu chipie, lui en fera voir de toutes les couleurs : c’est de bonne guerre et ça trempe le caractère ! Ces deux sœurs jolies partageront... [Lire la suite]
18 novembre 2017

La jolie tarte InnerMoon, musicale et gourmande, aux pommes et au romarin!

Il y a des rencontres… improbables. Il y a des fusions… à l’unisson. Il y a des projets… passionnés. Avancer. Mettre un pied devant l’autre. Comme les paroles rencontrent la musique, Mikaela et Gildas se sont croisés au pays de la chanson. Elle, la voix profonde et légère, ancrée des deux pieds nus dans le sol ; lui, caressant les cordes de sa guitare des ongles et de la pulpe des doigts. De cette fusion musicale est né à l’unisson InnerMoon, un étonnant duo au répertoire vibrant, de couplets en refrains, de reprises en... [Lire la suite]
05 novembre 2017

Jeanne la Flamme et Jeanne la Boîteuse: la guerre des deux Jeanne et une panna cotta double, coco vanille et mangue citron vert

Quoi de plus dangereux qu’une Jeanne qui défend ses intérêts ? Deux Jeanne pardi –voire trois- ! A l’orée du XIVème siècle, trois Jeanne voient le jour et ne vont pas se gêner pour taper dans les gamelles de l’Histoire… Si l’une, Jeanne la Tigresse (1300/1359), va déployer une vendetta féroce sur la mer jolie, les deux autres, Jeanne la Flamme (1295/1374) et Jeanne la Boiteuse (1324/1384), vont s’affronter avec détermination dans la conquête du duché de Bretagne au fil de ce qui portera bientôt le nom de la Guerre des... [Lire la suite]
05 novembre 2017

La Ferme de Joséphine, du fromage de chèvre, des mini cannelés au chèvre, au chorizo et à la marjolaine

Quitter le bourg de Sizun en direction de Commana, prendre la route en pente douce vers Launay et s’arrêter lorsqu’on entend chantonner joliment l’Elorn au creux de la vallée. Entre l’austère four à pain d'hier qui tente d’échapper aux herbes folles et le salon de jardin rose tyrien et gris anthracite, se trouve la Ferme de Joséphine. Entre une Arche de Noé et un inventaire à la Prévert, on trouve depuis quelques mois au Launay un joyeux troupeau de biquettes dont les élégantes chèvres des fossés –race bretonne sauvée de l’oubli,... [Lire la suite]

01 novembre 2017

Le beurre et l'argent du beurre...

En ces temps troublés de disette beurrière, on constate de profondes modifications de l’attitude des consommateurs, démunis, les bras ballants devant les rayonnages vides des grandes surfaces. On s’encourage d’un regard –lourd de sens-, on ose même se parler reconnaissant en autrui un authentique compagnon de galère, une autre victime expiatoire sur l’autel de la grande consommation, on partage son désarroi sur les réseaux sociaux à grand renfort de photographies angoissantes de rayons vides… Des informations circulent sous cape : «... [Lire la suite]
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29 octobre 2017

Des simples pommes de terre rôties aux herbes de l'Arrée pour une Alouette comme une étoile filante...

« Dans les tourbières, Dans les bruyères, Vont les damnés. Vaines prières, Des cimetières De conjurés…   Des âmes pleurent, Des espoirs meurent Dans le néant. Des morts se leurrent, D’autres effleurent L’enfer béant ! Toute tristesse Devient détresse Dans les marais. Nulle tendresse, Nulle caresse N’y fut jamais. (…) Mon cœur s’abuse, Mon esprit s’use Et chaque soir Plus je m’accuse, Plus je m’excuse D’un grand espoir." (Le Chant des Marais, Fañch Abgrall) Il était une fois -en 1906 pour être... [Lire la suite]
24 octobre 2017

Une petite douceur pour l'Ankou: flan pâtissier aux pommes confites caramélisées

« L’Ankou est l’ouvrier de la mort (oberour ar maro). Le dernier mort de l’année, dans chaque paroisse, devient l’Ankou de cette paroisse pour l’année suivante. Quand il y a eu, dans l’année, plus de décès que d’habitude, on dit en parlant de l’Ankou en fonction: - War ma fé, heman zo eun Anko drouk. (Sur ma foi, celui-ci est un Ankou méchant.) On dépeint l’Ankou, tantôt comme un homme très grand et très maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d’un large feutre; tantôt sous la forme d’un squelette drapé d’un... [Lire la suite]
21 octobre 2017

Vefa de Saint-Pierre, aventurière sans complexe, et sauté de boeuf Black Angus, baselle et baie de passion

Née en 1872, dans ce qu’on appellera longtemps les Côtes-du-Nord (désormais les  touristico-compatibles Côtes d’Armor), la comtesse Geneviève de Méhérenc de Saint-Pierre, dite Véfa, regrette amèrement dès l’enfance de n’être pas un garçon pour embrasser l’aventureuse carrière d’officier de marine. Ça commence donc mal. Comme cette jeune aristocrate refuse le joug du mariage, elle prendra sous le nom de Sœur Paul-Augustin l’habit de la communauté oblate pendant quinze ans, sans jamais prononcer ses vœux perpétuels. Elle court... [Lire la suite]