30 octobre 2016

Partager sa table avec l'Ankou: boulettes de porc à la butternut et aux épices douces...

« Ceci se passait au temps où les riches n’étaient pas trop fiers et savaient user de leur richesse pour donner quelquefois un peu de bonheur au pauvre monde. En vérité, ceci est passé depuis bien longtemps. Laou ar Braz était le plus grand propriétaire paysan qui fût à Pleyber-Christ. Quand on tuait chez lui soit un cochon, soit une vache, c’était toujours un samedi. Le lendemain, dimanche, Laou venait au bourg, à la messe matinale. La messe terminée, (…) comme on dit, il « montait sur la croix. » — Ça ! disait-il, le plus... [Lire la suite]

30 octobre 2016

Gâteau moelleux à la pulpe de courge, farine de noisette et épices douces pour régaler les âmes désolées et ectoplasmes hululant

 « La Bretagne est avant toute chose le pays de la Mort. Les morts y vivent avec les vivants dans une étroite intimité, ils sont mêlés à leur vie de toutes les heures ; les âmes ne restent point enfermées dans les tombes des cimetières ; elles errent la nuit par les grandes routes et les sentiers déserts ; elles hantent les champs et les landes, pressées comme les brins d’herbe d’une prairie ou les grains de sable de la grève. Elles reviennent aux maisons où habitaient autrefois les corps qu’elles animaient ; elles... [Lire la suite]
23 mars 2016

L'Ankou, la Gabelle et un filet mignon salé, séché aux épices

   « L’Ankou a deux pourvoyeuses principales qui sont : 1° La Peste (ar Vossen) ; 2° La Disette (ar Gernès, c’est-à-dire la Cherté).   Autrefois, il en avait une troisième : la Gabelle (ann Deok holen, le droit du sel). Mais celle-ci, la duchesse Anne en a purgé le monde. La duchesse Anne demeurait au château du Korrec, en Kerfot. Un jour, son mari lui dit : — La réunion des États va avoir lieu, il faut que je m’y rende. — Prenez garde à ce que vous y ferez. Surtout, n’imposez pas de nouvelles charges à la... [Lire la suite]