20 février 2019

La Java Bleue, le blues de Fréhel et une salade d’hiver endive, poireau et orange sanguine

« Quand j’ai trop le cafard, je change d’époque, confie Tania, prostituée fanée et femme usée, à son ami de Pépé le Moko dans le film éponyme de Jean Duvivier (1936). Je pense à ma jeunesse, je regarde ma vieille photo et je me dis que je suis devant la glace. Je remets un de mes anciens disques du temps où j’avais tant de succès à la Scala, boulevard de Strasbourg. Je paraissais en scène dans un décor champêtre avec un projecteur rouge braqué sur mon visage pâle… et je chantais… » C’est Fréhel qui prête son corps... [Lire la suite]

20 juin 2018

Rose Héré, une héroïne ouessantine, et une soupe de congre au vin rouge pour un cargo pinardier en péril

Voie maritime délicate, le rail d’Ouessant est une portion étranglée d’autoroute de la mer au trafic extrêmement dense, ce qui, si l’on prend en compte des paramètres antédiluviens, -comme par la proximité d’une côte acérée, des conditions météorologiques qu’on qualifiera pudiquement de versatiles-, combinés à des impératifs de rentabilité très ancrés dans notre temps rend les conditions de navigation parfois périlleuses… La liste est bien (trop) longue des accidents dramatiques ayant défiguré cette côte nord du Finistère qui voit... [Lire la suite]
01 mars 2018

Grands froids d'autrefois et une soupe aux légumes, au blé noir et au lard comme un kig ha farz

Les anciens du Gouezou gardent un souvenir cuisant des hivers très rigoureux de leur enfance. Dans les années cinquante, les seules « chaussures » pour aller à l’école étaient des sabots de bois ou « botoù koad » dont talons et semelles étaient cloutés pour retarder l’usure. Les femmes et les enfants portaient des chaussons dans leurs sabots. En revanche, la plupart des hommes ne les garnissaient que de paille ou de foin pour protéger leurs pieds nus. Les grands froids leur valaient d’autres misères, notamment à la gent féminine.... [Lire la suite]