11 octobre 2018

Le lièvre diabolique, le mécréant et un velouté pomme, céleri et châtaigne à la saucisse grillée et à la noisette

Alors que les jours raccourcissent inexorablement, volant chaque soir, chipant chaque matin des minutes au soleil pour nourrir la nuit, les forêts s’empourprent, les fougères roussissent, les châtaignes, les noisettes et les pommes se précipitent sur le sol : les austères monts d’Arrée frissonnent, se recroquevillent doucement pour entrer dans les mois noirs –miz du- qui alimentent les contes les plus effrayants. Le soir, on est tenté par une flambée crépitante qui ensoleille les maisons plongées dans la nuit : famille, amis,... [Lire la suite]

02 octobre 2018

Le portezer, la fille du meunier, le froment et les crêpes de Sizun: beurre de pomme au citron et au gingembre

« Un den evurus betek e zaou veud Zo dindan roched pep portezer bleud. ’Vel-se oa, pe dost, lavar kozh gwechall, Mar na blij ket deoc’h… gwiskit-eñ ’hent-all ! » (Gabriel Le Febvre, 1863-1927) Un homme parfaitement heureux / se cache sous chaque chemise de garçon meunier / c'est ce qu'on disait dans le temps du moins / si vous n'y croyez pas, enfilez-en une … Il y a bien longtemps, Lann naquit à la saint-Michel, un jour d’automne, un jour de bruine et de brume aux puissants parfums d’humus et de pommes, alors que... [Lire la suite]
09 septembre 2018

Satori en Arrée pour Jack Kerouac: pour une terrine de foie de boeuf aux pommes, aux épices douces et au lambig

En 1727, un certain Urbain François Le Bihan de Kervoac boucle ses malles, quitte Huelgoat en diligence et en catimini pour Brest et met les voiles pour la Nouvelle France, sans un regard dans le rétroviseur. La nostalgie, puissante, ce sera pour sa descendance… Regardons la galerie de portraits de ses ascendants… Son arrière-arrière-grand-père s’appelait Henri Le Bihan, notaire à Lanmeur. Quant à son arrière grand- père Auffroy (1618-1662), il avait fait un riche mariage à Morlaix et prospéré dans le commerce des toiles. Son... [Lire la suite]
03 mars 2018

Sérusier, le sens de la vie, aumônières de crêpes à la noisette, à la pomme et au caramel...

« Presque au dévaler du lugubre Menez Mikël, vous tombez dans le chaos, naguère encore vierge, du Huelgoat, -un chaos harmonieux, riant, saturé de senteurs sylvestres, sonore du concert des cascades au milieu des amoncellements de blocs moussus, séjour favori des plus attachantes fictions du naturalisme celtique avant que les cornes des automobiles n’en eussent chassé les dieux. Toute la Bretagne intérieure, d’accès parfois si rébarbatif, est pleine de ces surprises enchantées. » (Anatole Le Braz) La vocation... [Lire la suite]
18 novembre 2017

La jolie tarte InnerMoon, musicale et gourmande, aux pommes et au romarin!

Il y a des rencontres… improbables. Il y a des fusions… à l’unisson. Il y a des projets… passionnés. Avancer. Mettre un pied devant l’autre. Comme les paroles rencontrent la musique, Mikaela et Gildas se sont croisés au pays de la chanson. Elle, la voix profonde et légère, ancrée des deux pieds nus dans le sol ; lui, caressant les cordes de sa guitare des ongles et de la pulpe des doigts. De cette fusion musicale est né à l’unisson InnerMoon, un étonnant duo au répertoire vibrant, de couplets en refrains, de reprises en... [Lire la suite]
22 septembre 2017

Le pain des juloded oubliés, aux graines de lin, au jus de pomme, aux pommes et à la cardamome

Jusqu’au XVIIIème siècle, les paysans-marchands de toile du pays Chelgen –pays traditionnel autour de la ville de Landivisiau et allant de Landerneau à Morlaix, avec une limite sud correspondant au versant nord des Monts d'Arrée-, qu'on appelle juloded , servaient d'intermédiaires entre les tisserands et paysans-tisserands de leur terroir et les négociants établis à Landerneau et à Morlaix, qui se chargeaient d'expédier les crées. Ces marchands se distinguaient de leurs homologues bretons et français par le fait qu'ils résidaient à... [Lire la suite]

19 septembre 2017

Brownie aux pommes Germaine de Brasparts et au caramel pour le pays des enclos

Les derniers camping-caristes de la saison traversent les Monts d’Arrée, les touristes aux tempes argentées ont remplacé les vacanciers qui arpentaient en famille en juillet et en août les pentes du Mont Saint-Michel-de-Brasparts. Les vététistes et cavaliers du week-end sillonnent les landes qui roussissent déjà… Les paniers des glaneurs se remplissent de champignons et de noisettes. L’automne toque sur les crêtes de l’Arrée entre bruyère violine et fougères fauves. L’énigmatique femme serpent –mi fée, mi-sirène- de la porte... [Lire la suite]
17 septembre 2017

Les moules de l'Aber Wrac'h aux oignons de Roscoff, au cidre et aux pommes du Gouezou à partager avec le diable...

« La foi au diable est l'envers de la foi en Dieu. L'une prouve l'autre. Qui ne croit pas un peu au diable ne croit pas beaucoup en Dieu. Qui croit au soleil doit croire à l'ombre. Le diable est la nuit de Dieu. Qu'est-ce que la nuit ? La preuve du jour. » (L'Homme qui rit, Victor Hugo, 1869) En Bretagne, le Diable a souvent affaire à plus retors que lui… Il était une fois, il y a bien longtemps, un vieil homme, Maître Uguen, meunier de son état au village de Prat Paol à Plouguerneau. Sage, roué mais usé par les années,... [Lire la suite]
27 août 2017

La pomme, fruit universel. Crème glacée aux pommes caramélisées...

La pomme a longtemps été considérée comme un fruit vulgaire et populaire : on la croque bruyamment, on la mâche énergiquement et elle coupe la faim durablement alors que la poire, sensuelle, tendre et fragile, qu’on garde pour la soif comme chacun sait, fond en bouche avec élégance… Tandis qu’on glisse une pomme voyageuse négligemment dans sa poche, qu’on la lustre sur sa manche et qu’on la croque sans vergogne ni façon au fil d’une balade dans un chemin creux, on pèle à table la poire fondante avec des précautions d’orfèvre et... [Lire la suite]
16 octobre 2016

Saint-Jacques laquées à la gelée de pomme, Germaine de Brasparts rôties et cannelle de Ceylan

      Depuis l'Antiquité, on portait des coquillages pour se préserver de la sorcellerie, du mauvais sort et de toutes sortes de maladies. L'iconographie chrétienne de la coquille n'apparaît que bien plus tard, avec le culte voué à saint Jacques en ce début du Moyen Âge. Sans doute pour des raisons symboliques, la coquille s'est imposée comme attribut de l'apôtre et a donc pris le nom de saint Jacques. Petit à petit, cousue sur le chapeau, sur le sac ou sur le manteau, elle va devenir l'emblème, non seulement des... [Lire la suite]