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Le calendrier chinois actuel est à peu de chose près celui qui fut instauré en -104 par l’empereur Wudi de la dynastie Han. D’autres calendriers existèrent auparavant, faisant débuter l’année à des dates différentes.

Chaque année chinoise est associée à un des douze signes du zodiaque chinois, associés aux 12 rameaux terrestres du cycle sexagésimal, qui se succèdent dans un ordre cyclique : rat, bœuf (ou buffle), tigre, lapin (ou lièvre, mais chat pour les Vietnamiens), dragon, serpent, cheval, chèvre, singe, coq, chien, cochon. Chaque année est également associée à un des cinq éléments : métal, eau, bois, feu, terre. Donc cette année, place au cheval… de bois.

Fêtons donc le nouvel an du calendrier chinois avec une spécialité sino-réunio-mauricienne, le bol renversé, un plat populaire, parfumé, riches en légumes et facile à réaliser !

 

Pour trois bols renversés :

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250g de riz basmati

Un blanc de poulet

2 carottes

1 gros oignon

125g de champignons en mélange : champignons noirs et de champignons parfumés (shitaké) secs et de champignons de Paris frais… Au choix !

200g de « brèdes », c’est-à-dire de verdure. On peut utiliser des légumes de saison : chou de Chine, chou frisé, endives, brèdes chouchou,… Bref, ce qu’on a sous la main !

Une poignée de pousses de soja fraîches

Deux saucisses chinoises (on en trouve dans les magasins de produits d’outre-mer comme par exemple La Caverne d’Ali Miam Miam sur Landivisiau)

Des gambas (deux à trois par bol)

3 gousses d'ail hachées

 3 cuillères à soupe de sauce de soja

2 cuillères à soupe de sauce aux huîtres

1 cuillère à soupe de sauce nuoc mam (on trouve ces trois sauces [soja, huître et nuoc mam] dans les magasins de produits dits exotiques)

2 cuillères à soupe de vin blanc sec (par exemple du vin de Cilaos ou du Muscadet)

2 c.à s. d'amidon de maïs

Un petit bouquet de ciboulette

Un petit bouquet de coriandre

3 œufs (1 œuf par personne)

2 cuillères à soupe d'huile neutre (arachide, tournesol, etc.)

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Couper les carottes en rondelles. Emincer les oignons, les champignons frais et les brèdes. Piler l’ail au mortier. Réhydrater les champignons secs dans un bol d’eau chaude.

Émincer le poulet et les saucisses. Décortiquer les gambas (et ne conserver que la queue).

Dans un petit bol, diluer la fécule de maïs avec les sauces et le vin blanc.

Dans un wok, faire revenir les oignons, ajouter les carottes, puis les brèdes. Couvrir et laisser cuire une dizaine de minutes (il faut que les légumes conservent un certain croquant). Ôter le couvercle et laisser sur feu doux.

Placer le riz dans une casserole et recouvrir du double en volume d’eau. Ne pas saler. Laisser cuire à feu doux jusqu’à ce l’eau ait été entièrement absorbée par le riz.

Dans une poêle, faire revenir les champignons frais, puis les champignons réhydratés égouttés. Les ajouter aux légumes. Dans la même poêle, faire revenir le poulet et la saucisse. Ajouter aux légumes dans le wok. Faire sauter les gambas et les ajouter au wok.

Verser le mélange sauces, vin blanc et fécule et laisser épaissir une minute. Bien mélanger.

Dans la poêle, faire cuire chaque œuf sur le plat, en tournant l’œuf à mi-cuit (opération un peu délicate. Si l’œuf a tendance à coller un peu –et comme il faut le laisser coulant et donc ne pas le crever), poser la poêle sur un emplacement froid (plaque en marbre, paillasse d’évier, etc.) et il se décollera tout seul). Faire cuire les œufs l’un après l’autre.

Procéder au montage : au fond de chaque bol, placer délicatement un œuf, recouvrir d’une couche de mélange légumes, viandes, gambas, puis recouvrir d’une belle couche de riz. Ne pas trop tasser (pour ne pas écraser l’œuf).

Poser une assiette sur chaque bol et servir.

Devant chaque convive médusé, retourner le bol sur l’assiette et démouler. Servir à part dans des petits ramequins la ciboulette et la coriandre ciselées. Servir avec un vin blanc de Cilaos, un étonnant vin réunionnais auquel on ne s’attend pas forcément sous les cocotiers…

Après avoir longtemps produit un « vin qui rend fou » à partir de cépage Isabelle introduit dans l’île en 1665, la coopérative du vin de Cilaos développe depuis 1996 ces recherches œnologiques. Résultats, aujourd’hui, ce vin de terroir est reconnu à travers la labellisation « vin de pays ». Elle produit depuis 2007, 30 000 bouteilles par an d’un vin haut de gamme à partir de cépages tels que les Chenin, Gros Manseng, Malbec, Pinot noir, Syrah, Gamey, ou Verdelho sur le plus haut vignoble de France mais aussi l’un des plus petits avec ses 13 hectares. Le terrain volcanique donne au produit son caractère minéral mais la géographie accidentée et le climat tropical ne permettent pas d’attendre de gros rendements. C’est donc sur la qualité que misent les vignerons.

Bol renversé et vin de Cilaos : étonnant et délicieux, évidemment ! Bonne année ! Bloavezh mat !

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