GOUEZOU

04 septembre 2017

Gouezou, c'est quoi? c'est où?

  Aux portes des monts d’Arrée et du Parc Régional d'Armorique, au cœur du circuit des enclos paroissiaux, à la croisée des chemins de randonnées pédestres et équestres, à cinq minutes de la Ferme Equestre Randoloisir et des compétitions d'Extrem race, à vingt minutes des "Vieilles charrues" de Carhaix, à une demi-heure des fêtes maritimes "Temps fêtes" de Douarnenez et des "Tonnerres" de Brest, à trois-quart d'heure du festival du "Bout du Monde" de Crozon, à une demi-heure de voiture et une heure de bateau du... [Lire la suite]

22 septembre 2017

Le pain des judoled oubliés, aux graines de lin, au jus de pomme, aux pommes et à la cardamome

Jusqu’au XVIIIème siècle, les paysans-marchands de toile du pays Chelgen –pays traditionnel autour de la ville de Landivisiau et allant de Landerneau à Morlaix, avec une limite sud correspondant au versant nord des Monts d'Arrée-, qu'on appelle juloded , servaient d'intermédiaires entre les tisserands et paysans-tisserands de leur terroir et les négociants établis à Landerneau et à Morlaix, qui se chargeaient d'expédier les crées. Ces marchands se distinguaient de leurs homologues bretons et français par le fait qu'ils résidaient à... [Lire la suite]
19 septembre 2017

Brownie aux pommes Germaine de Brasparts et au caramel pour le pays des enclos

Les derniers camping-caristes de la saison traversent les Monts d’Arrée, les touristes aux tempes argentées ont remplacé les vacanciers qui arpentaient en famille en juillet et en août les pentes du Mont Saint-Michel-de-Brasparts. Les vététistes et cavaliers du week-end sillonnent les landes qui roussissent déjà… Les paniers des glaneurs se remplissent de champignons et de noisettes. L’automne toque sur les crêtes de l’Arrée entre bruyère violine et fougères fauves. L’énigmatique femme serpent –mi fée, mi-sirène- de la porte... [Lire la suite]
17 septembre 2017

Les moules de l'Aber Wrac'h aux oignons de Roscoff, au cidre et aux pommes du Gouezou à partager avec le diable...

« La foi au diable est l'envers de la foi en Dieu. L'une prouve l'autre. Qui ne croit pas un peu au diable ne croit pas beaucoup en Dieu. Qui croit au soleil doit croire à l'ombre. Le diable est la nuit de Dieu. Qu'est-ce que la nuit ? La preuve du jour. » (L'Homme qui rit, Victor Hugo, 1869) En Bretagne, le Diable a souvent affaire à plus retors que lui… Il était une fois, il y a bien longtemps, un vieil homme, Maître Uguen, meunier de son état au village de Prat Paol à Plouguerneau. Sage, roué mais usé par les années,... [Lire la suite]
17 septembre 2017

Prestige et ensorcellement des crêtes de l'Arrée, cheesecake aux herbes des landes et tomates confites

Les landes de l’Arrée sont « le pays de prédilection de l’ajonc, du genêt, de la bruyère, du thym et de toute la minuscule flore aromatique des terres pauvres. » A ceux qui pensent qu’elles sont stériles, Anatole Le Bras, dans La Bretagne (1928), rétorque par la profusion et l’exubérance : "A la saison tiède, l’atmosphère est saturée de subtils arômes qu’elles exhalent, de ces « odeurs fines » si vantées par les auteurs de nos chansons populaires et qui sont proprement le parfum de la Bretagne, l’essence... [Lire la suite]
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16 septembre 2017

Immensité de l'aube, Arrée et panna cotta noisettes torréfiées aux pommes confites

Dans son anthologie littéraire La Bretagne (1828), Anatole Le Braz explique que cette terre n’est pas seulement maritime, mais qu’elle est aussi montagneuse. Si, si. « Montagnes ? Le titre paraîtra sans doute prétentieux, appliqué à des hauteurs dont la plus considérable –celle du Menez Mikel, entre Braspartz et Sizun- n’atteint pas quatre cents mètres. » Aux mots d’Anatole Le Braz pour qui « aux premiers âges du monde l’alpe bretonne ne le cédait à aucune autre pour l’audace des proportions ni pour la... [Lire la suite]

05 septembre 2017

Matin des Arbres, moelleux noisettes et fruits des bois.

Malmenée par les hommes, dévorée par les villes, grignotée par les champs, la forêt développe une force tranquille, une résistance languide. Quand on progresse dans la vieille forêt, quand on écrase sous ses bottes des branchages, des brindilles et des feuilles perdues par les arbres, les chênes centenaires, les hêtres longilignes, quand on a le visage caressé ou battu par les mousses ruisselantes, on se trouve dans un univers intermédiaire, dans quelque chose où tout existe fortement, où rien n’est illusion, mais, en même temps, on... [Lire la suite]
05 septembre 2017

Jouer avec la poire. Confiture de poire au girofle de Virginie

La poire, séductrice pulpeuse, fondante et parfumée, manipule subtilement son petit monde et, mutine, s’invite avec esprit au cœur des aphorismes, donc de notre quotidien. Lorsque l’on est prudent, on garde une poire pour la soif, alors qu’on est profondément gentil et naïf, on est une bonne poire. Par ailleurs, entre la poire et le fromage, au dessert, à la fin du repas, s’ouvre un moment de liberté où l’on parle franchement mais quand la poire n'est pas mûre, c’est qu’une opportunité se fait attendre. Enfin, quand on fait sa... [Lire la suite]
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04 septembre 2017

Jambon de boeuf façon gravlax... Quand la gastronomie s'amuse avec les beaux produits!

Si pour le philosophe Théodore Zeldin, « la gastronomie est l'art d'utiliser la nourriture pour créer le bonheur », elle doit s’appuyer sur de solides alliés inspirés que sont les producteurs sans lesquels rien n’est possible … La curiosité de l'homme gourmet n'a pas seulement raison d'avoir pour objet l'étude du rapport entre sa bouche et son ventre, ou celle saisissante entre les forces de la nature et celles d'un fourneau ; elle est plus excitée encore par le spectacle de l'assiette laissé au sens le plus perfide... [Lire la suite]
27 août 2017

La pomme, fruit universel. Crème glacée aux pommes caramélisées...

La pomme a longtemps été considérée comme un fruit vulgaire et populaire : on la croque bruyamment, on la mâche énergiquement et elle coupe la faim durablement alors que la poire, sensuelle, tendre et fragile, qu’on garde pour la soif comme chacun sait, fond en bouche avec élégance… Tandis qu’on glisse une pomme voyageuse négligemment dans sa poche, qu’on la lustre sur sa manche et qu’on la croque sans vergogne ni façon au fil d’une balade dans un chemin creux, on pèle à table la poire fondante avec des précautions d’orfèvre et... [Lire la suite]