GOUEZOU

04 mars 2019

Gouezou, c'est quoi? c'est où?

Gouezou: c'est quoi? c'est où? et surtout: comment ça fonctionne? Tout d'abord, ce que ce n'est pas: ni une auberge, ni un restaurant, ni un gîte, ni un café, ni un salon de thé... Aux portes des monts d’Arrée et du Parc Régional d'Armorique, au cœur du circuit des enclos paroissiaux, à la croisée des chemins de randonnées pédestres et équestres, à cinq secondes du Cab'Arrée et des soirées musicales éclectiques, à cinq minutes de la Ferme Equestre Randoloisir et des compétitions d'Extrem race, à vingt minutes des "Vieilles... [Lire la suite]

04 août 2019

"Petit Cabinet de Curiosités Bretonnes: Histoires & Gourmandises" au Gouezou !

  Autour de nous, partout à perte de vue, un tableau vivant et singulier, changeant et magnifique, l’espace infini, l’horizon bleu des lacs placides, l’horizon vert de la terre, la mosaïque des champs ourlés de talus, les crêtes brunes de l’Arrée, les nuages, le soleil, l’air, la liberté, les oiseaux envolés à tire d'ailes: il suffit de hisser ses propres voiles pour embarquer en pays d'histoires et de gourmandises, planer avec les fées sur le camaïeu glazik de l’Arrée... Mille mercis à Xavier pour ses vidéos magiques, à... [Lire la suite]
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15 mars 2019

Le conte des amoureux de Brennilis, de Grand-père Fanch et de l’enfant qui se joua du diable. Et un cheesecake rhubarbe toffee

« Rien de plus rigide, de plus ingrat que le dur manteau de pierre de l'Arêz. Et pourtant que de petites arcadies virgiliennes secrètement nichées dans les cassures de ses plis ! Presque au dévaler du lugubre Menez- Mikel, vous tombez dans le chaos... du Huelgoat, un chaos harmonieux, riant, saturé de senteurs sylvestres, sonore du concert des cascades, au milieu des amoncellements de blocs énormes. (…) Le monotone plateau léonnais déroule sa nudité austère, dominée par de hautes flèches d'églises au profil impérieux, et ses rivages... [Lire la suite]
12 mars 2019

Naïg Rozmor, Bretonne du monde en poésie; et des crevettes caramélisées aux épices douces et à la menthe bergamote

Mais qu’est-ce que la poésie, cet étrange objet littéraire, savant ou populaire, déclamé ou murmuré, dit ou chanté ? C’est peut-être Naïg Rozmor qui en parle le mieux et en esquisse un portrait sensible, à la façon de Pour Faire le Portrait d’Un oiseau de Prévert : « La poésie, il faut la mettre en condition. Il faut l'encourager pour qu'elle s'ancre. Elle flotte dans l'univers, il y a une force mystérieuse qui anime tout ça. Elle vit en nous, autour de nous, alors on ouvre une lucarne, on la saisit. Il ne faut pas la laisser... [Lire la suite]
28 février 2019

La faim, l'éloge de la politesse et la bouillie de blé noir bien beurrée

A la plume de Voltaire qui déplorait « On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres » s’est jointe celle d’Hugo : « La question est dans ceux qui souffrent, dans ceux qui ont froid et qui ont faim. La question est là. ». Lorsqu’on prend le temps d’écouter les plus vieux parmi les anciens des Monts d’Arrée, lorsqu’on laisse dérouler librement leurs mots comme une pelote de laine qui court sur le sol, on finit toujours par entendre parler de nourriture.... [Lire la suite]
27 février 2019

Les petites princesses des quatre saisons et un velouté de butternut aux flageolets

« Tout vient à point à qui sait attendre » a dit sentencieusement Mayonne hier aux petits-enfants attablés pour le goûter, chacun garnissant les larges crêpes dorées des confitures des fruits rouges de l’été, les engloutissant sans façon mais se languissant des fraises du printemps. Seuls le calendrier et Mayonne disent que c’est encore l’hiver… a ronchonné l’un des galopins. Mayonne, sourcils froncés, penchée sur son ouvrage, à ravauder auprès du feu ou à sarcler au potager, émaille souvent ses propos d’aphorismes... [Lire la suite]
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27 février 2019

Les chimères de Keremma, le phalanstère de Louis et d'Emma et un farz buan noir aux oignons caramélisés

« Aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. » affirmait Oscar Wilde. Longeant la baie de Goulven vers l’Est en direction de Plouescat, le visiteur ne peut qu’être éminemment surpris par le changement brutal d’architecture, qui d’habitats traditionnels et modestes d’ardoise et de granit passe soudain à une étonnante prolifération de manoirs bourgeois dans un vaste parc boisé et fleuri avant que les dunes, la lande et les penty reprennent leurs droits quelques kilomètres plus loin alors... [Lire la suite]
26 février 2019

Premier tour du monde pedibus cum jambis, un breton polyglotte et du filet de boeuf mariné à l'orange sanguine confite

« Avec ses quatre dromadaires Don Pedro d’Alfaroubeira Courut le monde et l’admira. Il fit ce que je voudrais faire Si j’avais quatre dromadaires.» (Apollinaire) Sur les terres et sur les mers, à pied, à cheval, à dos d’éléphant ou de dromadaire, en galion ou en charrette, le jeune breton Pierre Malherbe courut le vaste monde au couchant du XVIème siècle, non pour la gloire ou la renommée mais bien pour des raisons originellement plus bassement mercantiles. On sait toutefois aussi que ce vaste monde, il l’admira profondément... [Lire la suite]
23 février 2019

Le pesto à l'ail triquètre miraculeux de Saint-Goulven et au citron confit

Au XIXème siècle se succèdent sur les routes de Bretagne une foule de lettrés romantiques attirés, comme des papillons de nuit autour d’un lampion, par l’architecture -notamment religieuse, providentiel retour en grâce postrévolutionnaire- érigée sur le socle granitique armoricain. Peintres et écrivains contribuent ainsi à l'élaboration d'une image de la Bretagne médiévale au cours des années 1830. Leurs récits de voyage donnent naissance à une thématique bretonne où le Moyen Âge tient une place importante. Ces parcours bretons... [Lire la suite]
20 février 2019

La Java Bleue, le blues de Fréhel et une salade d’hiver endive, poireau et orange sanguine

« Quand j’ai trop le cafard, je change d’époque, confie Tania, prostituée fanée et femme usée, à son ami de Pépé le Moko dans le film éponyme de Jean Duvivier (1936). Je pense à ma jeunesse, je regarde ma vieille photo et je me dis que je suis devant la glace. Je remets un de mes anciens disques du temps où j’avais tant de succès à la Scala, boulevard de Strasbourg. Je paraissais en scène dans un décor champêtre avec un projecteur rouge braqué sur mon visage pâle… et je chantais… » C’est Fréhel qui prête son corps... [Lire la suite]