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L’origine de cette journée du 8 mars s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle.

La création d’une « Journée internationale des femmes » est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire.

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La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la « Journée internationale des femmes » est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, puis en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.

« Moi, par exemple, mon frère ne trayait les vaches qu'en cas de nécessité. Donc j'avais ça en plus, j'avais les vaches à traire, amener les bêtes aux champs... C'était souvent les femmes, les chercher, les surveiller.. Et mon frère, c'était le vrai travailleur pour le blé, les semences, la charrue, la charrette. » Parce que tu penses que toi, ce n'était pas du vrai travail ? « Ça n'a jamais été considéré comme du vrai travail. » Francine, née en 1923

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Éducation, travail, migrations, vie familiale… Depuis les années 1950, les conditions de vie des Bretonnes en milieu rural ont été bouleversées. Touchées par les grandes évolutions sociales et techniques des campagnes, elles voient également leur place et leur rôle changer, au travail comme chez elles.

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Pour en savoir davantage sur ces évolutions, les bénévoles de l’écomusée  des Moulins de Kerouat, sous la houlette d’Amélie Garrot-Hascoët chargée des recherches et des expositions de l'écomusée et la sociologue Anne Guillou , sont allés à la rencontre de trois générations d’habitantes des Monts d’Arrée. Des filles de cultivateurs inscrites à l’école ménagère aux jeunes femmes ayant fondé leur propre activité, elles témoignent d’une évolution profonde des modes de vie dans les Monts d’Arrée.

Âgées de 25 à 90 ans, natives des Monts d’Arrée ou nouvelles arrivantes, elles disent  dans  « Monts d’Arrée. Paroles de femmes » une histoire du territoire émouvante et riche en anecdotes, de l’arrivée de l’électricité à celle d’internet.  A lire, à relire, à offrir… A partager comme flan au caramel soyeux et généreux.

 

 

Pour un joli flan doré à partager avec une belle bande de joyeuses lichouses :

6 gros œufs du poulailler (deux entiers et quatre jaunes)

1 litre de lait entier bio et cru

140 gr de sucre de canne

75 gr de maïzena

Un quart de cuillère à café de graines de vanille Bourbon

4 cuillères à soupe de caramel au beurre salé

Une très généreuse noix de beurre demi-sel bio et cru

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Chauffer le lait dans une grande casserole à fond épais jusqu’à environ 80°.

Préchauffer le four sur 180°, chaleur tournante.

Dans le bol du robot-pâtissier équipé du fouet, placer les œufs, la vanille, le caramel et le sucre. Bien mélanger avant d’ajouter doucement la fécule puis, lorsque le mélange est homogène, le lait chaud en filet (mais non bouillant).

Verser la pâte dans la casserole et faire cuire la crème à feu en remuant sans cesse à la cuillère en bois.

Au bout d’une dizaine de minutes, la crème a épaissi (on obtient la consistance d’une crème pâtissière).

Beurrer un plat en porcelaine ou en terre. Verser la préparation et enfourner pour 45 mn.

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Après cuisson, laisser reposer au frais : le flan va prendre et se démoulera très facilement. Un délice tout simple et évident. Un peu comme l’égalité des hommes et des femmes au fond…