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En France, c'est le fabricant de briquets Flaminaire qui a l'idée, le premier en 1949, de créer une Fête des pères pour des raisons commerciales. Son directeur Marcel Quercia qui veut imposer son briquet au gaz dans l'hexagone, lance la Fête des pères en 1950, le troisième dimanche de juin, sur le modèle américain, avec le slogan « Nos papas nous l'ont dit, pour la fête des pères, ils désirent tous un Flaminaire ». La fête est officialisée par un décret de 1952 qui conserve la règle du troisième dimanche de juin. À cette occasion, un comité national de la fête des Pères est créé pour instaurer un prix récompensant les pères les plus méritants (les candidats étaient à l'origine désignés par les services sociaux des mairies) ; ce jour dédié aux pères fait ainsi écho à la Fête des mères, officialisée en France en 1928.

Il y a donc, chez chaque papa, un pyromane qui sommeille, la preuve en est des barbecues qui restent l’apanage des messieurs, autro-intronisés experts ès carbonisations carnées depuis la nuit de nos temps, alors que les mamans sont majoritairement aux fourneaux le reste de ce même temps. Voici donc une belle saucisse puissamment parfumée –façon tagine : échine de porc blanc de l’Ouest, miel, aillet, oignons nouveaux, coriandre fraîche, citron confit, cannelle, cumin, curcuma, anis vert, girofle, gingembre, poivre et piment- pour partager joyeusement de délicieuses grillades et une belle fête des pères !

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Pour une belle tablée bien décidée à fêter dignement les paternels :

1,5 kg d’échine de porc blanc de l’Ouest bio

500 gr de gorge de porc blanc de l’Ouest (ou du lard frais)

2 tomates

2 courgettes

1 poivron rouge

1 poivron jaune

Un gros bouquet de persil plat

Un gros bouquet de coriandre

4 gousses d’ail

½ citron confit à l’huile d’olive (c’est par ici http://gouezou.canalblog.com/archives/2014/04/02/29580348.html )

2 cuillères à café de piment en poudre (ou en saison un petit piment frais)

2 cuillères à café de paprika

4 cuillères à café d’épices à tagine

4 cuillères à soupe de boulgour ou de semoule

20 gr de sel de Guérande

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Découper la viande en fines lanières afin de la passer à la machine à hacher la viande. Monder et épépiner les tomates. De même, éplucher et couper en petits morceaux les courgettes, les tomates, les poivrons et les herbes (cela allège le travail du robot et facilite le moulinage manuel).

Placer le boyau à tremper dans de l'eau fraîche. Les boyaux sont souvent vendus embossés sur une forme en plastique, ce qui facilite leur manipulation car le produit est très fin, très long mais, qu’on se rassure, assez costaud heureusement.

Passer dans le hachoir la viande, la courgette, les tomates et les herbes. Ajouter alors au hachis l’assaisonnement et le boulgour (ou la semoule, qui aura pour fonction d’absorber et de conserver l’humidité des légumes pour une saucisse très moelleuse) puis bien mélanger le tout à la main pendant une dizaine de minutes pour un meilleur mélange certes, mais aussi pour chasser l’air de la masse. Attention aux épices qui colorent sans façon les mains ! Le port de gants est recommandé !

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Enlever le disque et le couteau du hachoir, garder évidemment la vis sans fin et mettre l'embout à saucisse en place.

Enfiler tout le boyau sur l'embout à saucisse laisser une petite dizaine de centimètres dépasser vers l'extérieur.

Maintenant, l’aventure commence…

Petit conseil pour gagner du temps, diviser la chair à saucisses en boulettes grossières de la taille du goulot du hachoir. Placer une première boulette, faire avancer la chair dans le mécanisme puis le bout du boyau. Arrêter la machine et nouer l’extrémité du boyau. Ensuite, il suffit de remettre en marche et d’intégrer toutes les boulettes. Sous le hachoir, dans un grand plat ou sur une planche, recueillir au fur et à mesure la saucisse en rond. On peut, en tournant tous les 15 à 20 cm le boyau rempli, réaliser les saucisses en chapelet, mais cette opération peut être faite après.

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Une fois toute la chair passée dans le boyau, faire un nouveau nœud, de clôture cette fois.

Ensuite, à l’aide d’une aiguille ou d’une fine brochette de bois, piquer la saucisse sur toute la longueur (un trou tous les centimètres) pour permettre de chasser l’air emprisonné et éventuellement l’excédent d’eau. Laisser son œuvre se reposer, le temps aux saveurs de se mêler.

On ne peut résister à cette gourmandise charcutière : la faire revenir un filet d’huile d’olive et la cuire à feu doux à cœur. L’accompagner de courgettes sautées à l’huile d’olive, au citron et au cumin ainsi d’un généreux plat de couscous au curcuma et à l’anis vert cuit à la vapeur… On peut également la glisser au barbecue une trentaine de minutes avec des pommes de terre nouvelles parfumées à l’origan, au thym citron, au romarin et au curcuma avec une belle huile d’olive. De la saucisse au barbecue et frites en quelque sorte, mais façon Cantine du Gouezou !

Cette saucisse se congèle également très bien.